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Mis à jour : il y a 16 min 2 sec

8 mars : journée internationale pour les droits des femmes

jeu, 22/02/2018 - 10:43

Les luttes féministes ont permis de conquérir des droits et de progresser vers l'égalité entre les femmes et les hommes.

Mais cette égalité est loin d'être effective.

Pour la FSU, la cause des femmes n'est ni secondaire, ni une opération de communication. Elle exige une volonté politique, des moyens humains comme financiers mais aussi des sanctions contre tous ceux qui ne respectent pas l'égalité professionnelle.

L'égalité entres les femmes et les hommes est incontournable : elle participe du progrès social.

La FSU condamne la précarité, la pauvreté et le chômage dont les femmes sont les principales victimes, durant leur vie active comme à la retraite. Elle demande au gouvernement de faire appliquer les lois en matière d'égalité professionnelle et d'y dédier les moyens nécessaires.

Les femmes représentent 62 % des agent-es.ont de la Fonction publique. La FSU dénonce les mesures comme le gel de la valeur du point d'indice ou le décalage du calendrier PPCR qui, au-delà de l'injustice qu'elles représentent pour l'ensemble des fonctionnaires, sont particulièrement préjudiciables aux femmes.

La FSU demande que tous les ministères et toutes les collectivités locales fassent preuve d'une politique volontariste et s'emparent réellement du protocole « égalité professionnelle » dans la Fonction publique du 8 mars 2013 pour remédier aux situations d'inégalité qui persistent.

Les violences sexistes et sexuelles au travail sont inacceptables et ont des impacts conséquents sur la santé physique et mentale des victimes et sur leur carrière professionnelle. Les dernières études révèlent que la Fonction publique n'est pas épargnée. La FSU exige un plan d'ampleur et des moyens humains et financiers fléchés pour lutter contre toutes les formes de violence.

Il est aussi urgent de mettre en place des dispositifs de prévention. La lutte contre les stéréotypes de genre toujours persistants dans les médias, à l'école, dans la vie publique et privée doit être un objectif prioritaire. Des modules de formations initiale et continue doivent être initiés pour l'ensemble des personnels.

Pour la FSU, la garantie de services publics pour toutes et tous sur l'ensemble des territoires, de la petite enfance à la perte d'autonomie est aussi un moyen pour accéder à l'émancipation des femmes et à l'égalité.

La FSU organise une journée nationale de réflexion et de débats sur la question de l'égalité professionnelle le 8 mars à Paris.

Elle appelle à participer à toutes les actions et mobilisations (rassemblement, débrayage, manifestions, grève....) qui auront lieu dans les régions.

En grève et dans les manifestations le 22 mars pour gagner

mer, 21/02/2018 - 13:16

La Fonction publique est à un tournant majeur, tant la poursuite de la dévalorisation des salaires associée à une remise en cause des fondements mêmes du statut sont en rupture avec le système solidaire auquel les fonctionnaires et la population sont attachés.

Une seule solution : organiser une riposte d'ampleur pour mettre en échec cette politique anti fonctionnaires, néfaste pour les personnels, néfaste pour la population.

La FSU appelle avec 7 autres organisations de la Fonction publique (CFTC, CGC, CGT, FAFP, FO, Solidaires) à une journée d'action jeudi 22 mars : Communiqué commun des organisations CFTC-CGC-CGT-FAFP-FO-FSU-SOLIDAIRES.

Après des années de baisse quasi ininterrompue du pouvoir d'achat, la paie du mois de janvier 2018 a marqué une nouvelle dégradation : voir ici (lien article salaires) Et l'inacceptable jour de carence s'applique depuis début janvier.
Á travers nos salaires, c'est aussi la place de nos métiers dans la société qui est déconsidérée.

Le 10 octobre, la grève n'a pas permis de gagner des avancées salariales, elle a cependant contraint le gouvernement à envisager un rendez-vous salarial au printemps. Si nous parvenons à créer le rapport de forces le 22 mars, nous pouvons le contraindre à convoquer tout de suite ce rendez vous salarial et à y venir avec des propositions concrètes de hausses des salaires.

L'enjeu de notre mobilisation sera aussi de démontrer à la population que ce qui se passe dans la Fonction publique est grave tant les changements envisagés sont profonds et touchent au modèle de société : Fonction publique, des inquiétudes qui se confirment.

Une grève massive et des manifestations nombreuses le 22 mars peuvent inverser le cours des choses. Toutes et tous en grève et dans la rue le 22 mars pour défendre la fonction publique que nous aimons et la reconnaissance de ses personnels !

Le 8 mars : journée internationale de convergence des luttes des femmes, d'ici et d'ailleurs

mer, 21/02/2018 - 13:16

Les luttes féministes ont permis de conquérir des droits et de faire progresser l'égalité entre les femmes et les hommes. Mais cette égalité est loin d'être effective.

Pour la FSU, la cause des femmes n'est ni secondaire, ni une opération de communication. Elle exige une volonté politique, des moyens humains comme financiers mais aussi la mise en œuvre de sanctions contre ceux qui ne respectent pas l'égalité professionnelle. L'égalité entre les femmes et les hommes est incontournable : elle participe du progrès social.

La FSU condamne la précarité, la pauvreté et le chômage dont les femmes sont les principales victimes, durant leur vie active comme à la retraite. Elle condamne les discriminations de toute nature et les violences dont les femmes sont victimes au travail.

La FSU demande en premier lieu au gouvernement de faire appliquer les lois existantes en matière d'égalité professionnelle et d'y dédier les moyens nécessaires.

Les femmes sont majoritaires dans la Fonction Publique, elles représentent 62% des agent-es.
Certaines mesures arbitrées comme le gel de la valeur du point d'indice ou le décalage du calendrier PPCR auront des impacts encore plus négatifs pour les femmes. D'autres envisagées, comme l'instauration d'une part variable au mérite dans la composition des salaires ou les suppressions de postes annoncées participeront aussi à augmenter les inégalités. La FSU dénonce ces mesures car, au-delà de l'injustice qu'elles représentent pour l'ensemble des fonctionnaires, elles sont des outils discriminants entre les femmes et les hommes. La FSU demande à ce que tous les ministères fassent preuve d'une politique volontariste pour l'égalité et s'empare réellement du protocole égalité signé en 2013. Si ce protocole a permis en partie d'objectiver les causes des inégalités dans la fonction publique, il est urgent qu'il soit aussi le support des actions de remédiations aux situations d'inégalité qui persistent.
Les violences sexistes et sexuelles au travail sont aussi des entraves importantes à l'égalité professionnelle au sens où elles ont des impacts conséquents sur la santé physique et mentale des victimes et sur leur carrière professionnelle. Et les dernières études (1) révèlent que la fonction publique n'est pas épargnée.
La FSU, engagée contre toute forme de violences, exige qu'un plan d'ampleur soit mis en œuvre et que des moyens humains et financiers soient fléchés pour lutter efficacement contre celles-ci.

Pour la FSU, il y a aussi une urgence à mettre en place des dispositifs de prévention : la lutte contre les stéréotypes de genre toujours persistants dans les médias, à l'école, tant dans la vie publique que privée doit être un objectif prioritaire. Des modules de formations initiale et continue doivent être initiés pour l'ensemble des personnels.

Pour la FSU, la garantie de services publics pour toutes et tous sur l'ensemble des territoires, de la petite enfance à la perte d'autonomie est aussi un moyen pour les femmes d'accéder à l'émancipation à l'égalité.

La FSU organise une journée nationale de réflexion et de débats sur la question de l'égalité professionnelle le 8 mars à Paris.
La FSU appelle, autour du 8 mars, à participer à toutes les actions et les mobilisations (rassemblement, débrayage, manifestions, grève....) qui auront lieu dans les régions.

(1) Notamment l'enquête « Violences et rapports de genre (VIRAGE) publiée par l'INED en 2017

22 mars : grève et manifestations dans la Fonction publique !

mer, 21/02/2018 - 10:48

Communiqué commun des organisations CFTC-CGC-CGT-FAFP-FO-FSU-Solidaires

A nouveau réunies le 21 février, les organisations CFTC, CGC, CGT, FAFP, FO, FSU et Solidaires ont fait le bilan des réunions bi latérales organisées par le Ministre. Les discussions ouvertes par le gouvernement sur le recours accru aux contractuels, les éléments de rémunération dont celui du mérite, une révision des instances de dialogue social…engagent de profondes remises en cause des missions publiques et une dégradation des conditions de travail des agent-es. C'est aussi une menace réelle contre le Statut Général des fonctionnaires et la fin possible d'une Fonction publique au service de l'intérêt général.

A l'inverse de ces orientations inquiétantes, et de celles contenues dans le programme Action publique 2022, la qualité des services publics à rendre aux usagers sur l'ensemble du territoire, la défense de l'intérêt général, nécessitent la création d'emplois qualifiés pérennes et de qualité, une plus grande reconnaissance du travail et des missions exercées par les agent-es, une amélioration significative de leurs salaires.

Pour les plus de 5 millions d'agents de la Fonction publique, après le report de PPCR et contrairement à ce qu'avait promis Emmanuel Macron lors de la campagne présidentielle, leur pouvoir d'achat continue de baisser du fait du gel de la valeur du point d'indice, du rétablissement de la journée de carence, de l'augmentation de la CSG avec une simple compensation et des retenues pour pension.

L'ouverture rapide de négociations est indispensable pour pouvoir rediscuter d'une augmentation réelle et significative des salaires de toutes et tous les agent-es de la Fonction publique, permettant une réelle reconnaissance de leur engagement professionnel quotidien qui contribue à la qualité des services publics, au développement du pays comme à la cohésion de la société.

C'est pour faire entendre ces légitimes revendications que les organisations CFTC, CGC, CGT, FAFP, FO, FSU et Solidaires appellent les agent-es à se mobiliser massivement le 22 mars.

Pour :

· Une négociation salariale immédiate pour le dégel de la valeur du point d'indice, le rattrapage des pertes subies et l'augmentation du pouvoir d'achat ;

· L'arrêt des suppressions d'emplois et les créations statutaires dans les nombreux services qui en ont besoin et non un plan destiné à accompagner de nouvelles et massives suppressions ;

· Un nouveau plan de titularisation des contractuel.le.s, de nouvelles mesures pour combattre la précarité et non pour favoriser son extension comme le préconise le gouvernement ;

· Des dispositions exigeantes pour faire respecter l'égalité professionnelle ;

· L'abrogation du jour de carence ;

· La défense et la pérennisation du système de retraite par répartition et des régimes particuliers ;

· La défense du statut général des fonctionnaires, et des statuts particuliers, qui permet déjà de répondre aux besoins de la population sur l'ensemble du territoire et qui garantit l'égalité entre les usagers.

Les organisations tiendront une conférence de presse le 27 février prochain à 11h00

Mineur⋅e⋅s isolé.e.s Pour une protection de l'enfance, immédiate, pleine et entière

mar, 20/02/2018 - 19:55

La mission bipartite (composée de ministères et de départements), nommée par le Premier ministre, a rendu son rapport sur la réforme du dispositif d'évaluation et d'accueil provisoire d'urgence des mineur⋅e⋅s isolé⋅e⋅s étranger⋅e⋅s.

Loin des considérations de protection de l'enfance, ce rapport confirme la vision purement budgétaire et technocratique qui semble animer les pouvoirs publics, n'utilisant même jamais le terme « enfant » lui préférant celui de « flux ».

Tout en décrivant deux scénarios possibles, ce rapport semble privilégier le transfert de compétences des missions d'évaluation et d'hébergement d'urgence des départements vers l'État, ce qui aboutirait à un régime discriminatoire à l'égard des jeunes exilé.e.s.

Nous nous opposons à ce transfert de compétences, les mineur⋅e⋅s isolé⋅e⋅s devant relever de la protection de l'enfance et être considéré⋅e⋅s avant tout comme des enfants et non comme des étranger⋅e⋅s.

Les dysfonctionnements actuels proviennent essentiellement d'un manque de moyens financiers et humains criant, avec pour conséquence des évaluations empreintes de suspicion, des mises à la rue brutales et/ou des conditions de prise en charge indignes.

Par ailleurs, sont prévues un certain nombre de préconisations communes aux deux scénarios particulièrement inquiétantes qui nous alertent sur les objectifs réels de cette réforme.

Ainsi, la notion « d'accueil provisoire d'urgence » semble disparaître au bénéfice d'une simple « mise à l'abri ».

La création d'un circuit court pour les jeunes manifestement mineur⋅e⋅s ou majeur⋅e⋅s interroge : qui va décider de « l'âge manifeste », sur quels critères objectifs et fiables et quel recours sera effectivement prévu ? Il est inacceptable de priver ainsi de nombreux jeunes d'un droit à une protection sans que leur situation n'ait même été examinée.

La question du maintien de la mise à l'abri des jeunes, en cas de recours contre la décision de non-lieu à assistance éducative, si elle est énoncée dans le rapport, n'est pas tranchée, alors que le maintien du jeune dans un lieu d'hébergement jusqu'à l'épuisement des voies de recours est l'unique moyen de voir respecté le droit au recours effectif qui doit être protégé conformément aux articles 6 et 13 de la Convention européenne des droits de l'Homme. La note ne traite d'ailleurs pas des conditions concrètes pour exercer ce recours, notamment quant à l'information donnée au jeune et l'accès à un avocat.

Enfin, sous prétexte de prévenir les réévaluations dont le chiffre n'est pas établi – de l'aveu de la mission elle-même –, un fichier national biométrique est proposé pour créer un système de reconnaissance des jeunes évalués majeurs, ce qui est inacceptable en termes de libertés individuelles. Les deniers publics employés à ce fichier, chiffré à hauteur de 5 millions d'euros, seraient mieux employés pour aider les départements à protéger dignement les jeunes.

Le socle commun proposé par la note, vient en réalité créer de véritables centres de tri, lieux d'hébergement spécifiques, où les jeunes seraient fichés, triés et évalués, sans garanties de pouvoir exercer leurs droits.

Au-delà de ce socle commun, le scénario imaginé par la mission concernant le transfert de compétences à l'État de la mise à l'abri et de l'évaluation, est totalement irréaliste et particulièrement dangereux.

Ainsi, les missions de mise en œuvre de l'évaluation de la minorité et de l'isolement pourraient être confiées au Préfet. La note prévoit que des agents des préfectures, en lien avec la police aux frontières, seraient chargés d'évaluer la véracité de la minorité et donneraient soit un avis conforme sur la minorité, soit une décision de refus de saisine du parquet, décision insusceptible de recours.

Ce scénario qui revient à laisser l'entier pouvoir aux préfectures de statuer sur la minorité, confirme nos inquiétudes quant au régime discriminatoire qui pourrait désormais s'appliquer pour ces mineur⋅e⋅s isolé⋅e⋅s étranger⋅e⋅s, les abandonnant à des centres de tri et laissés à disposition des préfectures pour mieux les éloigner, après des procédures d'évaluation alibi et des accompagnements socio-éducatifs inexistants.

Une telle réforme serait non seulement contraire aux principes et aux droits tels que définis par les conventions internationales, mais renverserait également tous les principes de protection de l'enfance du droit français.

Le gouvernement doit faire le choix du respect des droits des enfants en allouant des moyens supplémentaires aux services de la protection de l'enfance.

Signataires :

· ADMIE (Association pour la Défense des Mineurs Isolés Étrangers)

· AMIE Lyon (Accueil des Mineurs Isolés Étrangers)

· La CIMADE

· DEI-France (Défense des Enfants International)

· ENSEIGNANTS POUR LA PAIX

· FASTI (Fédération des Associations de Solidarité avec Tou⋅te⋅s les Immigré⋅e⋅s)

· FEDERATION SUD Éducation

· FCPE Nationale (Fédération des Conseils de Parents d'Élèves)

· FERC-CGT (Fédération de l'Éducation, de la Recherche et de la Culture)

· FSU (Fédération Syndicale Unitaire)

· GISTI (Groupement d'information et de soutien des immigré⋅e⋅s)

· LDH (Ligue des Droits de l'Homme)

· MEDECINS DU MONDE

· MRAP (Mouvement contre le Racisme et pour l'Amitié entre les Peuples)

· MELTING PASSES

· MIN'DE RIEN 86

· PARIS D'EXIL

· RESF (Réseau Éducation Sans Frontières)

· SAF (Syndicat des Avocats de France)

· SNPES-PJJ/FSU (Syndicat National des Personnels de l'Éducation et du Social -PJJ/FSU)

· SYNDICAT DE LA MAGISTRATURE

Parcoursup

mer, 14/02/2018 - 12:08

Depuis le 22 janvier 2018, la plateforme de préinscription et d'affectation des bachelier.e.s dans l'enseignement supérieur est accessible à tous les lycéen.ne.s de terminale. Censée améliorer le taux d'affectation et permettre l'abandon du recours au tirage au sort dans les filières en tension, cette plateforme qui remplace l'algorithme APB aura pour principale conséquence de généraliser la sélection dans la quasi-totalité des formations, d'imposer aux responsables des formations des procédures bureaucratiques.

Les attendus et les critères supplémentaires (CV, lettre de motivation) relèvent des techniques de l'entretien d'embauche. Cette sélection se fera au détriment des bacheliers qui n'auraient pas brillé dans le secondaire par manque de maturité, qui ont été orientés précocement dans un bac non conforme à leurs ambitions, et les moins sûrs d'eux qui, bien que diplômés du premier grade universitaire, se verront interdire l'accès aux formations de leur choix.

Pour aller plus loin, voir le dossier spécial du SNESUP-FSU sur cette réforme

Exemple de revalorisations salariales issues de PPCR

mer, 14/02/2018 - 12:04

a. Positive mais avec des insuffisances

BIATSS (texte à venir de Pierre Hébert)

(...)

PPCR, des avancées notables pour les PRAG-PRCE

La mise en place de PPCR pour les certifié.e.s et les agrégé.e.s constitue une revalorisation et de nettes améliorations pour les carrières des collègues.

Avec un rythme quasi unique d'avancement d'échelon, tous les collègues pourront avoir un déroulement de carrière sur au moins deux grades : classe normale et hors-classe. Dès cette année, un certain nombre de PRAG-PRCE bénéficieront de l'accès à la classe exceptionnelle. Ce nouveau grade, qui reconnaît enfin les années d'enseignements effectuées dans l'enseignement supérieur, est une vraie reconnaissance pour les PRAG-PRCE.

Deux campagnes de promotion sont organisées durant l'année scolaire 2017/2018, la première au titre de 2017, la deuxième au titre de 2018. C'est donc un nouveau débouché de carrière pour tou.te.s les certifié.e.s et agrégé.e.s. Le volume des promotions à la classe exceptionnelle sera porté en sept ans à 10 % de l'effectif de chaque corps (ce qui équivaut à plus de 40 % des effectifs actuellement en hors-classe), selon les étapes suivantes : 2,51 % par an de 2017 à 2019, puis 0,61 % par an de 2020 à 2023. Autre nouveauté, la refonte de l'évaluation avec 3 « rendez-vous de carrière », en classe normale lors du passage du 6e au 7e échelon puis lors du passage du 8e au 9e échelon, et également pour le passage à la hors-classe. Ces « rendez-vous de carrières » pourront donner lieu à une accélération du déroulement de la carrière (gain d'échelon). Le Snesup sera vigilant dans les établissements et lors des CAP dans la mise en place de ces nouvelles procédures, qui doivent permettre à l'ensemble des collègues de pouvoir en bénéficier.

b. Insuffisante

Pour les enseignant.e.s-chercheur.euse.s, la revalorisation concédée par le gouvernement précédent est très en deçà des attentes des collègues et des revendications du SNESUP-FSU. En effet elle ne permet toujours pas de reconnaître la qualification du doctorat en maintenant l'adossement de la grille des maîtres.ses de conférences sur celle des professeur.e.s agrégé.e.s.

1. L'intégration d'environ un tiers de la prime statutaire dans le traitement, à hauteur de 9 points d'indice majoré, ne modifie pas la rémunération nette globale perçue par les actifs mais elle entraîne une augmentation des pensions des futur.e.s retraité.e.s.

2. La revalorisation indiciaire de 11 points sur les carrières de maîtres de conférences (MCF) avant le dernier échelon de la classe normale et le 5e échelon de la hors-classe se traduira, à terme, par une augmentation de 50 euros par mois du traitement brut des échelons concernés, ce dès le début de carrière.

3. L'indice sommital de la deuxième classe du corps des professeur.e.s d'université (PR2) passera à la hors-échelle B (heB) par l'ajout d'un 7e échelon. Ce rehaussement réduira significativement (450 euros bruts mensuels) le différentiel de fin de carrière pour celles et ceux qui, trop nombreux, restent bloqué.e.s dans ce grade à cause du faible taux de promotions à la première classe. Les PR2 à l'indice sommital actuel (A3) ont bénéficié d'un gain dès septembre 2017.

4. Le rehaussement à la hors-échelle B de l'indice sommital des maîtres.ses de conférences, rejoint la revalorisation obtenue par les professeur.e.s agrégé.e.s. Il s'opère par l'ajout d'un échelon en fin de hors-classe qui, à la différence des PR2, sera contingenté à 10 % des effectifs du corps. La création de cet échelon spécial donne donc lieu à une nouvelle procédure d'évaluation. Les promotions se répartiront à parts égales entre le CNU et les établissements.

Revalorisation des carrières et des salaires, un combat constant pour la FSU et ses syndicats

mer, 14/02/2018 - 12:04

La FSU signataire du protocole PPCR (Parcours Professionnels, Carrières, Rémunérations) a toujours reconnu l'insuffisance de celui-ci mais s'est également battue pour que les revalorisations des grilles et de la carrière puissent conduire à une meilleure reconnaissance des qualifications et à une revalorisation des salaires indispensables et attendues depuis la création de la hors-classe en 1989. Le report de la mise en œuvre de certains dispositifs de PPCR par l'actuel gouvernement est une remise en cause de la parole de l'État et une atteinte au pouvoir d'achat de tous les fonctionnaires. Dans le même temps, le gel du point d'indice en 2018 (alors que la FSU était parvenue à négocier une légère augmentation de 1,2% de celui-ci en deux temps : juillet 2016 et février 2017) ainsi que l'augmentation de la CSG constituent une nouvelle dégradation de nos rémunérations. La FSU entend obtenir du gouvernement l'avancement des négociations dans le cadre du rendez-vous salarial en mars prochain au lieu du mois d'octobre.

Depuis leur création, les syndicats de la FSU œuvrent et revendiquent pour la reconnaissance des métiers et pour la revalorisation des agents de la Fonction publique par l'intermédiaire des grilles de carrière et de la valeur du point d'indice, et non par le biais de la rémunération indemnitaire, non prise en compte dans le calcul des pensions, et soumise à l'arbitraire des décisions des supérieurs hiérarchiques. C'est la continuation d'une lutte qui existe depuis la création du statut de la Fonction publique d'État. Statut, carrière, rémunération sont intimement liés. L'ensemble des mesures PPCR constitue la dernière avancée de cette bataille et, bien qu'insuffisant, il est un point d'appui pour continuer à avancer sur ce dossier.

i. Au lendemain de la libération, un nouveau statut pour les salariés de l'État voit le jour. Pour installer le fonctionnaire au service de l'intérêt général (et non du politique et de la hiérarchie) c'est la loi, puis les textes réglementaires qui définissent le cadre juridique d'emploi. Ils constituent le statut général et les statuts particuliers. Reçus aux concours de recrutement, les candidats deviennent fonctionnaires d'état et intègrent une carrière (avec un emploi correspondant au grade du fonctionnaire et une rémunération de manière croissante et prévisible durant une durée définie). La carrière est constituée, d'un ou plusieurs grades et d'un nombre d'échelons par grade qui vont déterminer le salaire de départ et la progression salariale. En 1989, après une année de mobilisation pour la revalorisation du métier, le gouvernement met en place un deuxième grade dit « grade hors-classe ». La carrière est alors composée de deux grades, mais l'accès à la hors-classe n'est pas automatique. Avec l'arrivée de cette hors-classe et les changements intervenus en 2004 sous le gouvernement Fillon, c'est un changement de paradigme important que veut imposer l'administration. C'est l'appréciation par les hiérarchies qui exclut ou permet d'y accéder. Dès 1989 nous avons combattu cette dénaturation du statut en imposant un barème d'accès à la hors-classe valorisant la durée de service pour permettre à tous d'accéder à ce grade et d'avoir une carrière complète.

ii. Sur le plan de la rémunération, l'ensemble des fonctionnaires est rémunéré par un même élément : le point d'indice. La valeur du point d'indice est donc le point commun des salaires des fonctionnaires dont les carrières sont toutes référencées sur une grille indiciaire. Le nombre de points d'indices par échelon varie en fonction des corps. Ce sont les textes réglementaires qui fixent la valeur du salaire. Le salaire peut progresser, par une augmentation de la valeur du point d'indice (pour l'ensemble des fonctionnaires) ou par une augmentation du nombre de points correspondant à l'échelon.

iii. Face à la baisse continue du pouvoir d'achat (désindexation des salaires sur les prix) et le blocage depuis juillet 2010 de la valeur du point d'indice, la FSU avec ses syndicats n'a cessé de mobiliser et porter ses revendications lors des discussions ouvertes au ministère de la fonction publique et dans tous les ministères où elle est représentée. Les négociations qui en ont découlé se sont traduites par le déblocage de la valeur du point d'indice (+0,6% en juillet 2016 et 0,6% en février 2017) pour les 5 millions de fonctionnaires en activité, et l'installation d'une nouvelle carrière avec de nouvelles grilles indiciaires. Malgré les insuffisances, c'est une première étape de revalorisation de nos métiers et une amélioration globale de la carrière. PPCR ne marque pas la fin des revendications salariales et l'ensemble des syndicats de la FSU continue de mener la bataille.

Emplois précaires, la FSU n'applaudit pas le record de l'ESR !

mer, 14/02/2018 - 12:03

Avec 35 % d'agents contractuels, le ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche détient le triste record du plus haut taux d'emplois précaires de toute la Fonction publique. En effet, 40 % des personnels BIATSS, 30 % des personnels enseignants et 20 % des chercheur.euse.s sont en CDD. A cela il faut ajouter les plus de 130 000 vacataires qui assurent des cours dans nos établissements. Le protocole Sauvadet, s'il a permis la titularisation d'une partie des personnels non enseignants, est contourné par beaucoup de DRH d'établissements qui ne renouvellent pas les contrats au-delà de 5 années afin de ne pas devoir « CDiser » les agents. Ce dispositif arrivant à son terme, la FSU intervient actuellement auprès du ministère de l'action et des comptes publics pour garantir un dispositif de titularisation plus satisfaisant.

L' « autonomie » des établissements a permis aux gouvernements successifs de déléguer la baisse du financement par étudiant.e aux directions locales. En effet, la hausse du nombre d'étudiant.e.s (plus 250 000 en 8 ans soit + 11 % ) n'a pas été accompagnée par une hausse comparable du budget de l'enseignement supérieur (+ 8 %). Il en a résulté l'impérieuse nécessité de gérer la pénurie et de réaliser des économies qui ont engendré des réductions de l'offre de formation et surtout une baisse de l'emploi titulaire au profit de l'embauche de personnels contractuels moins bien rémunérés et plus « flexibles » en cas de difficultés budgétaires. Entre 2009 et 2017, ce sont 7 000 emplois titulaires qui ont été perdus tandis que sur cette même période 14 000 contractuel.le.s étaient recruté.e.s par les établissements. Actuellement si le nombre d'enseignant.e.s-chercheur.euse.s titulaires baisse et que le nombre d'agents non enseignants titulaires progresse, c'est principalement dû au dispositif « Sauvadet » pour lequel, les agents de catégorie A ne sont pas éligibles. La FSU agit auprès du ministère pour qu'un nouveau dispositif soit mis en place qui permette une meilleure prise en compte des emplois des corps d'enseignant.e.s, de chercheur.euse.s et d'enseignant.e.s-chercheur.euse.s.

Soutien aux enseignant-es et inspectrices menacées sur le site "Riposte Laïque"

mar, 13/02/2018 - 15:37

Le site "Riposte Laïque" a menacé nommément des enseignantes, des enseignants et des inspectrices en appelant à leur lynchage sur les réseaux sociaux et leur renvoi de l'Éducation nationale, en raison de leurs positions critiques contre l'instrumentalisation nationaliste de l'histoire.

La FSU dénonce ces méthodes inacceptables de mise en cause publique et affirme son soutien à ces collègues. Elle encourage la poursuite de leurs travaux pour que, dans le travail didactique et pédagogique des enseignants, soient questionnées les relations entre histoire et idéologie.

Réforme de l'Apprentissage : des mesures dangereuses pour l'avenir des jeunes

mar, 13/02/2018 - 15:05

La FSU a pris connaissance des mesures annoncées par le gouvernement concernant l'apprentissage.

Elle estime que celles-ci sont dangereuses pour les jeunes et pour l'ensemble de la formation professionnelle initiale (scolaire et apprentissage). Alors qu'aujourd'hui l'urgence est de permettre à tous les jeunes d'accéder à une formation débouchant sur un diplôme, le gouvernement fait le choix dogmatique du développement de l'apprentissage aux niveaux bac et pré-bac. Cette orientation va exacerber la concurrence entre les systèmes de formation professionnelle au détriment de leur qualité et de l'accueil des jeunes.

Le gouvernement veut implanter des formations en apprentissage dans tous les lycées professionnels alors que les formations en alternance sous statut scolaire permettent une meilleure sécurisation du parcours des jeunes avec un taux d'accès au diplôme plus élevé.

De plus, le gouvernement propose une refonte du financement qui va déboucher sur une nième réforme de la taxe d'apprentissage.

La FSU rappelle que l'ensemble des systèmes de formation doivent être financés, y compris les formations technologiques et professionnelles au lycée et au collège, afin d'assurer la qualité des formations qui y sont dispensées.

La relance du pré-apprentissage ou la mesure permettant aux CFA de garder les jeunes en CFA après une rupture de contrat risquent d'accentuer le nombre de jeunes qui quittent prématurément l'école et alimentera le nombre très élevé de jeunes sans qualification et sans emploi.

Concernant les mesures pour les jeunes apprenti-es, elles ne sont pas à la hauteur de leurs attentes. Encore une fois, l'État décide de financer massivement les contrats d'apprentissage par l'argent public pour rendre quasiment nul le coût de la signature d'un contrat d'apprentissage par une entreprise pour les jeunes mineurs.

En modifiant les conditions de rupture du contrat d'apprentissage, le gouvernement prend le risque de voir ces ruptures augmenter dans les années à venir et fragilise ainsi davantage le parcours de formation de ces jeunes.

Ces mesures risquent de multiplier les effets d'aubaine pour les entreprises qui préféreront « embaucher » des apprentis plutôt des jeunes salariés déjà formés.

Concernant la certification professionnelle et le contrôle de la qualité de la formation dispensée dans les CFA, la FSU rappelle le rôle primordial de l'état dans ce domaine. Les diplômes doivent rester sous la compétence des ministères concernés. Le contrôle de la formation professionnelle initiale doit être assuré par le service public d'éducation, seul à même de mener une évaluation indépendante.

La FSU demande à être reçue rapidement par le Premier Ministre.

Communiqué commun des organisations CFTC-CGC-CGT-FA

jeu, 08/02/2018 - 10:20

POUR LES MISSIONS PUBLIQUES, L'EMPLOI, LE POUVOIR D'ACHAT
TOUTES ET TOUS MOBILISE-E-S LE 22 MARS

En dépit de la forte mobilisation unitaire du 10 octobre, plus les semaines passent, plus il se confirme que le Président de la République et le gouvernement demeurent sourds aux légitimes revendications portées par les agents à l'occasion de cette mobilisation.
Le gel de la valeur du point est maintenu, le jour de carence rétabli, l'injuste hausse de la CSG mal compensée, les coupes budgétaires et suppressions d'emplois confirmées.
De nouveaux projets viennent encore noircir un tableau pourtant déjà bien sombre.
Tout laisse craindre en effet que CAP 22 ne s'avère être qu'une opération visant à habiller de profondes remises en cause des missions publiques, ce que confirment les annonces inacceptables faites le 1er février qui, si elles sont appliquées, constitueraient à la fois une menace grave contre le Statut Général et tou.te.s les agent.e.s.
Ces politiques vont venir fortement aggraver une situation où déjà, que ce soit dans les administrations de l'État, dans les hôpitaux publics et dans les collectivités territoriales, on ne compte plus les services fonctionnant dans des conditions dramatiques, sans les moyens nécessaires – qu'ils soient humains ou budgétaires – et dans lesquels les conditions de travail sont détériorées comme jamais.

IL EST IMPÉRATIF ET URGENT DE CHANGER DE DIRECTION !

Parce que la Fonction publique est garante de l'intérêt général au service de la cohésion sociale, parce que les moyens existent pour mettre en oeuvre des orientations de progrès social pour tous, les organisations syndicales CFTC CGC CGT FAFP FO FSU Solidaires, constatant que leurs positions ne sont pas entendues et que leurs propositions ne sont pas prises en compte, appellent tou.te.s les agent.e.s des trois versants de la Fonction publique à :

UNE JOURNÉE D'ACTION, DE GREVE ET DE MANIFESTATIONS
LE 22 MARS 2018

Pour :

  • Une négociation salariale immédiate pour le dégel de la valeur du point d'indice, le rattrapage des pertes subies et l'augmentation du pouvoir d'achat ;
  • L'arrêt des suppressions d'emplois et les créations statutaires dans les nombreux services qui en ont besoin et non un plan destiné à accompagner de nouvelles et massives suppressions ;
  • Un nouveau plan de titularisation des contractuel.le.s, de nouvelles mesures pour combattre la précarité et non pour favoriser son extension comme le préconise le gouvernement ;
  • Des dispositions exigeantes pour faire respecter l'égalité professionnelle ;
  • L'abrogation du jour de carence ;
  • La défense et la pérennisation du système de retraite par répartition et des régimes particuliers.

D'ores et déjà, nos organisations soutiennent toutes les mobilisations qui, dans les trois versants de la Fonction publique, défendent les services publics accessibles à toutes et tous et les conditions de travail, en appelant à leur convergence.
Pour contribuer à la réussite de cette journée, elles engagent une campagne d'information et d'alerte des personnels, notamment sous la forme d'une pétition unitaire.

Paris, le 7 février 2018

La formation professionnelle des jeunes : il y a des lycées pour ça !

jeu, 08/02/2018 - 10:08

La FSU, engagée au quotidien pour la réussite de tous les jeunes, pour l'égalité et pour la démocratisation scolaire, réaffirme la nécessité de conforter et renforcer la voie professionnelle publique.

Les établissements publics d'enseignement professionnel, qu'ils relèvent du Ministère de l'Éducation nationale ou des Ministères chargés de l'Agriculture ou des Affaires maritimes, sont une voie de réussite pour de nombreux jeunes. Ils accueillent tous les élèves sans sélection préalable et sans discrimination.
Souvent le dernier rempart pour lutter contre le décrochage scolaire, la voie professionnelle scolaire permet aux jeunes d'accéder à un premier niveau de qualification par un diplôme – deux éléments essentiels pour sécuriser leur parcours scolaire et professionnel – et pour beaucoup d'avoir la possibilité de poursuivre des études dans l'enseignement supérieur.

Pourtant, cette voie est fréquemment fragilisée par les choix politiques successifs.

Une fois de plus, pour répondre aux exigences des seules organisations patronales, le gouvernement va accentuer les difficultés des établissements publics. Les mesures envisagées comme la modification des dispositifs de financement, les modifications des systèmes de gouvernance renforçant le poids du privé, le mixage des parcours et des publics, la fusion des diplômes professionnels, le renforcement du rôle des branches dans les programmes et les politiques certificatives, ne sont aucunement motivées par l'intérêt des jeunes. Ces dispositifs vont au contraire aggraver leurs conditions d'études et mettre à mal le travail des personnels.

Dans un contexte où les défis à relever sont nombreux : transition écologique, numérique, lutte contre le chômage des jeunes, la FSU rappelle que la place des établissements publics de formation professionnelle doit être confortée et renforcée. Avec un meilleur taux d'accès au diplôme, la voie professionnelle publique contribue davantage à éviter les sorties sans qualification. Enfin, elle assume pleinement la double finalité des diplômes : poursuite d'études et insertion professionnelle.

La FSU et ses syndicats SNUEP, SNETAP, SNES et SNEP appellent les personnels à se mobiliser pour l'enseignement professionnel public, pour une action publique d'éducation au service de l'intérêt général, de la réussite des jeunes et pour que les personnels retrouvent les conditions de travail leur permettant de mener à bien la mission de service public d'éducation.

Communiqué commun des organisations CFTC-CGC-CGT-FAFP-FO-FSU-SOLIDAIRES

mer, 07/02/2018 - 10:20

POUR LES MISSIONS PUBLIQUES, L'EMPLOI, LE POUVOIR D'ACHAT
TOUTES ET TOUS MOBILISE-E-S LE 22 MARS

En dépit de la forte mobilisation unitaire du 10 octobre, plus les semaines passent, plus il se confirme que le Président de la République et le gouvernement demeurent sourds aux légitimes revendications portées par les agents à l'occasion de cette mobilisation.
Le gel de la valeur du point est maintenu, le jour de carence rétabli, l'injuste hausse de la CSG mal compensée, les coupes budgétaires et suppressions d'emplois confirmées.
De nouveaux projets viennent encore noircir un tableau pourtant déjà bien sombre.
Tout laisse craindre en effet que CAP 22 ne s'avère être qu'une opération visant à habiller de profondes remises en cause des missions publiques, ce que confirment les annonces inacceptables faites le 1er février qui, si elles sont appliquées, constitueraient à la fois une menace grave contre le Statut Général et tou.te.s les agent.e.s.
Ces politiques vont venir fortement aggraver une situation où déjà, que ce soit dans les administrations de l'État, dans les hôpitaux publics et dans les collectivités territoriales, on ne compte plus les services fonctionnant dans des conditions dramatiques, sans les moyens nécessaires – qu'ils soient humains ou budgétaires – et dans lesquels les conditions de travail sont détériorées comme jamais.

IL EST IMPÉRATIF ET URGENT DE CHANGER DE DIRECTION !

Parce que la Fonction publique est garante de l'intérêt général au service de la cohésion sociale, parce que les moyens existent pour mettre en oeuvre des orientations de progrès social pour tous, les organisations syndicales CFTC CGC CGT FAFP FO FSU Solidaires, constatant que leurs positions ne sont pas entendues et que leurs propositions ne sont pas prises en compte, appellent tou.te.s les agent.e.s des trois versants de la Fonction publique à :

UNE JOURNÉE D'ACTION, DE GREVE ET DE MANIFESTATIONS
LE 22 MARS 2018

Pour :

  • Une négociation salariale immédiate pour le dégel de la valeur du point d'indice, le rattrapage des pertes subies et l'augmentation du pouvoir d'achat ;
  • L'arrêt des suppressions d'emplois et les créations statutaires dans les nombreux services qui en ont besoin et non un plan destiné à accompagner de nouvelles et massives suppressions ;
  • Un nouveau plan de titularisation des contractuel.le.s, de nouvelles mesures pour combattre la précarité et non pour favoriser son extension comme le préconise le gouvernement ;
  • Des dispositions exigeantes pour faire respecter l'égalité professionnelle ;
  • L'abrogation du jour de carence ;
  • La défense et la pérennisation du système de retraite par répartition et des régimes particuliers.

D'ores et déjà, nos organisations soutiennent toutes les mobilisations qui, dans les trois versants de la Fonction publique, défendent les services publics accessibles à toutes et tous et les conditions de travail, en appelant à leur convergence.
Pour contribuer à la réussite de cette journée, elles engagent une campagne d'information et d'alerte des personnels, notamment sous la forme d'une pétition unitaire.

Paris, le 7 février 2018

André Tricot professeur de psychologie à l'ESPE de Toulouse

sam, 03/02/2018 - 10:10

André Tricot est professeur de psychologie à l'ESPE de Toulouse. Il conduit ses recherches dans deux domaines : les apprentissages et leurs difficultés ; l'activité de recherche d'information dans les environnements numériques.

Est-ce qu'on est plus motivé quand on apprend avec le numérique ?
Les études empiriques dans le domaine semblent montrer qu'en moyenne oui. Mais c'est une moyenne. Parfois la motivation est améliorée, parfois non, mais les cas où elle est améliorée sont plus comparativement plus fréquents. On comprend aujourd'hui un peu mieux pourquoi cette amélioration n'est pas systématique.
Par exemple, deux collègues néerlandais ont analysé les résultats des études à propos des jeux sérieux : dans ce cas-là, la motivation n'est pas meilleure qu'une même situation d'apprentissage sans jeu sérieux. Peut-être parce que les élèves sont aussi des enfants et quand ils jouent avec de « vrais jeux » numériques ils s'amusent tellement que les jeux sérieux ne tiennent pas la comparaison ? C'est ce que semble montrer une étude auprès de lycéens israéliens. À cet âge-là, certains élèves semblent même comprendre que l'école, c'est fait pour apprendre et la maison, c'est fait pour s'amuser. Quand on arrête de les prendre pour des imbéciles certains élèves peuvent se révéler assez intelligents, bizarrement.
Un autre exemple concerne les tâches. Une étude auprès de lycéens, à Toulouse cette fois-ci, montre qu'une tablette améliore la motivation (par rapport au papier) pour une tâche de lecture, mais pas pour une tâche de rédaction.
Certains lycéens semblent avoir compris ce que les adultes qui propagent le mythe des digital natives* ne sont pas capables de comprendre : savoir utiliser une tablette ou un ordinateur, cela ne veut rien dire ! Ce qui compte c'est : quel logiciel pour réaliser quelle tâche ?

Le numérique améliore-t-il les apprentissages scolaires ?
On ne peut pas répondre de façon générale à cette question. Cela dépend à chaque fois de quel apprentissage on parle, pour quels élèves, pour apprendre quoi et dans
quelles conditions. Par exemple, le cas célèbre des exerciseurs numériques montre que ce type de logiciel peut être très efficace si et seulement si on est là pour renforcer des savoir-faire dans des domaines bien définis (où il est possible de définir de façon univoque ce qu'est une bonne réponse et ce qu'est une mauvaise réponse). Mais les exerciseurs ne servent pas à découvrir, ni à comprendre, ni à conceptualiser.
Leur utilité en salle de classe est sans doute très circonscrite. L'utilisation de cartes numériques interactives est sans doute d'un grand apport dans l'enseignement de la géographie. Wikipédia est sans doute utile pour se faire rapidement une première idée raisonnablement bonne d'un sujet qu'on connaît peu, si et seulement si on maîtrise des compétences dans le domaine de l'évaluation de la fiabilité des sources, etc. Chaque type d'outil qui présente une plus-value du point de vue des apprentissages présente une plus-value très spécifique.

Pensez-vous que les élèves d'aujourd'hui qui ont grandi dans un environnement numérique (digital natives) utilisent mieux le numérique pour apprendre ?
Non pas du tout. Aucune donnée empirique, en l'état actuel des connaissances, ne vient étayer ce point de vue, pourtant fort relayé depuis 2001. Les élèves d'aujourd'hui ne sont pas une population homogène, pas plus qu'à mon époque nous n'étions tous lecteurs de bande dessinée. Les adultes et les personnes âgées d'aujourd'hui ne sont pas non plus homogènes dans leurs attitudes ou compétences
vis-à-vis du numérique.
En outre, comme je l'ai indiqué précédemment, dès que l'on s'intéresse aux usages concrets, on constate que ce qui compte ce n'est pas « le numérique », « l'ordinateur » ou même « la tablette » mais bien quelle application est utilisée pour réaliser quelle tâche. Un adolescent peut passer 9 heures par jour à utiliser des outils numériques sans utiliser de logiciel de traitement de texte. Du coup, le jour où
il doit rédiger un texte à l'aide d'un tel logiciel pour la première fois, il est extrêmement malhabile. Un adolescent peut être très efficace pour trouver un article sur Wikipédia tout en ayant des lacunes très importantes sur le fonctionnement éditorial de cette encyclopédie en ligne, qui reste très opaque à plus de 90 % de ses usagers (alors qu'une dizaine de clics suffisent pour comprendre ce fonctionnement).

Françoise Lorcerie, directrice recherche au CNRS

sam, 03/02/2018 - 09:56

Comment promouvoir la laïcité aujourd'hui ?
Ce n'est pas la même chose selon qu'on pense au principe en général ou au rôle spécifique de l'École à cet égard.
D'une façon générale, l'État doit avoir un discours clair sur le principe, un discours adossé aux droits, aux libertés, qui fait place à l'altérité. Quant au ministère de l'Éducation, il a en outre une mission éducative sur la laïcité. Il s'agit non seulement de faire connaître le principe, mais de le faire aimer, autrement dit de faire sentir sa valeur. La Ligue de l'enseignement s'y est attelée depuis 30 ans. Il serait judicieux
de s'emparer de ses travaux (on peut voir son site).

Le Conseil des sages peut-il avoir un rôle dans cet objectif ?
La question se pose. Les conflits sous-jacents semblent aigus. À preuve, la composition du Conseil n'est pas encore arrêtée alors que sa présidente a été désignée mi-décembre. Ce conseil a été présenté comme une instance qui traiterait du quotidien des problèmes de laïcité à l'école. En avions-nous besoin ? À l'école, le quotidien est traité par la pédagogie, et de plus il y a des référents laïcité à tous les niveaux.
Mais peut-être ce conseil pourrait-il expliciter la philosophie de la laïcité. Comment vivre en commun en ayant de la considération les uns pour les autres ? L'Observatoire de la laïcité, lui, reste adossé au droit. Leurs rôles seraient alors
complémentaires.

La question des mères voilées en sorties scolaires relance-t-elle le débat ?
Le président Macron a amorcé un discours inclusif sur les questions de laïcité et de religion en France, mais ce discours n'est pas encore calé pour faire référence. Les déclarations récentes du ministre de l'Éducation sur les mères voilées qui accompagnent les sorties le montrent, et elles constituent un mauvais message envoyé aux associations de parents, ainsi qu'aux personnels. Cela crée de la confusion dans les écoles et autour, cela accroît la crispation à l'égard des signes d'islam dans la vie sociale. Alors que la ministre précédente cherchait à apaiser en mettant l'accent sur le geste professionnel, cela risque de renouer avec un débat clivant.

Fonction publique : des inquiétudes qui se confirment

ven, 02/02/2018 - 22:39

Le 1er comité interministériel de la transformation publique s'est réuni le 1er février. Il clarifie et confirme les orientations inquiétantes du gouvernement concernant l'avenir de la fonction publique. Si celles-ci aboutissent, elles la transformeront en profondeur. Ce serait la fin d'une fonction publique au service de l'intérêt général.

La FSU demande depuis des mois des discussions et un réel dialogue social. Elle découvre aujourd'hui que, sans qu'il y ait eu de réelles concertations avec les organisations syndicales, des décisions seraient déjà prises comme l'objectif d'aller vers une rémunération différenciée, le développement d'un management centré sur l'individualisation ou le recours aux contrats pour « donner davantage de souplesse dans les recrutements ». Ces objectifs constituent une attaque en règle contre les conditions d'emploi des agent.e.s.

La FSU propose au contraire depuis des mois un chantier sur les recrutements et les pré-recrutements mais sûrement pas pour aller vers moins d'emplois ni plus de précarité.

La qualité des services publics à rendre aux usagers, la nécessité de ces services publics sur l'ensemble du territoire, la défense de l'intérêt général, appellent au contraire à créer des emplois qualifiés pérennes et de qualité.

Quant à la question du rendez-vous du printemps sur les rémunérations, la FSU ne se contentera pas d'un simple « point d'étape » mais réaffirme sa demande d'un rendez-vous salarial digne de ce nom, c'est-à-dire une concertation débouchant sur une amélioration significative des salaires pour toutes et tous les agent.e.s.

La FSU sera donc présente et active dans la concertation que mène le gouvernement début 2018.

Elle appelle les agent.e.s à s'engager et à se mobiliser pour leur avenir comme pour celui de la fonction publique, et pour la défense de leur pouvoir d'achat.

Les Lilas le 2 février 2018

Fonction publique : des inquiétudes qui se confirment

ven, 02/02/2018 - 09:56

Le 1er comité interministériel de la transformation publique s'est réuni le 1er février. Il clarifie et confirme les orientations inquiétantes du gouvernement concernant l'avenir de la fonction publique. Si celles-ci aboutissent, elles la transformeront en profondeur. Ce serait la fin d'une fonction publique au service de l'intérêt général.

La FSU demande depuis des mois des discussions et un réel dialogue social. Elle découvre aujourd'hui que, sans qu'il y ait eu de réelles concertations avec les organisations syndicales, des décisions seraient déjà prises comme l'objectif d'aller vers une rémunération différenciée, le développement d'un management centré sur l'individualisation ou le recours aux contrats pour « donner davantage de souplesse dans les recrutements ». Ces objectifs constituent une attaque en règle contre les conditions d'emploi des agent.e.s.

La FSU propose au contraire depuis des mois un chantier sur les recrutements et les pré-recrutements mais sûrement pas pour aller vers moins d'emplois ni plus de précarité.

La qualité des services publics à rendre aux usagers, la nécessité de ces services publics sur l'ensemble du territoire, la défense de l'intérêt général, appellent au contraire à créer des emplois qualifiés pérennes et de qualité.

Quant à la question du rendez-vous du printemps sur les rémunérations, la FSU ne se contentera pas d'un simple « point d'étape » mais réaffirme sa demande d'un rendez-vous salarial digne de ce nom, c'est-à-dire une concertation débouchant sur une amélioration significative des salaires pour toutes et tous les agent.e.s.

La FSU sera donc présente et active dans la concertation que mène le gouvernement début 2018.

Elle appelle les agent.e.s à s'engager et à se mobiliser pour leur avenir comme pour celui de la fonction publique, et pour la défense de leur pouvoir d'achat.

Les Lilas le 2 février 2018

Fonction publique : des inquiétudes qui se confirment

ven, 02/02/2018 - 09:21

Communiqué de Presse – Les Lilas le 2 février 2018

Des inquiétudes qui se confirment

Le 1er comité interministériel de la transformation publique s'est réuni le 1er février. Il clarifie et confirme les orientations inquiétantes du gouvernement concernant l'avenir de la fonction publique. Si celles-ci aboutissent, elles la transformeront en profondeur. Ce serait la fin d'une fonction publique au service de l'intérêt général.

La FSU demande depuis des mois des discussions et un réel dialogue social. Elle découvre aujourd'hui que, sans qu'il y ait eu de réelles concertations avec les organisations syndicales, des décisions seraient déjà prises comme l'objectif d'aller vers une rémunération différenciée, le développement d'un management centré sur l'individualisation ou le recours aux contrats pour « donner davantage de souplesse dans les recrutements ». Ces objectifs constituent une attaque en règle contre les conditions d'emploi des agent.e.s.

La FSU propose au contraire depuis des mois un chantier sur les recrutements et les pré-recrutements mais sûrement pas pour aller vers moins d'emplois ni plus de précarité.

La qualité des services publics à rendre aux usagers, la nécessité de ces services publics sur l'ensemble du territoire, la défense de l'intérêt général, appellent au contraire à créer des emplois qualifiés pérennes et de qualité.

Quant à la question du rendez-vous du printemps sur les rémunérations, la FSU ne se contentera pas d'un simple « point d'étape » mais réaffirme sa demande d'un rendez-vous salarial digne de ce nom, c'est-à-dire une concertation débouchant sur une amélioration significative des salaires pour toutes et tous les agent.e.s.

La FSU sera donc présente et active dans la concertation que mène le gouvernement début 2018.

Elle appelle les agent.e.s à s'engager et à se mobiliser pour leur avenir comme pour celui de la fonction publique, et pour la défense de leur pouvoir d'achat.

Apprentissage : la contribution de la FSU

ven, 02/02/2018 - 09:20

Pour la FSU, un.e jeune de moins de 18 ans n'a pas sa place ailleurs qu'à l'École. Tout.e élève doit donc poursuivre sa formation initiale jusqu'à 18 ans, sous statut scolaire car c'est au système scolaire d'assurer la formation initiale des jeunes et répondre aux éventuelles difficultés scolaires.

La contribution de la FSU à l'occasion de la concertation "Apprentissage" :