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Fédération Syndicale Unitaire, première organisation syndicale de la fonction publique d'Etat : éducation, recherche, culture, formation, insertion...
Mis à jour : il y a 33 min 18 sec

Première lecture du rapport Delevoye du 18 juillet 2019

ven, 19/07/2019 - 23:30

Cette note est issue d'une première lecture du rapport Delevoye remis le 18 juillet, elle ne se veut ni exhaustive ni détaillée.

Le rapport confirme la volonté gouvernementale de créer un régime de retraites unique fonctionnant par points et remplaçant les régimes de retraites actuels fonctionnant essentiellement par annuités pour les régimes de base.

L'âge légal de départ serait maintenu à 62 ans mais un âge de taux plein serait créé à 64 ans, avec 5% de décote par année manquante.

La valeur d'achat du point serait fixée à 10 euros et celle de service à 0,55 euros annuels pour une liquida- tion de sa pension à l'âge du taux plein, fixé à 64 ans. Sur l'évolution de la valeur de service du point une fois que le nouveau régime serait en place, deux mécanismes sont cités, créant incertitude et opacité :

• La valeur de service pourra varier en fonction de l'évolution des paramètres économiques et démo- graphiques.
• L'âge de taux plein pourra être reculé, faisant varier de fait la valeur du point (par exemple, en cas de recul d'un an, les 0,55 euros ne seraient plus obtenus à 64 mais à 65 ans)

Les points acquis seraient portés sur un compte individuel et leur prix d'acquisition revu chaque année en fonction de l'évolution du salaire moyen. Les pensions seraient, elles, indexées sur l'inflation même si le rapport laisse ouverte la possibilité de les indexer sur l'évolution des salaires. La FSU demande une in- dexation sur l'évolution des salaires et au moins sur l'inflation. Le rapport rappelle que l'indexation des pensions sur l'inflation est en théorie la règle déjà existante, mais elle a été remise en cause ces dernières années.

La transition se ferait sur une dizaine d'années, donc entre les générations 1963 et 1973. Le rapport évoque « la conservation des droits acquis dans l'ancien système », mais la conversion de ces droits dits acquis en points dès 2025 fait que rien ne garantit réellement ce maintien. Par ailleurs, les conditions de la conversion restent floues. Un exemple est donné pour un salarié du régime général pour qui un système de proratisation des 25 meilleures années est mis en place pour calculer ses droits. Pour les fonction- naires, l'application de la règle des 6 derniers mois pour calculer les droits acquis de tous en 2025 n'est pas explicitée.

Le rapport note par ailleurs la "nécessité d'être à l'équilibre au moment de la bascule dans le nouveau ré- gime", ce qui signifie que, d'ici 2025, de nouvelles mesures seraient prises, le rapport y fait référence en disant que la loi pourrait contenir des mesures applicables avant 2025. Cela signifie concrètement que les mesures de recul des âges ou d'allongement des durées d'assurance, un temps annoncées au PLFSS dès octobre 2019 et que le Président a semblé repousser, pourraient se retrouver dans la loi pour application en 2021 (par exemple un âge pivot dès 2021).

Une majoration de pension de 5% par enfant ferait masse des différents droits familiaux actuellement existants. En effet, dans le nouveau système par points, les bonifications en annuités disparaîtront, de même que la majoration de pension pour 3 enfants. Le haut-commissariat confirme que cela fait perdre aux parents de 3 enfants mais prétend que cela redistribue sur tous les autres et qu'au final c'est du plus pour les droits familiaux et du plus pour les femmes. Un graphique page 120 prétend que le nouveau sys- tème redistribuera vers les femmes.

Or, en première analyse, il apparaît que les bonifications, dans le public, et les majorations de durée d'assurance dans le privé, qui permettaient d'annuler ou réduire les décotes, ne seront pas compensées par seulement 5% de majoration sur la pension des assuré-es. La FSU sera aussi particulièrement attentive au maintien de la prise en compte des temps partiels pour élever un enfant, tel que le rapport est formulé, leur prise en compte comme du temps plein cotisé pour la retraite disparaîtrait.

Un partage de ces droits pour enfants serait possible entre les deux parents jusqu'aux 4 ans de l'enfant, et à défaut d'expression, les droits seraient automatiquement reportés sur la mère. Cela posera la question des changements de situation intervenus après les 4 ans de l'enfant.

La réversion serait portée à 70% de la pension du couple. Passeraient à ce nouveau régime celles et ceux qui auront liquidé en points (donc les retraités actuels et ceux partant d'ici 2025 ne seraient pas concer- nés). Il n'y aurait plus de réversion pour un ex conjoint. A priori, il n'y aurait pas de plafonnement mais des conditions d'âge.

Les taux de cotisation s'harmoniseraient sur 15 ans, notamment pour ne pas passer brutalement à un taux de cotisation de 28% sur les primes dans la fonction publique.

De nouvelles modalités de financement seraient décidées, avec notamment la fiscalisation du financement d'un grand nombre de dispositifs de solidarité, ce à quoi la FSU s'oppose. Le flou demeure d'ailleurs sur ce point puisque d'une part 10% de la cotisation est fléchée vers les dispositifs de solidarité, d'autre part le rapport chiffre les besoins de financement à 25% du total, sans dire quels éléments relèveront de la co- tisation et quels autres relèveront de la fiscalité.

Les durées d'assurance continueraient cependant à être calculées pour la mise en œuvre de deux disposi- tifs :

• « Carrières longues » qui serait maintenu. Pour celles et ceux y ayant droit, le départ à la retraite serait possible à 60 ans, âge auquel on appliquerait le taux plein pour la valeur de service du point
• Les minima de pension : ils seraient portés à 1000 euros nets pour une carrière complète, c'est-à-dire l'équivalent de 43 annuités à partir de la génération 1973.

Quelques droits nouveaux seraient créés, en particulier pour les aidants, mais rien n'est précisé sur leur mise en œuvre, et rien n'est préconisé pour la prise en compte des années d'étude pourtant nécessaire pour encourager le mouvement d'élévation du niveau de qualification de la population. Peu de choses sont dites du nécessaire aménagement des fins de carrières, une « retraite progressive » (c'est-à-dire une liquidation partielle de sa retraite pour continuer à travailler à temps partiel) serait possible, ce qui serait une nouveauté dans la Fonction publique.

Les droits attachés à de nombreuses catégories actives de la Fonction publique seraient supprimés et rem- placés par un hypothétique compte pénibilité dont on sait toutes les difficultés de mise en œuvre dans le privé.

Pour les fonctionnaires, l'instauration de ce nouveau système signerait la fin du code des pensions, élé- ment du Statut. Aucune simulation de pension n'est donnée dans le rapport pour les enseignants et pour les fonctionnaires ayant peu de primes pourtant pointés comme particulièrement défavorisés par une ré- forme par points. De manière générale, les quelques simulations de pensions qui figurent dans le rapport ne font apparaître que des situations favorables avec des carrières quasi complètes. La FSU alerte au con- traire sur une probable baisse généralisée et drastique d'une majorité des pensions dès lors que l'objectif affiché du nouveau système est de bloquer le financement des retraites à son niveau actuel alors que le nombre de retraités va augmenter.

Rapport sur la réforme des retraites : Un système injuste et incertain

ven, 19/07/2019 - 23:25

Le rapport présenté le 18 juillet par Jean-Paul Delevoye, confirme la volonté d'instaurer un régime de retraites par points. Ce système individuel suscite beaucoup d'inquiétude pour tous les salarié-es accentuée par une forte incertitude sur le montant des pensions en raison principalement de la variation possible de la valeur du point.
L'âge de départ serait maintenu virtuellement à 62 ans. La FSU dénonce en effet un report déguisé de l'âge de départ à la retraite de 62 ans à 64 ans avec la création d'un âge « d'équilibre » en dessous duquel une décote s'appliquerait et ce même avant 2025.
La FSU alerte le Gouvernement sur les conséquences dangereuses d'un tel système qui, en renonçant au calcul des pensions sur les 6 derniers mois dans la Fonction publique et en intégrant des primes très inégales comme par exemple dans la Fonction publique territoriale voire inexistantes comme pour le corps enseignant, provoquerait mécaniquement une baisse importante du niveau des pensions.
La FSU met également en garde sur les propositions faites concernant par exemple les droits familiaux, les pensions de réversion ou encore les droits nouveaux pour les aidants…qui, en l'état, ne garantissent pas les améliorations affichées et renvoient à d'hypothétiques concertations ultérieures.
La FSU demande également au gouvernement de donner rapidement ses arbitrages afin de pouvoir mener dans les meilleurs délais les discussions non pas sur le rapport mais sur le projet gouvernemental de réforme. Elle s'opposera à toutes régressions pour les salarié-es.
Elle continuera à défendre l'intérêt collectif et celui en particulier des agent-es de la Fonction publique. Elle va maintenant engager le débat avec tous les agent-es sur ce projet de réforme du système des retraites afin de faire valoir et de porter leurs revendications. Elle les engagera à intervenir pour défendre leurs droits à une retraite de haut niveau.

Les Lilas, 19 juillet 2019

Voir aussi :
Note de la FSU sur le rapport Delevoye

L'été pour se ressourcer...

jeu, 18/07/2019 - 15:04

Services publics, École, Justice, Retraites… autant de sujets ou de lois bien mal nommées comme la Transformation de la fonction publique qui, sous le sceau du bon sens et de la modernité, visent surtout à répondre à l'objectif de réduction des dépenses publiques en diminuant le périmètre de l'action publique.
C'est en conséquence moins de services publics de qualité sur l'ensemble du territoire pour les usager-es et synonyme de reculs des droits pour les agent-es de la Fonction publique dont les salaires n'ont toujours pas été revalorisés !

Sans entendre les alertes des mouvements sociaux de l'année ni les résultats des élections européennes, le gouvernement joue avec le feu en plaçant l'individualisation comme modèle de société alors que, dans un contexte d'inégalités et d'instabilité croissantes, il n'a jamais été aussi urgent de faire société ensemble pour relever les défis nombreux devant nous.
Il est tout également imprudent en mettant sur la touche les organisations syndicales avec un dialogue social qui n'a de dialogue que le nom. Car il n'y a pas de société démocratique sans un mouvement syndical reconnu, respecté et entendu. Sans un mouvement social, si structurant dans notre société, qui puisse jouer tout son rôle.

Après des vacances bien méritées pour chacun et chacune, il nous faudra donc repartir à la conquête d'autres choix.
La FSU se prépare dès à présent pour continuer de rassembler chaque fois que cela est possible sans jamais renoncer à s'engager au quotidien pour défendre les agent-es et porter avec eux un projet dans lequel les services publics y ont une place primordiale pour participer, partout sur le territoire, à plus de justice sociale et de démocratie. Pour un monde meilleur, plus solidaire et plus durable aussi en quelque sorte...

Rendez-vous à la rentrée !

Éducation nationale : la FSU demande des engagements au Ministre

mer, 17/07/2019 - 14:56

La FSU a rencontré aujourd'hui le Ministre de l'Éducation nationale. Une rencontre qui a permis de revenir sur les points de désaccords comme sur les chantiers en cours ou à mettre en perspective dès la prochaine rentrée.

A la demande de la FSU, le Ministre recevra les organisations syndicales, du premier et du second degré, à la mi-août pour traiter des questions spécifiques à chaque niveau d'enseignement et des conditions de la rentrée scolaire.

La FSU prend acte de l'affirmation du Ministre d'ouvrir les discussions annoncées par le Président de la République concernant la revalorisation des enseignant-es, en lien avec la future réforme des retraites, à partir de la rentrée. La FSU s'engagera dans ces discussions et demande des mesures de valorisation salariale passant également par des améliorations de carrière et des discussions spécifiques sur la réforme des retraites qui risque d'être particulièrement pénalisante pour l'ensemble des personnels de l'Éducation nationale.

A propos du comité de suivi sur la réforme du bac, au-delà d'un échange de diagnostic sur la réforme en cours, la FSU a demandé qu'il permette d'opérer les modifications nécessaires sur cette réforme.

La FSU a demandé au Ministre d'entendre les inquiétudes des personnels comme les désaccords qui peuvent s'exprimer.
Elle a redit son engagement à défendre un projet éducatif au service de la réussite de tous les jeunes et s'attachant particulièrement à prendre en charge les élèves les plus fragiles.

La FSU a demandé que tout soit mis en œuvre, en paroles comme en actes, pour rendre les personnels, enseignant-es comme non enseignant-es, acteurs du système éducatif, reconnus et valorisés comme tels.

Les Lilas, 17 juillet 2019

Les Organisations Syndicales CGT, FO, FA-FPT, SUD, SNUTER-FSU, UNSA se mobilisent pour la défense des services publics de proximité !

jeu, 11/07/2019 - 15:09


Communiqué de presse des Organisations Syndicales de la Fonction publique territoriale

Les organisations syndicales de la Fonction publique territoriale, CGT, FO, FA-FPT, SUD, SNUTER, UNSA dénoncent les mesures régressives supplémentaires du Projet de loi Transformation Fonction publique, portées par le Sénat et validées par l'examen en commission mixte paritaire.

En outre, elles tiennent à rappeler le peu de considération que ce gouvernement porte à la Fonction publique territoriale, pour preuve, le passage du projet de loi en CSFPT après son passage en CCFP.

Plusieurs dispositions aggravent en effet un projet de loi rejeté unanimement par les 9 OS du CCFP puis du CSFPT en mars 2019 et qui, de notre point de vue, portait déjà un coup majeur au Statut général des fonctionnaires.

Aux dispositions visant faciliter les privatisations des services publics locaux notamment par le détachement d'office, s'ajoutent désormais des dispositions destinées à réduire le droit de grève des territoriaux, les modifications contenues dans l'article relatif à « l'exercice du droit de grève » représentent une attaque supplémentaire s'ajoutant à celles visant spécifiquement les fonctionnaires et agents de la Fonction publique territoriale. S'y ajoute la suppression des Conseils de discipline de recours, avec l'obligation aux agentes et agents concernés d'entamer directement une procédure au Tribunal administratif, et enfin, la fusion des centres de gestion.

Ces éléments fondamentaux sont bien entendu à rajouter aux nombreuses attaques contenues dans ce projet de loi : renforcement du recours aux contractuels et élargissement du contrat de projet aux catégories C, renforcement de l'individualisation de la rémunération par le CIA transformé en bonus individuel ou collectif, nouvelle organisation territoriale du CNFPT avec une réduction du nombre des délégations régionales, le financement de l'apprentissage à hauteur de 50% pris sur la formation des agentes et des agents, remise en cause des accords sur le temps de travail, etc.

Force est de constater que sous une image teintée de modernité ce texte constitue une régression sociale historique !

Les organisations syndicales de la Fonction publique territoriale ne cèderont pas devant ces attaques sans précédent de ce gouvernement.

Elles appellent les agents à rester mobilisés pour tout mettre en oeuvre, afin de construire le rapport de force pour défendre les droits et garanties des fonctionnaires et agents territoriaux. Elles s'opposent à ce projet de loi dit de transformation de la Fonction publique et s'engagent pour la défense des services publics de proximité.

Montreuil, le 11 juillet 2019

Contre la privatisation d'Aéroports de Paris, gagnons le référendum !

ven, 05/07/2019 - 09:27

La bataille contre la privatisation d'Aéroports de Paris est engagée et concerne la société toute entière. C'est une bataille pour la démocratie car il va revenir à toutes et tous de pouvoir décider si un référendum est organisé. Mais c'est aussi une bataille contre les privatisations et pour la préservation et le développement des biens communs et pour les services publics. C'est aussi un combat pour la sauvegarde de l'environnement et pour la transition écologique car rien ne serait pire que laisser les clefs du transport aérien aux intérêts privés.

Depuis des années la privatisation des biens publics se fait à marche forcée. Des entreprises assurant des services publics sont vendues à des intérêts privés. Ignorant des objectifs sociaux et environnementaux de long terme, elles en profitent pour augmenter leurs prix, au détriment des usagers. Elles les transforment en machines à produire des dividendes pour les actionnaires, privant les finances publiques, et donc les services publics, de sommes considérables. Le scandale de la privatisation des autoroutes, celle de l'aéroport de Toulouse-Blagnac, impulsée par l'actuel président de la République lorsqu'il était ministre, en sont de tristes exemples.

Mais cela ne leur suffit pas : outre les aéroports, la Française des Jeux, Engie, l'Office National de la Forêt, les barrages hydroélectriques, les ports, les routes nationales et d'autres sont les nouvelles cibles. Pendant ce temps, les hôpitaux publics sont au bord de l'explosion, des services hospitaliers, des lignes ferroviaires et des bureaux de postes ferment, les services publics s'éloignent des usagers, le statut de la Fonction publique est démantelé, les administrations et les entreprises publiques sont de plus en plus gérées comme des entreprises privées avec pour seul critère la rentabilité financière, au détriment de la satisfaction des besoins sociaux de toute la population.

La bataille contre la privatisation d'AdP est commencée : après des luttes syndicales importantes, plus de 200 parlementaires ont été à l'initiative du processus de référendum d'initiative partagée. Des appels à signature se multiplient.

Compte tenu de l'impératif de la procédure institutionnelle, qui exige qu'il y ait 4,7 millions de signatures de citoyen.nes, et qui exclue toutes celles et ceux qui vivent ici et n'ont pas le droit de vote, donnons à cette campagne l'ampleur nécessaire et impulsons une dynamique de rassemblement. Il s'agit d'en faire l'affaire de la société et des citoyen.nes. C'est pourquoi nous lançons une coordination de mouvements et d'organisations syndicales, associatives et politiques contre la privatisation d'Aéroports de Paris et plus largement contre les privatisations, pour les services publics et les biens communs. Chaque membre de cette coordination conservera bien entendu la liberté de mener sa propre campagne.

Cette coordination nationale a l'ambition de réunir le plus largement possible, dans leur diversité, syndicats, associations et partis politiques, les élu.e.s, les mouvements sociaux, écologistes, féministes... Des initiatives unitaires seront prises localement, avec la constitution de « bureaux de vote de rue », des conférences-débats publiques, des affiches, tracts, argumentaires divers, que nous mutualiserons au niveau national. Nous voulons atteindre 4,7 millions de signatures, pour que puisse se tenir ensuite un référendum national. Si cet objectif est atteint, ce sera un grand coup d'arrêt au rouleau-compresseur d'Emmanuel Macron et de son gouvernement, qui projettent de privatiser un grand pan de l'économie et qui laminent ce qu'il reste de services publics.

Pour signer la demande de référendum sur la privatisation d'Aéroports de Paris : https://www.referendum.interieur.gouv.fr/soutien/etape-1

Voir aussi :

mode d'emploi pour soutenir le R.I.P.

Référendum Aéroport de Paris - mode d'emploi

jeu, 04/07/2019 - 11:39
Reférendum d'initiative partagé

Pour soutenir la Proposition de loi visant à affirmer le caractère de service public national de l'exploitation des aérodromes de Paris afin d'interdire leur privatisation, munissez-vous de :

  • Carte d'identité ou passeport (obligatoire), numéro – date de délivrance – département de délivrance
  • Carte d'électeur (facultative mais utile car ce sont les données utilisées pour vous identifier sur la liste électorale)

Une adresse email devra être saisie.

Aller sur le site : https://www.referendum.interieur.gouv.fr/soutien/etape-1

Mode d'emploi complet ci-dessous :

Rendez-vous non salarial dans la Fonction publique : inacceptable pour la FSU !

mar, 02/07/2019 - 14:19

Le gouvernement refuse une nouvelle fois d'augmenter les salaires des agent-es de la Fonction publique ! Pas de dégel de la valeur du point d'indice, pas de mesures générales, pas d'abrogation du jour de carence… Quand aux non-titulaires, ils devront également attendre…

Le gouvernement officialise par la même une perte conséquente du pouvoir d'achat pour l'ensemble des agent-es publics.

C'est une nouvelle forme de mépris du travail et de l'engagement des plus de 5 millions d'agent-es, dont 40 % sont en catégorie C avec des rémunérations proches du SMIC, alors même qu'ils font vivre tous les jours les services publics et la Fonction publique partout sur le territoire et souvent dans des conditions difficiles.
Au-delà du nécessaire dégel de la valeur du point d'indice, la FSU avait fait, dans un courrier daté du 11 juin dernier, des propositions notamment en ce qui concerne l'évolution des échelles de rémunération.

Mais le gouvernement n'a rien retenu des propositions faites par les organisations syndicales.

Seule la mise en œuvre des dernières mesures du protocole PPCR, signé par la FSU en 2015, permet une amélioration du déroulement des carrières. Mais ce ne sont pas des mesures nouvelles, de plus le gouvernement les avait retardées d'un an.
Cette situation est inacceptable pour la FSU.

Elle est injuste pour les agent-es. Elle ne participe pas non plus à rendre plus attractive la Fonction publique ni à une meilleure reconnaissance de celle-ci par les usager-es.

Le gouvernement doit impérativement revoir sa politique salariale et s'engager dans la poursuite de la revalorisation des carrières et des rémunérations. L'inverse de sa politique actuelle !

C'est d'autant plus urgent que la future réforme des retraites, de l'aveu même du gouvernement, serait défavorable aux fonctionnaires en raison d'une telle politique salariale.

C'est pourquoi, la FSU continuera de défendre le pouvoir d'achat des agent-es publics afin d'obtenir une réelle reconnaissance de leur travail et de leur engagement au service de l'intérêt général.

Les Lilas, 2 juillet 2019.

La FSU salue le 50ème anniversaire des Marches LGBT

dim, 30/06/2019 - 21:29

La FSU salue le 50ème anniversaire des Marches LGBT

Le 28 juin 1969 avaient eu lieu les émeutes de Stonewall, devant le bar new-yorkais du même nom.
Un événement qui a déclenché un mouvement de lutte pour les droits des personnes lesbiennes, gays, bi et/ou trans (LGBT) avec une première marches des fiertés en 1970 aux Etats Unis.
En Europe, il fallut attendre 1972 pour voir la première marche des fiertés en Allemagne et 1981 en France.

Des Marches organisées aujourd'hui dans presque tous les pays du monde. Mais dans de trop nombreux pays encore l'homosexualité est réprimée.

En France, si de la répression de l'homosexualité au mariage pour tous, les choses ont beaucoup évolué durant ces dernières décennies, il reste encore beaucoup à faire dans un contexte où les actes homophobes sont en augmentation.

C'est pourquoi ces manifestations, porteuses de revendications pour lutter contre les discriminations, les stéréotypes, l'homophobie et pour l'égalité des droits comme cette année celui de la PMA sont essentielles.

La FSU, engagée depuis toujours dans la lutte interLGBT, salue ce 50ème anniversaire et la Marche symbolique qui a lieu aujourd'hui à New-York, comme elle l'a fait hier à Paris et le fera dans les Marches organisées maintenant en province !

Les Lilas, 30 juin 2019.

Aquarius, Sea Watch... : l'Europe doit prendre ses responsabilités

sam, 29/06/2019 - 18:51

Carole Rackette, la capitaine allemande du navire Sea Watch, a décidé de forcer le blocus des eaux italiennes pour approcher l'île de Lampedusa et y débarquer les 42 migrant-es bloqué-es à bord depuis quatorze jours.

Un acte d'humanité et courageux.
La FSU dénonce l'attitude du gouvernement de M. Salvini qui a empêché le bateau d'accoster mettant ainsi en péril la vie de ces migrant-es.

La jeune capitaine et les responsables du Sea-Watch risquent désormais des poursuites pour aide à l'immigration clandestine.

L'Europe ne peut accepter cela. Elle est face à ses responsabilités pour faire respecter les droits de l'Homme. Il est urgent qu'elle mette en oeuvre une politique européenne migratoire digne de ce nom. Ne pas le faire revient à accepter cette situation et le rejet de ces migrant-es.

La FSU, forte des valeurs de solidarité internationale, dénonce l'attitude des états de l'Union Européenne qui ne s'engagent pas pour faire preuve d'humanité pour des femmes, des hommes et des enfants en détresse. C'est aussi le cas du gouvernement français qui n'a pas proposé d'accueillir le bateau allemand.

La FSU exige l'arrêt des accords avec des pays tiers pour les questions migratoires et l'immunité pour l'ensemble des militant-es solidaires.
Elle demande également que les moyens nécessaires pour répondre à l'accueil des migrant·es, soient mis en place au niveau européen afin de rendre effective la liberté de circulation telle qu'elle est inscrite à l'article 13 de la Déclaration Universelle des droits de l'Homme.

Les Lilas, 29 mai 2019.

Corinne Makowski, Secrétaire nationale du Secours Populaire Français

lun, 24/06/2019 - 22:23

Les chiffres du baromètre Ipsos-SPF publié en septembre 2018, montrent que plus d'un tiers des Français-es a été confronté au cours de l'année 2018 aux privations multiples. Quelle place occupent les loisirs et vacances pour les familles qui ont du mal à joindre les deux bouts ?
Le sondage révèle que beaucoup de Français vivent mal et sont obligés de se priver. Ils ne sont pas seulement complètement sans ressource.
Ils peuvent être dans la précarité, avec des revenus en dessous de 1 200 euros par mois pour une personne seule. Comme on ne peut pas vivre correctement avec ce revenu, qu'il n'y a pas assez d'argent pour faire face aux dépenses contraintes cela amène à des privations.
Évidemment, les privations concernent les loisirs, les sorties, la culture. Les vacances sont les premières sacrifiées.

La campagne « Vacances » figure parmi les cinq campagnes annuelles d'actions de solidarité du Secours populaire. Qu'est ce qui fait que pour le SPF, les vacances ne sont pas un luxe ?
Les vacances, sont un droit pour tous, inscrit dans la loi de 1998 contre les exclusions. Mais ce n'est pas un message évident à faire passer.
Les vacances apportent un bien être mental et physique. Elles permettent de se ressourcer, de reprendre des forces, regagner de la dignité, se projeter dans quelque chose. Quand les gens partent en famille, cela recrée des liens, cela permet de se dire qu'on est comme tout le monde, de reprendre confiance en soi. Au niveau santé aussi cela joue un rôle parce qu'on mange peut-être un peu différemment, on marche, on peut se donner du temps pour soi. Les vacances sont un facteur de bien être très important. Et au retour, les enfants peuvent les raconter et ainsi sortir d'un nouveau facteur d'exclusion.
Les vacances, c'est comme la culture, quand on revient, on est plus fort pour affronter les difficultés.
On parle souvent des vacances d'été, mais le Secours Populaire travaille pour que les personnes puissent aussi partir à d'autres moments de l'année, comme tout le monde.

Quelle forme prennent les actions du SPF dans le cadre des campagnes « vacances » ?
Les personnes ne viennent pas au Secours Populaire pour dire qu'elles sont en difficulté et ne peuvent plus partir en vacances. C'est pourquoi le réseau des bénévoles qui habitent dans les quartiers est très important.
Ils font savoir qu'il existe des possibilités d'aides et les gens viennent les voir en leur disant « j'ai un voisin qui m'a dit que cela fait deux ans qu'ils ne peuvent plus partir » ou « il a perdu son travail…, il est en longue maladie… », ces éléments qui plongent les gens dans la précarité.
Une fois repérées, on travaille beaucoup sur la manière d'impliquer les personnes dans leur projet de vacances. Parfois en effet, des personnes qui ne sont pas parties
depuis longtemps ou qui ne sont jamais parties, nécessitent d'être bien accompagnées sur le projet de vacances, longtemps à l'avance.
Certaines ne savent pas quoi mettre dans la valise, ont peur d'être à un endroit sans savoir comment se débrouiller…
Nos propositions sont variées : partenariats avec des organismes de vacances, colonies de vacances pour des enfants, séjours en familles, familles de vacances, séjours à l'étranger notamment pour les jeunes, séjours de deux ou trois jours pour des personnes sans-abri, sans oublier les personnes migrantes, réfugiées et auxquelles partir quelque part en vacances fait du bien. Et puis il y a ces journées exceptionnelles, les journées des « oubliés des vacances » pour ceux qui après le 15 août ne sont toujours pas partis.
Il est important de comprendre que nous sommes vraiment dans une démarche de solidarité qui s'adresse à tous ceux qui à un moment donné ont besoin d'un coup de pouce. On remarque aussi que les personnes qui sont parties dans le cadre de nos projets s'engagent dans le milieu associatif.
Enfin, il est évident que quand les personnes sont parties elles ont envie de repartir. Elles ont eu accès à un droit et ont envie de l'exercer à nouveau.

Congés bonifiés : le gouvernement annonce l'ouverture de négociations

lun, 24/06/2019 - 21:51

"Il n'y aura pas de décret" a annoncé dimanche 23 juin la ministre des Outre-mer ! Elle a ainsi confirmé que le décret sur la réforme des congés bonifiés ne serait pas publié en juillet comme le prévoyait l'Elysée. En outre, Annick Girardin a dit « vouloir négocier » avec les syndicats et les parlementaires. Cette situation est le premier résultat des mobilisations des agent-es.

Avec sa formule « moins longtemps, plus souvent », le gouvernement a le projet de remettre en cause ce qui fonde les congés bonifiés et en particulier de supprimer le congé supplémentaire de 30 jours et surtout « l'indemnité de vie chère » qui est versée durant le congé. L'abandon du versement de la sur-rémunération pendant le congé serait une brèche ouverte sur le principe même de l'indexation des salaires dans les outres-mers. Car contrairement aux déclarations du Président de la République, la réforme envisagée ne correspond en rien aux demandes et aux besoins des agent-es. Pire encore, cette réforme est constitutive d'une nouvelle discrimination à l'encontre des fonctionnaires originaires de l'Outre-mer.

A l'opposé des orientations gouvernementales contre les droits des originaires de l'Outre-Mer, la FSU avec les autres organisations syndicales exigent :

  • L'arrêt de la suppression de la bonification des 30 jours
  • Le maintien de la sur-rémunération versée pendant le séjour
  • Le maintien de la prise en charge des frais de transport par les employeurs

Ce qui est en jeu, ce sont bien les droits des agent-es originaires des DOM, qu'elles ou qu'ils soient affecté-es en métropole ou dans les DOM. Une concertation est annoncée, la FSU y portera la voix des personnels et s'opposera à toute réduction de leurs droits. La FSU se félicite de la mobilisation des agent-es qui a permis ce recul du gouvernement et l'ouverture de négociations.

Elle restera vigilante au strict respect des droits de tous-tes les agent.e.s concerné.e.s.

Les Lilas le 24 juin 2019

N° 217

ven, 21/06/2019 - 08:25

Vers un rendez-vous non salarial ?

mer, 19/06/2019 - 19:50

Le Secrétaire d'Etat à l'action et aux comptes publics a annoncé un rendez-vous salarial pour la Fonction publique le 2 juillet prochain.
Mais la réunion préparatoire qui s'est tenue le 18 juin a d'ores et déjà fermé de nombreuses portes.
Le dégel de la valeur du point d'indice semble être écarté d'emblée... ce que la FSU a contesté avec force.
Le gouvernement n'envisage aucune mesure générale à même de soutenir le pouvoir d'achat et les niveaux de vie de toutes et tous les agent-es.

En complément d'un plan de revalorisation de la valeur du point d'indice, la FSU a réaffirmé la nécessité d'une attribution uniforme de 30 points d'indice sur l'ensemble de la grille pour poursuivre la revalorisation et tenir compte de l'inflation et de la croissance. Elle a défendu également la nécessité d'améliorer les déroulements de carrière, notamment en raccourcissant les durées de séjour dans les échelons et en fluidifiant les promotions de grade.
La FSU a rappelé que le minimum fonction publique (indice 309 depuis 2013), qui sert souvent d'indice pour la rémunération des contractuel-les les plus précaires, doit être augmenté.
Elle a enfin rappelé sa demande d'abrogation du jour de carence.

Pour seule réponse à toutes ces questions, la DGAFP a concédé quelques pistes qui ne correspondent qu'à des mesures d'accompagnement de cette politique d'austérité : GIPA, indemnité différentielle pour les rémunérations indiciaires sous le SMIC. En revanche, elle a opposé une fin de non-recevoir sur la réévaluation de la compensation de la hausse de la CSG et a remis à la loi « mobilité » l'instauration de l'IKV (indemnité vélo) dont le décret est pourtant prêt depuis 2017.
Concernant les non-titulaires, la DGAFP indique qu'aucune mesure significative ne sera prise avant 2021.

La FSU dénonce le maintien d'une politique d'austérité salariale dans la Fonction publique. Une politique injuste qui ne reconnaît ni le travail des agent-es ni leur engagement professionnel qui permet de faire vivre le service public sur tout le territoire.

La FSU appelle les agent-es à amplifier la pression sur le gouvernement avant le rendez vous salarial du 2 juillet, en particulier à l'occasion de la journée d'action intersyndicale du 27 juin.

Les Lilas, le 19 juin 2019

Quel avenir pour la Fonction publique ?

sam, 15/06/2019 - 00:55

APPEL : Face aux défis du XXIème siècle, la Fonction publique est indispensable !

jeu, 13/06/2019 - 07:55

Si les inégalités restent trop fortes en France, sans les services publics la situation serait encore plus critique. C'est déjà la remarque qu'avaient faite tous les observateurs lors de la crise financière et économique de 2008.

Les services publics permettent la redistribution d'une part importante de la richesse nationale. Ils participent à l'aménagement du territoire et sont, avec 72% des investissements publics réalisés par les collectivités territoriales, une condition essentielle du développement économique et social du pays.

Les services publics de l'Éducation, de la santé, du contrôle sanitaire, de la protection des citoyen-nes, de la justice, de la culture, de l'environnement... ont permis une augmentation de l'espérance de vie, du niveau de qualification, une amélioration des conditions de vie de chacun et chacune.

Animés par les principes d'égalité, d'indépendance et de responsabilité, guidés par les valeurs de justice, de laïcité et de solidarité, ils participent à la cohésion sociale du pays.

Dans chacun de ses versants, État, Territorial ou hospitalier, la Fonction publique fait vivre ces services. Elle est ainsi la clé de voûte de notre modèle social en assurant aux citoyen-nes la permanence, la proximité, l'accessibilité aux différents services publics.

La FSU est opposée au projet de loi dit de transformation de la Fonction publique.
Pour que notre modèle social continue de jouer tout son rôle, pour qu'il tienne cette promesse d'égalité qui est la sienne, pour qu'il réponde mieux aux besoins de la population, qu'il contribue à relever les défis de société qu'ils soient écologiques, économiques sociaux, culturels ou démocratiques, pour qu'il permette l'aménagement du territoire afin que personne ne se sente abandonné, à contrario de ce projet de loi, il est nécessaire et urgent de conforter l'action publique en lui permettant d'évoluer.

Cela passe notamment par :

  • un dialogue social respectueux des organisations syndicales,
  • un pilotage non verticale des services, tenant compte de l'expertise des agent-es et de l'avis des usager-es,
  • une amélioration conséquente de la formation des agent-es,
  • des investissements et des recrutements d'emplois statutaires de qualité à la hauteur des besoins des services publics,
  • le respect du Statut général des fonctionnaires qui constitue autant de droits et obligations pour les agent-es que de garanties pour les usager-es.

La FSU reste et restera engagée pour défendre les services publics et la Fonction publique en lui permettant de continuer à s'adapter aux besoins comme elle a toujours su le faire depuis 1946.

La FSU reste engagée pour défendre les agent-es et obtenir le respect de leur travail, de leur qualification et de leur engagement professionnel si précieux et utile au bon fonctionnement des services.

La FSU reste engagée pour défendre des services publics de qualité sur tout le territoire répondant aux besoins des usager-es.

Elle appelle toutes et tous les agent-es, les usager-es, les élu-es à défendre aujourd'hui et demain la Fonction publique.

FSU - Paris - 12 juin 2019

La FSU favorable à l'allongement de l'accès à l'IVG

mar, 11/06/2019 - 19:35

Lors de l 'examen du projet de loi santé au Sénat, un amendement a été voté autorisant l'allongement du délai légal d'accès à l'IVG de douze à quatorze semaines.
L'interruption volontaire de grossesse est déjà autorisée jusqu'à 14 semaines en Allemagne, 22 semaines en Espagne, 24 semaines en Angleterre et au Pays bas.
La FSU soutient fortement cet amendement qui permettrait aux trois à cinq mille femmes qui avortent aujourd'hui à l'étranger et à leur frais – entre 1000 et 3000 euros, de bénéficier de ce droit gratuitement en France.
Depuis une dizaine d'années, les choix politiques et la baisse des dépenses publiques ont eu pour effet des fermetures de maternité, de services hospitaliers, dont des centaines de centres IVG. L'accès à l'IVG est ainsi devenu plus compliqué et très inégalitaire pour les femmes sur l'ensemble du territoire.
Cet allongement du délai permettrait donc de réduire, même très partiellement, les difficultés.
Cette revendication est portée par de nombreuses organisations féministes dont le planning familial.

Afin que la grande cause nationale pour les droits des femmes se concrétise en acte, la FSU s'adresse solennellement à la Ministre des droits des femmes et à la ministre de la santé pour qu'elles s'expriment favorablement et publiquement pour l'allongement de l'accès à l'IVG en France.
Elle s'adresse aussi aux parlementaires pour que cet amendement soit maintenu lors du retour de la loi en commission mixte.

Les Lilas, 11 juin 2019

Pour l'avenir de la Fonction publique et de ses agent-es !

jeu, 23/05/2019 - 19:46

L'importante journée d'action et de grève des agent-es du 9 mai dernier à l'appel des organisations syndicales CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT, FAFP, FO, FSU, Solidaires et UNSA a permis de dénoncer le projet de loi de transformation de la Fonction publique lourd de conséquences négatives tant pour les agent-es que pour les usager-es.

Les annonces récentes sur les 120 000 suppressions d'emploi qui ne seraient plus l'objectif du gouvernement et sur la mise en place d'une prime de précarité constituent des inflexions positives à mettre au compte de la large unité syndicale et de la mobilisation.

Mais, sur l'essentiel du projet de loi, à ce jour, le gouvernement n'a pas répondu aux légitimes inquiétudes des organisations syndicales par exemple sur les nouvelles instances de dialogue social prévues ou encore sur le recours accru au contrat et il ne tient aucunement compte de leurs propositions.

Si ce projet de loi était adopté par le Parlement, il aurait des répercussions graves sur la qualité du service public, sur l'exercice des missions publiques et sur les conditions de travail des agent-es.

A la veille d'un rendez-vous salarial, les organisations syndicales exigent une politique salariale qui permette de reconnaître mieux le travail, les qualifications et l'engagement professionnel de toutes et tous les agent-es. Elles revendiquent une amélioration des salaires de toutes et tous les agent-es qui passent par le dégel du point d'indice et des mesures générales ainsi que par la suppression du jour de carence.

Les organisations syndicales CGT, UNSA, FSU, Solidaires, CFE-CGC, CFTC, FAFP de la Fonction publique affirment de nouveau leur attachement aux valeurs du service public et à une Fonction publique au service de toutes et tous, porteuse de l'intérêt général. Elles appellent les agent-es à se mobiliser les 27, 28 et 29 mai par des initiatives et actions diverses (conférences de presse, rencontres avec les élu-es, débats, rassemblements…), et particulièrement le 28 mai jour du vote du texte par l'Assemblée nationale, pour dire non à ce projet de loi de transformation de la fonction publique et exiger une revalorisation salariale pour toutes et tous les agent-es.

Les Lilas, le 17 mai 2019

N° 216

jeu, 23/05/2019 - 19:38
POUR n° 216