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Fédération Syndicale Unitaire, première organisation syndicale de la fonction publique d'Etat : éducation, recherche, culture, formation, insertion...
Mis à jour : il y a 14 min 3 sec

POUR ELLES infos - janvier 2019

jeu, 31/01/2019 - 16:36

SOMMAIRE
P.1 ÉDITO
P.2 JE TRAVAILLE DONC JE SUIS
P.3 BIATSS ET ADMINISTRATIFS, LES FEMMES PARTICULIÈREMENT PEU RECONNUES
P.4 C'EST CONNU, LES FILLES N'AIMENT PAS LES SCIENCES
P.6 ÉGALITÉ PROFESSIONNELLE AU MINISTÈRE DE LA CULTURE : POUR QUE LES AVANCÉES DU PROTOCOLE NE RESTENT PAS LETTRE MORTE
P.8 UN DOSSIER VRS INSPIRÉ PAR L'ENGAGEMENT DE D. FAUDOT POUR L'ÉGALITÉ F/H DANS LE SUP'

+ AGENDA « FEMMES »

Lettre ouverte de la FSU

jeu, 31/01/2019 - 15:55

Réforme de la Fonction publique : attaque sans précédent contre le statut

mer, 30/01/2019 - 12:14

Olivier Dussopt a confirmé la volonté du gouvernement de faire rapidement une réforme d'ampleur de la Fonction publique. Le projet de loi ainsi que les dispositions règlementaires seraient présentées au conseil des ministres du 27 mars.
Les organisations syndicales n'ont toujours pas ce projet. Olivier Dussopt en a seulement annoncé les grands éléments de ce qui s'y trouverait, ou ne s'y trouverait pas, lors de réunions bilatérales avec les organisations syndicales dans la semaine du 21 janvier.

Voici les sujets prévus dans cette loi :

  • Le recours accru au contrat est confirmé. Il se traduirait dans la loi par un « élargissement » des dérogations prévues à l'article 3 (principe du recrutement d'un fonctionnaire sur un emploi permanent) et par la création d'un « contrat de projet » (contrat qui peut s'achever une fois que la mission est terminée). Or, les dérogations sont déjà nombreuses et expliquent que 20% des agent-e-s ne soient déjà pas titulaires. Aller plus loin, c'est laisser aux employeurs publics la « liberté » de recourir à du personnel précaire ou titulaire, c'est faire de la précarité la voie principale, et pourquoi pas quasi unique, de recrutement. C'est une remise en cause du concours comme modalité de recrutement dans la Fonction publique. Une remise en cause du Statut. Défendre le recrutement de personnel statutaire, c'est défendre notre modèle d'égalité d'accès aux emplois publics, d'indépendance des fonctionnaires au service de l'intérêt général.
  • La suppression de nombreuses compétences des commissions administratives paritaires (CAP) et la fusion des comités techniques (CT) avec les comités d'hygiène, sécurité et conditions de travail (CHSCT) sont-elles aussi toujours à l'ordre du jour et devraient figurer dans la loi. Là encore, l'absence de contrôle paritaire sur les opérations de gestion et de représentants ayant les moyens de porter les problématiques de santé et sécurité au travail aurait des conséquences très concrètes sur le fonctionnement des services et sur l'organisation de la Fonction publique elle-même.
  • En revanche, Olivier Dussopt assure qu'il ne devrait pas y avoir de bouleversement dans la structure des rémunérations, de manière à ne pas préempter le débat sur les parts respectives de l'indiciaire et de l'indemnitaire au moment du débat sur la réforme des retraites sur laquelle la discussion est prévue en juin puis lors de l'été. La volonté de développer le « salaire au mérite » serait donc simplement reportée de quelques mois.
    La FSU a demandé l'ouverture rapide de discussions sur les incidences de cette réforme pour les agent-es de la Fonction publique.
  • Sur le temps de travail dans la fonction publique territoriale, la loi devrait permettre aux collectivités territoriales dont le protocole date d'avant l'article 7 de la loi de 2000 de pouvoir les renégocier… Cela va donc entraîner une possibilité encore plus grande de revenir sur des droits acquis et dont la légalité de ces négociations a pourtant été validée.
  • Le rôle de la commission de déontologie pourrait être étendu pour donner un avis sur les retours du privé vers le public (pour l'instant ce n'est que dans le sens public vers privé). La FSU demande une réflexion globale sur le fonctionnement de cette commission pour lutter contre tous les conflits d'intérêt.
  • Enfin, la loi donnerait une habilitation à légiférer par ordonnances sur la médecine du travail dans la Fonction publique. Le contenu de ces ordonnances fera ensuite l'objet d'une concertation avec les organisations syndicales.
    Pour la FSU, ces attaques nécessitent que tous les personnels et toute la population prennent conscience des régressions que contient cette loi. Elle mènera une campagne d'information et de mobilisation dans l'unité la plus large possible pour que la Fonction publique puisse jouer tout son rôle au service de l'intérêt général et pour que les agent-es puissent exercer leur travail et leurs missions en étant mieux reconnu-es et avec de bonnes conditions de travail.

Par ailleurs, d'autres sujets sont ouverts à la discussion dans le cadre de l'agenda social 2019 de la fonction publique :

  • Mise en œuvre du protocole pour l'égalité entre les femmes et les hommes dans la Fonction publique
  • Protection sociale complémentaire
  • Attractivité des métiers sur la base de l'avis du CESE
  • Santé au travail et prévention
  • Qualité de vie au travail

Proposition de loi B. Retailleau/E. Philippe : les libertés publiques en danger

jeu, 24/01/2019 - 15:59

Le gouvernement a décidé de reprendre à son compte la proposition de loi de Bruno Retailleau adoptée au Sénat le 23 octobre 2018 visant à « prévenir les violences lors des manifestations et à sanctionner leurs auteurs ». Alors que la France dispose d'un arsenal législatif déjà des plus répressifs, ces nouvelles mesures si elles étaient votées porteraient gravement atteinte aux libertés publiques de toutes et tous.

Les signataires appellent à s'opposer fermement à cette résurgence de la loi anticasseurs de 1970, de sinistre mémoire et abrogée en 1981. Cela marquerait un changement de paradigme avec la possibilité d'une répression inspirée des dispositions de l'état d'urgence dont le passage dans le droit commun ébranle déjà l'Etat de droit. Ce projet écarterait toujours plus la justice au profit de pouvoirs administratifs exorbitants. Fichage des manifestants, interdiction individuelle de manifester, obligation de pointage sont autant de signes de la poursuite d'une logique de suspicion généralisée et de contrôle social avec le risque de dévoiement des procédures et d'arbitraire.

Les signataires dénoncent ces restrictions au droit de manifester et ces lourdes menaces sur les libertés d'opinion et d'expression des oppositions et demandent le retrait de la proposition de loi.

Signataires : Ligue des droits de l'Homme (LDH), Syndicat des avocats de France (Saf), Syndicat de la magistrature (SM), Fondation Copernic, Fédération syndicale unitaire (FSU), Union syndicale Solidaires, Confédération générale du travail (CGT)

Paris, le 23 janvier 2019

Signez la pétition !

lun, 21/01/2019 - 20:09

Les organisations syndicales appellent le gouvernement à renforcer les services publics, la Fonction publique et à conforter le rôle des agent-es !

mar, 15/01/2019 - 17:43

Les organisations syndicales CGC, CFDT, CFTC, CGT, FA FP, FSU, Solidaires, UNSA représentatives de plus de 5 millions d'agent-es, s'inquiètent de l'avenir promis à la Fonction publique par le gouvernement et lui demandent d'entendre leurs revendications.

Face aux inégalités sociales et territoriales, au sentiment d'abandon d'une grande partie de la population, la Fonction publique a un rôle important à jouer. Sans les agent-es, qu'ils soient dans le versant de l'État, celui de la Territoriale ou de l'Hospitalière, les missions indispensables des services publics au service des usagers ne peuvent pas être rendues, l'isolement est renforcé et les inégalités grandissent. C'est pourquoi, à l'inverse des suppressions d'emplois et d'un recours accru au contrat prévus par le gouvernement, les organisations syndicales jugent indispensable la création d'emplois statutaires dans tous les services qui en ont besoin.
Elles exigent également une revalorisation salariale de toutes et tous les agent-es. Au quotidien, ils travaillent au service de l'intérêt général et font vivre ces services publics de qualité sur l'ensemble du territoire. C'est d'autant plus urgent que, depuis son arrivée, le gouvernement a accumulé des mesures négatives à leur encontre (gel de la valeur du point d'indice, mauvaise compensation de l'augmentation de la CSG, rétablissement du jour de carence…).

Au moment du grand débat national, où il sera notamment question de la réorganisation de l'État et des
services publics, les organisations syndicales demandent au gouvernement la suspension du projet de loi
relatif à la Fonction publique et des processus engagés sur la réforme de l'État.
Elles lui demandent l'ouverture de négociations visant à renforcer la Fonction publique et les droits et garanties de ses personnels.
Attachées aux principes qui sont ceux de la Fonction publique, au Statut général des fonctionnaires, et statuts particuliers qui représentent une réelle garantie d'égalité entre usagers, elles appellent à conforter le modèle social de notre pays. C'est pourquoi, les organisations syndicales engagent d'ores et déjà diverses initiatives pour permettre à toutes et tous les agent-es d'intervenir et d'agir afin de peser sur les choix du gouvernement.

Elles se retrouveront à la fin du mois de janvier pour examiner la situation et envisager les initiatives nécessaires.

Les organisations syndicales appellent le gouvernement à changer d'orientation pour que soient confortés la Fonction publique, ses missions et le rôle des agent-es.

Les Lilas le 15 janvier 2019

N° 213

ven, 21/12/2018 - 18:10

Fonction publique : réponses irresponsables du gouvernement

ven, 21/12/2018 - 13:54

Le gouvernement ne prend pas la mesure de l'exaspération des agent-es de la Fonction publique face à un pouvoir d'achat qui se dégrade et à l'absence de toutes perspectives de revalorisation salariale.

Son refus aujourd'hui encore d'ouvrir des négociations salariales dans la Fonction publique est tout autant navrant qu'inacceptable.

Il n'est pas acceptable non plus de faire peser sur le pouvoir d'achat et les conditions de travail de plus de 5 millions d'agent-es, l'incapacité du gouvernement à mener une réforme fiscale pour répondre aux besoins de la population.

La FSU juge nécessaire la construction rapide de perspectives, dans un cadre unitaire le plus large possible, pour se faire entendre du gouvernement.

Elle organisera également, tout au cours du mois de janvier, des actions et initiatives (interpellations des élu-es, débats, rassemblements etc), dans tous les territoires et dans tous les secteurs de la Fonction publique, pour faire entendre les revendications des agent-es.

Les Lilas le 21/12/2018

Communiqué des organisations syndicales de la fonction publique
CGC, CFTC, CFDT, CGT, FA-FP, FO, FSU, SOLIDAIRES, UNSA

Le gouvernement n'a pas pris la mesure du malaise qui s'exprime dans la Fonction publique et des difficultés en termes de pouvoir d'achat.

Les annonces faites ce matin ne répondent pas aux attentes de toutes et tous les agent-es de la Fonction publique.

Les organisations syndicales CGC, CFTC, CFDT, CGT, FA-FP, FO, FSU, Solidaires, UNSA ont solennellement demandé au gouvernement des mesures urgentes et générales.

Devant l'absence de réponse de sa part, elles décideront des moyens nécessaires pour peser afin d'être entendues.

Les Lilas le 21 décembre 2018

L'année change… pas la FSU qui sera encore plus engagée au quotidien !

jeu, 20/12/2018 - 15:32

Les élections professionnelles de la Fonction publique ont conforté la FSU comme une force incontournable. La FSU est une des seules organisation syndicale qui progresse en voix à la Fonction publique de l'État et à la Fonction publique territoriale. Cette progression lui permet d'obtenir un 3ème siège au Conseil Commun de la Fonction Publique.

Un signe de vitalité, la marque d'une confiance encore pus grande de la part des agent-es à les représenter, à intervenir et agir avec eux. La FSU se félicite ainsi de ce résultat qui valide aussi un projet syndical alliant proposition, action et négociation.

Le gouvernement doit entendre ce message. Et ce d'autant plus que nous traversons une crise profonde, avec une société trop fracturée, divisée. Pour cela, le gouvernement doit changer de cap sur sa méthode de gouvernance comme sur les orientations politiques en œuvre.

Pouvoir d'achat et salaires, développement des services publics, réforme de la fiscalité, transition écologique juste socialement… c'est ce que porte la FSU qui s'attache à construire les actions unitaires les plus larges possibles, pour obtenir de réelles avancées et de nouvelles conquêtes sociales. Ainsi, dès le début de l'année 2019, la FSU sera engagée pour assurer un avenir à la Fonction publique et à ses agent-es qui sont aujourd'hui les grands oubliés et qui risquent fort de faire les frais des quelques mesures annoncées par le gouvernement. Elle le sera également pour offrir aux jeunes et aux retraité-es des conditions de vies dignes et des perspectives d'avenir meilleures.

En 2019, on reste engagé-es !

Faire des migrations une chance

mar, 18/12/2018 - 16:42

Les migrations sont une réalité incontournable. Qu'ils s'agissent de migrations volontaires (études, emploi...) ou subies pour des raisons économiques, climatiques ou pour fuir la répression, les guerres, la criminalité, les discriminations, les catastrophes naturelles... « Les migrations favorisent la croissance économique, le dynamisme des sociétés et la tolérance. Elles offrent une chance à des millions de personnes en quête d'une vie meilleure, et profitent aussi bien aux communautés d'origine qu'à celles de destination » comme l'affirme António Guterres, secrétaire général de l'ONU.

Aujourd'hui, des millions de personnes dans le monde sont privées de leur liberté de circuler, sont victimes de traitements discriminatoires, inhumains et voient leurs droits bafoués (logement, santé, éducation, travail, droit aux loisirs, à la sécurité…). Parmi elles, se trouvent également des mineur-es et jeunes majeur-es isolé-es étranger-ères, dont un très grand nombre ne bénéficie pas de la protection et des droits qui leur sont dû au regard de leur âge et de leur particulière vulnérabilité sur le territoire.

Cette Journée internationale des migrants est l'occasion de lutter contre les préjugés et d'appeler la communauté internationale à se mobiliser pour faire respecter les droits des migrant-es et garantir leur égalité de traitement. L'Union Européenne doit également prendre ses responsabilités en mettant un terme à des mesures de rejet aux effets meurtriers et promouvoir une politique d'accueil digne à l'échelle du continent. La France doit revenir sur la loi « asile-immigration » et, alors que la justice vient de condamner les sept militants de Briançon pour avoir aidé des migrant-es à passer la frontière, elle doit en urgence abroger le délit de solidarité. La France doit assurer des conditions de vie décentes à celles et ceux qui demandent l'hospitalité et prendre en charge et scolariser les jeunes isolé-es étranger-ères.

La FSU appelle à participer aux initiatives et manifestations organisées ce 18 décembre.

Les fonctionnaires doivent aussi être concerné-es par les mesures de pouvoir d'achat !

lun, 17/12/2018 - 10:22

Alors que la Fonction publique compte 20% d'agent-es non titulaires souvent faiblement rémunéré-es, plus de 40% d'agent-es de catégorie C et plus de 75% dans la fonction publique territoriale dont les salaires de début de carrière sont proches du SMIC, aucune négociation ni discussion n'est, à ce jour, prévue dans la Fonction publique.

L'État employeur ne compte-t-il pas appliquer à ses propres employé-es ce qu'il demande aux entreprises de faire ?

Depuis son arrivée, les mesures du gouvernement n'ont cessé d'affaiblir le pouvoir d'achat des plus de 5 millions d'agent-es : gel de la valeur du point d'indice, remise en cause du protocole PPCR, mauvaise compensation de l'augmentation de la CSG, rétablissement du jour de carence… Dans la fonction publique aussi la colère est grande. La FSU demande l'ouverture de négociations pour des mesures concrètes en faveur du pouvoir d'achat des agent-es ainsi que la tenue d'un rendez-vous salarial dès le début de l'année 2019.

Elle met en garde le gouvernement et s'opposera à toute tentative de faire peser la mise en oeuvre des mesures annoncées pour les salarié-es par le président de la République sur les budgets de l'Etat. Alors que la population demande des services publics de qualité sur l'ensemble du territoire, ce serait de fait la condamner.

Les Lilas le 17 décembre 2018

La FSU confortée dans son engagement quotidien !

jeu, 13/12/2018 - 15:33

Les élections professionnelles de la Fonction publique ont conforté la FSU comme une force incontournable. C'est une des seules organisation syndicale qui progresse en voix. Un signe de vitalité et la marque d'une confiance encore pus grande de la part des agent-es à les représenter, à intervenir et agir avec eux. Ces élections montrent l'attachement à un syndicalisme qui sait tout à la fois proposer, négocier et agir. Le gouvernement doit entendre cela. Et ce d'autant plus alors que nous traversons une crise profonde, avec une société trop fracturée, divisée et touchée une fois de plus au cœur par l'attentat odieux commis à Strasbourg.

La 6ème puissance du monde a les ressources nécessaires pour permettre plus de justice sociale et d'égalité leviers indispensables pour sortir de la crise. Mais le gouvernement doit changer de cap sur sa méthode de gouvernance comme sur les orientations politiques en œuvre.

Pouvoir d'achat et salaires, développement des services publics, réforme de la fiscalité, transition écologique juste socialement… c'est ce que porte la FSU.
Le Président de la République n'a jusqu'ici rien annoncé pour les plus de 5 millions d'agent-es de la Fonction publique et n'a rien dit non plus de l'avenir de la réforme de la Fonction publique.

La FSU lui demande d'ouvrir de nouvelles discussions en urgence. Pour les obtenir, il sera nécessaire de nous mobiliser. C'est pourquoi, la FSU propose à l'ensemble des fédérations de fonctionnaires une journée d'action en janvier 2019.

Attentat à Strasbourg : condamnation de la FSU et émotion

mer, 12/12/2018 - 15:57

La FSU exprime sa plus vive émotion après l'attentat qui a touché la ville de Strasbourg.
Elle présente ses condoléances aux familles et aux proches des victimes et assure de toute sa solidarité les habitants de Strasbourg.

La FSU condamne cet attentat.

Un acte qui peut, une fois de plus, mettre à mal la cohésion sociale de notre pays. La FSU dénonce les propos appelant à opposer les populations entre elles ainsi que tous les amalgames.

Au contraire, en cette période difficile, il convient de s'attacher à faire vivre au quotidien les valeurs de la République.

Les Lilas le 12 décembre 2018

Elections professionnelles Fonction publique : la FSU progresse !

mar, 11/12/2018 - 16:44

Les premiers résultats des élections professionnelles des trois versants de la Fonction publique ont été annoncés ce matin aux organisations syndicales par le Ministère.

La FSU s'inquiète d'une baisse persistante de la participation à ces élections (-3 points cette année). Il conviendra de s'interroger sur les modalités et conditions de vote, sur la nécessité de mettre en place des bureaux de vote sur les lieux de travail quelles que soient les modalités retenues.

Il sera nécessaire aussi de faciliter le vote des contractuels qui n'ont pu que faiblement participer à ce scrutin. La FSU a dénoncé les dysfonctionnements survenus au Ministère de l'Education nationale.

Si les résultats ne sont pas définitifs, la FSU peut déjà se féliciter de sa progression en nombre de voix à l'État comme à la Territoriale confortant ainsi sa représentativité.

La participation de près de la moitié des agent-es montre leur attachement au rôle que jouent les instances paritaires et confortent les organisations syndicales et les représentant-es du personnel dans la défense de leurs conditions de travail, de leurs salaires, de leurs déroulements de carrière mais aussi dans la défense et la valorisation de leurs métiers et missions.

Alors que le gouvernement n'a eu de cesse de marginaliser les organisations syndicales et que le dialogue social est surtout devenu un "monologue", les personnels ont montré leur attachement à la Fonction publique. Le gouvernement doit l'entendre comme tel !

La FSU reste engagée au quotidien avec toutes et tous les agent-es pour conforter le rôle de la Fonction publique et de ses agent-es.

Aux Lilas, 11 décembre 2018

Annonces du Président de la République : Quid de la Fonction publique ?

mar, 11/12/2018 - 16:16

Face aux inégalités grandissantes, au sentiment d'abandon d'une grande partie de la population, il était attendu du Président de la République qu'il apporte des réponses en terme de pouvoir d'achat, du rôle des services publics et d'une fiscalité plus juste afin d'améliorer les conditions de vie de tous les salarié-es, chômeurs, retraité-es et jeunes.

S'il répond par 100 euros supplémentaires pour les salarié-es au SMIC, par la défiscalisation et la désocialisation des heures supplémentaires, réactivant ainsi la mesure phare du quinquennat de Nicolas Sarkozy « travailler plus pour gagner plus » avec laquelle la FSU est en désaccord, par l'annulation de la hausse de la CSG pour les retraites inférieures à 2 000 euros et par une éventuelle prime de fin d'année soumise au bon vouloir des employeurs, le Président est resté silencieux sur d'autres sujets.
Il n'a ainsi rien dit sur les bas salaires en général, les minimas sociaux et n'a rien annoncé pour les chômeurs, les jeunes. Il est resté également trop silencieux sur les plus de 5 millions d'agent-es de la Fonction publique.
Le Président n'a rien dit non plus du financement de ses mesures, sinon qu'elles ne coûteraient rien aux employeurs et que l'impôt sur la fortune ne serait pas rétabli, ce qui revient à les faire supporter par les contribuables et par le budget de l'État.

La FSU est très inquiète pour l'avenir de la Fonction publique et de ses agent-es.
Le point d'indice reste gelé. Le Président confirme une réforme de l'Etat et de la fonction publique dans l'objectif d'une meilleure maîtrise de la dépense publique.
Pourtant, la FSU avait mis en garde contre toute tentation d'utiliser une nouvelle fois la Fonction publique pour payer les nécessaires mesures sociales à prendre.
Pour répondre à la crise profonde de notre pays, il est indispensable de dégager les moyens budgétaires nécessaires. Sans réforme fiscale juste et plus redistributive, sans le rétablissement de l'ISF, toutes mesures sociales resteront limitées.
Or, le président a confirmé implicitement la poursuite des politiques libérales mises en œuvre depuis 18 mois : budget 2019, suppression de l'ISF, réforme du système des retraites, financement du chômage, réorganisation de l'État…

Concernant la jeunesse et les questions d'Education et de formation, le Président a considéré que les politiques en cours répondaient aux exigences. Or, les jeunes sont aujourd'hui mobilisés pour des perspectives d'avenir meilleures que celles promises avec les réformes actuelles (réforme du lycée, Parcours Sup…). Des réformes qui remettent en cause la professionnalité des enseignant-es , leurs conditions de travail et celles d'apprentissage de leurs élèves. La FSU réitère sa demande de d'ouverture de discussions avec les organisations de jeunesses et celles représentatives des personnels de l'Education.

Pour la FSU, les annonces faites hier soir par le Président de la République ne répondent pas aux aux enjeux qu'elle porte notamment pour réduire les inégalités sociales et territoriales et pour conforter le modèle social de la France.
C'est pourquoi, la FSU invite à développer et à participer à toutes les initiatives qui s'organisent de manière unitaire large dans le cadre de la journée d'action du 14 décembre (Grève, rassemblements, manifestations, AG avec les personnels…).
La FSU considère qu'il est de sa responsabilité de proposer aux Fédérations de fonctionnaires d'appeler à une journée d'action nationale pour permettre à la Fonction publique d'assurer des services publics de qualité sur l'ensemble du territoire et pour davantage de reconnaissance des agent-es qui en assurent le fonctionnement au quotidien.

Les Lilas le 11/12/2018

La situation appelle des réponses sociales fortes !

lun, 10/12/2018 - 09:52

Face aux inégalités grandissantes et au sentiment d'abandon d'une grande partie de la population, le gouvernement doit apporter des réponses qui améliorent les conditions de vie de tous les salarié-es, chômeurs, retraité-es et jeunes : augmentation des salaires, des minima sociaux et des retraites, accès à des services publics de qualité sur tout le territoire, création d'emplois... La FSU demande l'ouverture de discussion à la Fonction publique où les salaires sont gelés et les perspectives de carrière bloquées.

Améliorer la cohésion sociale, défendre les valeurs qui fondent le modèle social, favoriser la transition écologique exige des services publics forts avec des agent-es véritablement reconnu-es. La FSU demande au gouvernement d'abandonner le projet de réforme de la Fonction publique tel qu'il est prévu à ce stade. Au contraire, pour répondre aux enjeux de société c'est d'une fonction publique renforcée dans ces moyens et missions, avec des agent-es conforté-es dans leur statut et leurs carrières dont le pays a besoin. Elle met en garde contre toute tentation d'utiliser une nouvelle fois la Fonction publique pour payer les nécessaires mesures sociales à prendre.

La FSU réitère également sa demande d'ouverture de discussions au ministère de l'Education nationale, avec les organisations de jeunesse et les organisations syndicales représentant les personnels afin de répondre aux inquiétudes et aux revendications des jeunes.

Le gouvernement ne pourra pas répondre à la crise profonde de notre pays sans dégager les moyens budgétaires nécessaires. Une réforme fiscale juste et plus redistributive et le rétablissement de l'ISF s'imposent.

Le gouvernement ne doit plus tergiverser et doit répondre à ces attentes aujourd'hui au risque d'aggraver encore les fractures de notre société.

C'est ce que portera la FSU ce matin à la réunion organisée par le gouvernement. Mais, alors que depuis plus de 18 mois, celui-ci gouverne sans entendre ni les alertes ni les revendications de la FSU, il ne pourra pas se cacher derrière cette réunion pour continuer sa politique si tel était son choix en faisant croire qu'elle serait partagée par les organisations consultées.

Pour la FSU, les annonces qui seront faites ce soir par le Président de le République relèveront de sa seule responsabilité. Elle les écoutera avec la plus grande attention et y répondra.

Les Lilas le 11 décembre 2018

La FSU demande solennellement au gouvernement d'entendre les revendications de la jeunesse

ven, 07/12/2018 - 16:06

La FSU exprime sa vive émotion après les violences commises à l'égard des jeunes, notamment suites aux événements de Mantes la Jolie.
Elle condamne ces violences. Le gouvernement ne peut pas traiter ainsi la jeunesse : gardes à vue, déferrements devant la justice des mineurs... La FSU exige que ces jeunes ne soient pas poursuivis dans le cadre de procédures abusives et demande la levée des gardes à vue.

C'est une réponse politique qu'il faut apporter à ce mouvement. La FSU demande solennellement au gouvernement d'entendre les revendications de la jeunesse, de recevoir les organisations de jeunesse et celles des personnels pour trouver une solution négociée. Elle alerte, depuis le début de ce conflit, le Ministre de l'Éducation nationale et le gouvernement sur la gravité de la situation et elle a fait part à maintes reprises des inquiétudes tant pour les élèves que pour les personnels. Pour sortir de cette crise, la FSU a proposé que se tiennent immédiatement des discussions avec les organisations de jeunesse et les représentants des personnels.

Il s'agit d'entendre les inquiétudes des jeunes face à leur avenir et leurs revendications contre les réformes porteuses d'inégalités et pour améliorer le service public d'éducation.
La FSU demande solennellement et urgemment au gouvernement d'accéder à cette demande.

Aux Lilas, 7 décembre 2018

Les personnels confortent la FSU dans sa première place à l'Éducation

ven, 07/12/2018 - 12:37

Dans un contexte de remise en cause par le gouvernement des instances de dialogue social et de marginalisation du rôle des organisations syndicales, la FSU se félicite de la participation des personnels de l'Éducation nationale (en hausse de 0,9 % par rapport à 2014), qui plus est dans des conditions de vote chaotique dès le premier jour.Avec une augmentation de plus de 6 300 voix pour la FSU par rapport aux élections de 2014, les électeurs et électrices de l'Éducation ont ainsi renouvelé leur confiance aux délégué.es du personnel de la FSU et de ses syndicats pour les représenter. Ces élections montrent une grande stabilité des résultats entre les différentes organisations. Le nombre de sièges attribués au CTM restant même à l'identique.

La FSU reste sans conteste la première fédération de l'Éducation nationale.Un atout considérable pour continuer de défendre au quotidien les personnels dans l'exercice de leurs missions, le bon déroulement de leur carrière mais aussi pour obtenir une meilleure reconnaissance de leurs qualifications et une amélioration de leurs conditions de travail.

La FSU reste également totalement engagée pour défendre et conforter le service public d'éducation au service de la réussite de tous les élèves. Des élèves confrontés aussi aujourd'hui à la prégnance des inégalités sociales ce qui rend urgent la démocratisation du système éducatif.

La FSU reste mobilisée pour donner un avenir à la jeunesse.

Alors que le Ministre cherche à faire croire que les personnels lui accordent un satisfecit permanent contre l'avis des organisations syndicales, ces élections constituent un message fort envoyé par les personnels et il devra en tenir compte tant sur la méthode de concertation que sur le contenu des réformes.

Les Lilas le 7 décembre 2018