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Fédération Syndicale Unitaire, première organisation syndicale de la fonction publique d'Etat : éducation, recherche, culture, formation, insertion...
Mis à jour : il y a 7 min 33 sec

La FSU demande au Ministre d'entendre celles et ceux qui font vivre le service public d'éducation

mer, 03/04/2019 - 15:18

Le Ministre de l'Éducation nationale a décidé de recevoir toutes les organisations syndicales.

Reçue aujourd'hui, la FSU a tenu à redire au Ministre son désaccord profond avec le projet de loi mal nommé de l'École de la confiance actuellement en discussion au parlement.

Elle lui a fait part de ses critiques quant à la méthode employée qui consiste à ne pas associer les organisations représentatives des personnels sur des enjeux aussi lourds que celui par exemple des établissements de savoirs fondamentaux ou encore à ne pas tenir compte de leurs alertes comme par exemple sur l'article 1 de ce texte.

La FSU a réaffirmé que ce projet de loi, si déstructurant pour le système éducatif, va à l'encontre de la nécessité de démocratiser le service public d'éducation pour répondre aux enjeux de réussite de tous les jeunes et d'élévation du niveau de qualification. C'est pourquoi la FSU en demande le retrait.

La FSU a rappelé au Ministre les propositions qu'elle a faites et ignorées jusqu'ici : amélioration de la formation initiale et continue, programmation des recrutements et pré-recrutements, amélioration des conditions de scolarisation des élèves, meilleure reconnaissance des personnels...

Par ailleurs, la FSU a alerté le Ministre sur nombre de sujets contre lesquels parents, enseignant-e-s et personnels de l'Éducation sont mobilisé-e-s : réformes du lycée, de la voie professionnelle, suppressions de postes, mouvement 1er degré, évaluations, réorganisation de certains services... Elle a dénoncé également les pressions grandissantes à l'égard des personnels mobilisés.

Le Ministre ne semble pas prêt à renoncer à ses orientations ni à entendre ce qui s'exprime sur le projet de loi comme sur les réformes des lycées ou les conditions de scolarisation de cette prochaine rentrée notamment compte tenu des suppressions de postes.

Le Ministre s'est dit disponible pour aménager des aspects de son projet de loi comme sur la place des directeurs d'école dans les EPSF. La FSU craint que ces modifications ne répondent pas aux attentes.

Les mobilisations, notamment celles des 19 et 30 mars, ont montré le fort mécontentement face à cette situation et les attentes des enseignant-e-s comme celles de tous les personnels de l'Éducation et de l'ensemble de la communauté éducative. Dès demain 4 avril, les personnels seront à nouveau mobilisés par des actions organisées un peu partout dans le pays.

Et la FSU appelle également les personnels de l'Éducation à se mobiliser massivement le 9 mai prochain avec toutes et tous les agent-e-s de la Fonction publique pour défendre les services publics et porter ensemble des propositions alternatives aux projets de lois destructeurs en cours.

La FSU demande au gouvernement de prendre la mesure des enjeux que constitue aujourd'hui l'avenir des services publics pour notre pays et d'entendre enfin la voix de celles et ceux qui les font vivre par leur engagement quotidien.

Les Lilas le 3 avril 2019

Le gouvernement envisage de réformer les congés bonifiés

mar, 02/04/2019 - 16:32

Le gouvernement prétend faire une réforme des congés bonifiés sur la base du slogan « moins longtemps mais plus souvent ».

Pour rappel, le congé "bonifié" est un congé particulier accordé à un fonctionnaire originaire d'un DOM qui travaille dans l'hexagone ou dans un autre DOM, ou au fonctionnaire originaire de métropole qui travaille dans un DOM. Donnant lieu à une majoration de la durée du congé annuel, à une prise en charge des frais de transport et au versement d'une indemnité, ce congé permet aux fonctionnaires d'effectuer périodiquement un séjour sur leur lieu d'origine.

Avec sa formule « moins longtemps, plus souvent », le gouvernement prétend que sa réforme serait budgétairement neutre, le passage à un billet d'avion payé tous les 2 ans au lieu de 3 actuellement étant censé compenser les réductions de droits. Or, ces mesures sont loin d ‘être anodines puisqu'il s'agirait de supprimer le congé supplémentaire de 30 jours, et surtout « l'indemnité de vie chère » ne serait plus versée durant le congé. On est donc loin de l'opération neutre vantée par le gouvernement.

L'abandon du versement de la sur rémunération pendant le congé serait en outre une brèche ouverte sur le principe même de l'indexation des salaires dans les outres mers.

L'argument du « plus souvent, moins longtemps » est aussi justifié par le gouvernement par une « moindre désorganisation des services ». Pourtant, les demandes sont déposées bien en avance et devraient permettre aux services d'organiser le remplacement … s'il y avait des moyens pour le faire.

Ce qui est en jeu, c'est donc bien les droits des agents originaires des DOM, qu'ils soient affectés en métropole ou dans les DOM. Le gouvernement envisage de prendre un nouveau décret dès juillet 2019 pour modifier le décret de 1978. Une concertation est annoncée en avril, la FSU y portera la voix des personnels et s'opposera à toute réduction de leurs droits.

Projet de loi de "transformation" de la fonction publique : déclaration FSU – CCFP – 14 mars 2019

mar, 02/04/2019 - 07:47

Comme d'autres organisations syndicales, la FSU a refusé de siéger aux premières réunions du Conseil supérieur de la Fonction publique de l'État et du Conseil Commun de la Fonction publique devant examiner le projet de loi relatif à la transformation de la Fonction publique.

La FSU n'a eu cesse, depuis près d'un an, de dénoncer les arbitrages unilatéraux du document d'orientation du gouvernement - Refonder le contrat social avec les agents publics – parce qu'ils tournaient le dos aux principes mêmes qui fondent notre modèle de Fonction publique, si structurant pour le modèle social de la France, en préconisant des mesures pour accroître le recours au contrat, individualiser les rémunérations, affaiblir les instances de représentation des personnels et les droits syndicaux de tous les agent-e-s… et cela dans un contexte où le gouvernement prône l'externalisation de missions et de services ainsi que la suppression de 50 000 emplois à l'État et de 70 000 dans la Territoriale d'ici 2022, tout en rétablissant le gel de la valeur du point d'indice et la journée de carence.

Pour la FSU, ce n'est pas et ne sera jamais en dégradant la situation des agent-e-s et en affaiblissant le service public que l'on modernisera l'État et la Fonction publique. Procéder ainsi, c'est bafouer la notion même d'intérêt général en laissant entendre qu'il pourrait être confié à des intérêts privés.
Ce sont aujourd'hui ces mêmes orientations que contient le projet de loi dit de transformation de la Fonction publique. Rien de nos alertes ou de nos propositions n'a été entendu ni retenu.
Vous conviendrez qu'il est difficile de parler alors de dialogue social et encore moins de se prévaloir d'un accord avec les organisations syndicales sur ce projet.
Aujourd'hui, le gouvernement a ouvert un Grand débat national dont les conclusions ainsi que les pistes retenues par le gouvernement devraient être annoncées au début du mois d'avril. Quelle urgence y-a-t-il à décider aujourd'hui d'une loi pour la Fonction publique sans attendre les conclusions que le gouvernement entend tirer de ces débats ?
La Fonction publique et les services publics sont au cœur des débats qui traversent tous les jours toute la société, à commencer par la grande majorité de la population pour qui ils représentent une grande richesse en termes d'accès aux droits, de conditions de vie dignes, d'avenir pour les enfants, de bonne santé pour toutes et tous, etc.
Les attentes sont fortes et pourtant vous vous apprêtez à réduire l'action publique tournant ainsi le dos à une amélioration du fonctionnement des services publics et à leur implantation sur tout le territoire pour répondre aux besoins de la population. La FSU demande une nouvelle fois au gouvernement de suspendre la présentation de ce projet de loi, de le retirer en l'état et de rouvrir un vrai dialogue social pour conforter la Fonction publique.
Le projet de loi présenté porte largement atteinte au Statut général des fonctionnaires en le vidant de son sens. Pour la FSU, fruit d'une longue construction tout autant historique que politique et culturelle, le Statut est un pilier de notre modèle social. Et si la Fonction publique doit en permanence évoluer et s'adapter, c'est un de ses grands principes, la FSU n'accepte pas sa destruction. Car c'est de cela dont il s'agit.

Pourtant, notre Fonction publique pourrait servir d'exemple, de repère, à bien des égards, à un monde qui prétend relever les défis du XXIè siècle.
La FSU porte avec force la nécessité de renforcer les services publics : Éducation, Santé, Emploi, Justice, Logement, Écologie, Agriculture, Culture… Toutes les missions qu'ils assurent et celles qu'il faudrait leur confier sont essentielles pour permettre l'égalité d'accès de toutes et tous aux droits les plus essentiels sur tout le territoire.
Aujourd'hui, la Fonction publique assure la continuité et la permanence de services publics sur tout le territoire, avec l'ambition de l'égalité d'accès et le respect de l'égalité de traitement pour tou-tes les usager-e-s. Dans un contexte d'inégalités et d'instabilités croissantes, ces principes qui l'animent sont d'une grande importance et donnent sens aux valeurs qui sont celles de la République.

Les principes d'égalité et de neutralité sont l'assurance pour les usager-e-s d'être traité-e-s de manière impartiale et protègent les fonctionnaires des pressions qu'ils pourraient subir dans l'exercice de leurs missions.
Le choix d'un fonctionnaire-citoyen allie responsabilité dans l'exercice des missions et liberté d'opinion des agent-e-s. Une conception moderne dont le monde du travail dans son ensemble pourrait s'inspirer.
La fonction publique de carrière permet un équilibre entre les droits et les obligations et est une digue efficace contre les phénomènes de corruption ou de clientélisme.
Le recrutement par concours garanti l'égalité d'accès à des emplois publics qualifiés, l'indépendance des fonctionnaires au service d l'intérêt général.
Pourquoi mettre en péril ces principes et ces équilibres ? A qui cela profitera-t-il ? De toute évidence ni aux usager-e-s et aux agent-e-s.

La Fonction publique s'est adaptée, s'adapte et devra s'adapter aux évolutions de la société. Elle l'a largement démontré depuis 1946 et le statut est structurant de cette adaptabilité, bien davantage que le contrat. La fonction publique a besoin que l'expertise professionnelle soit soutenue, reconnue et renforcée chaque fois que des besoins nouveaux apparaissent.
C'est pourquoi la FSU a mis sur la table nombre de propositions : pilotage moins vertical des services, amélioration de la formation des agent-e-s, anticipation des besoins et des recrutements nécessaires pour y faire face, contribution à l'aménagement du territoire, à la réduction des inégalités, résorption de la précarité, meilleure reconnaissance du travail et de l'engagement de toutes et tous les agent-e-s, revalorisation des carrières et des rémunérations, prise en compte de l'avis des usager-e-s…. Rien de tout cela n'est aujourd'hui à l‘agenda du gouvernement.

Non l'État n'est pas une entreprise et ne doit donc pas être géré comme telle !

C'est pourquoi la FSU ne trouve pas de dispositions dans ce texte pouvant recueillir son assentiment : recours accru au contrat (art5, art6, art7, art8...), affaiblissement des organismes consultatifs (art2, art3, art9, art12...), introduction de dispositifs propres au secteur privé déstabilisant pour la gestion immédiate, de moyen et de long terme de la Fonction publique (art 24 concernant les ruptures conventionnelles), dispositions prévoyant l'externalisation de services (art 25, art26…), remise en cause d'accords négociés dans la Fonction publique territoriale (art17) et enfin possibilité de prendre des décisions par voie d'ordonnances (art16)…. tous les articles de ce projet de loi tournent le dos à l'ambition de services publics de qualité.

Concernant le titre 5 du projet de loi, la FSU, signataire de l'accord relatif à l'égalité professionnelle entre les femmes et les hommes dans la Fonction publique ne peut pas accepter le chantage qui consisterait à accepter cette loi pour permettre la mise en œuvre des mesures nécessaires. D'autres possibilités législatives sont possibles pour rendre effectives les décisions actées.

Projet de loi de "transformation" de la fonction publique : déclaration FSU – CCFP – 15 mars 2019

mar, 02/04/2019 - 07:39

La FSU n'a eu cesse depuis près d'un an de dénoncer les arbitrages unilatéraux du document d'orientation du gouvernement Refonder le contrat social avec les agents publics. Rien de nos alertes ni de nos propositions n'a été entendu.

Vous conviendrez qu'il est difficile alors de parler de dialogue social.

Aujourd'hui, le gouvernement a ouvert un Grand débat national dont les conclusions ainsi que les pistes retenues par le gouvernement devraient être annoncées au début du mois d'avril. Quelle urgence y-a-t-il à décider aujourd'hui d'une loi pour la Fonction publique sans attendre les conclusions que le gouvernement entend tirer de ces débats ?

La FSU considère que le projet de loi dit de transformation de la fonction publique, examiné au CCFP d'aujourd'hui, est une remise en cause sans précédent de la Fonction publique. Tournant le dos aux principes mêmes qui fondent notre modèle de Fonction publique si structurant pour notre modèle social, il est aussi le renoncement à faire évoluer la Fonction publique pour répondre à tous les besoins de la société et garantir plus et mieux de services publics de qualité aux usager-e-s sur l'ensemble du territoire.

C'est pourquoi la FSU ne peut pas accepter :

  • L'élargissement des dérogations au principe du recrutement par concours sur un emploi permanent ni la création de « contrat de projet ». C'est faire du contrat et de la précarité la voie principale de recrutement alors que déjà aujourd'hui 20% des agent-e-s ne sont pas titulaires. C'est, contrairement à ce qui est écrit dans le texte, fragiliser le fonctionnement et la continuité des services.
  • Le contrat, en levant toutes contraintes à l'exercice du pouvoir hiérarchique, renforce la proximité entre l'agent-e et l'employeur affaiblissant de fait la mise en œuvre des principes de neutralité et d'indépendance pourtant si utiles aux agent-e-s comme aux usager-e-s.
  • La possibilité d'externalisation de services avec des détachements vers le privé, sans d'ailleurs que ne soit offert aux agent-e-s la possibilité d'un droit d'option, l'introduction des ruptures conventionnelles, des mobilités imposées, etc. Cela constitue un plan pour « accompagner » celui de suppression de 120 000 emplois d'ici 2022 et de réduction des périmètres de l'action publique au moment même où le besoin de services publics de qualité, accessibles sur tout le territoire, est une attende forte des citoyen-n-es.
  • La réduction du rôle des représentant-e-s des personnels en vidant les commissions paritaires de leur substance et en ne donnant plus aucun droit de regard aux agent-e-s sur les actes de gestion (mutations, promotions, etc.), en remettant en cause les CHSCT, leurs prérogatives et les moyens pour les faire fonctionner. Ainsi, l'administration affecterait ou nommerait de manière unilatérale, en toute opacité, sans aucune vérification par des élu-e-s du personnel du respect des droits de chacun, sans possibilité pour les personnels de contester les décisions autrement que par un recours individuel devant l'administration puis devant les tribunaux administratifs. C'est le retour à l'arbitraire et à l'autoritarisme, bien loin de notre conception d'une gestion collective et démocratique des carrières et des conditions de travail des agent-e-s.
  • La remise en cause des accords négociés sur le temps de travail dans la Fonction publique territoriale. Comment comprendre la volonté affichée du gouvernement de négocier à un niveau local dans le privé alors que ceux-ci sont remis en cause dans la Fonction publique ?
  • Une loi donnant une habilitation à légiférer par ordonnances sur la médecine du travail et sur les différents congés. Il faut commencer par prendre le temps d'une négociation avec les organisations syndicales représentatives des personnels avant d'arrêter des décisions.

Concernant le titre 5 du projet de loi, signataire de l'accord relatif à l'égalité professionnelle entre les femmes et les hommes dans la Fonction publique, la FSU ne peut pas accepter le chantage qui consisterait à accepter cette loi pour permettre la mise en oeuvre des mesures nécessaires. D'autres possibilités législatives existent pour rendre ces décisions effectives.
Monsieur le Ministre, vous et votre gouvernement, prenez une lourde responsabilité à faire ces choix. La FSU ne les cautionnera en aucune manière et, comme elle le fera aujourd'hui au cours de ce CCFP, elle continuera à dénoncer ces mesures et à appeler chacun et chacune à ses responsabilités.

30 mars : mobilisations réussies contre la réforme Blanquer

sam, 30/03/2019 - 18:27

Aujourd'hui, partout en France, des mobilisations ont rassemblé, à l'appel de plusieurs organisations syndicales dont la FSU, des dizaines de milliers de personnes : enseignant-es, personnels de l'Education, parents d'élèves, organisations de jeunesse.

Elles ont montré que l'opposition à la réforme Blanquer est réelle et qu'il existe une attente forte pour obtenir, à l'inverse de ce projet de loi, des mesures permettant de donner au système éducatif la capacité de faire réussir tous les jeunes.

Le gouvernement doit entendre ces exigences. Et la FSU fera tout pour qu'il en soit ainsi.

Le 4 avril prochain un temps fort de mobilisations (grève, rassemblements, manifestations...) est d'ores et déjà prévu.

Partout, la communauté éducative restera mobilisée pour demander une autre politique pour l'école.

Les réformes du lycée, du Bac et Parcoursup sont toujours rejetées par les personnels comme par les parents.

Les injonctions, les pressions, les provocations auxquelles sont soumis les personnels sont insupportables.

Le gouvernement doit entendre ces exigences et abandonner le projet de loi « pour l'école de la confiance »

Et le 9 mai prochain, le secteur de l'Education se mobilisera avec toutes et tous les agent-es de la Fonction publique pour défendre la Fonction publique et le service public de l'Education.

Les Lilas le 30 mars 2018

Réforme Blanquer : l'épreuve des faits !

ven, 29/03/2019 - 17:36

Dans un interview du 27 mars au Parisien, le Ministre de l'Éducation nationale juge que si certain-es sont en colère et se mobilisent c'est parce que d'autres mentiraient...

Une défense bien peu crédible car les textes et les faits ne mentent pas eux.

Les suppressions de postes sont bien réelles, le projet de création d'établissements publics des savoirs fondamentaux est bien dans le projet de loi sans consultation préalable de la communauté éducative, comme celui concernant la fin de l'évaluation indépendante des politiques éducatives. Les cadeaux financiers pour l'école privée sont très clairs à travers la mesure de l'obligation scolaire à l'école maternelle et les réformes des lycées, du baccalauréat et de Parcoursup sont autant de renoncements à la démocratisation du système éducatif. Le climat d'autoritarisme, les tentatives d'intimidation des personnels qui expriment leurs désaccords ou se mobilisent contre les orientations portées par le ministre sont bien réels aussi. Quant à la non revalorisation des personnels de l'Éducation, ceux-ci la vérifient au quotidien.

La FSU, comme d'autres organisations, a mis nombre de propositions sur la table pour permettre une réelle démocratisation du système éducatif afin de combattre mieux les inégalités scolaires et élever le niveau de connaissance et de qualification. Le Ministre ne les a pas entendu à ce jour.

C'est pourquoi, ce samedi 30 mars, avec l'UNSA Éducation, le SGEN-CFDT, la CGT Éducation et le Snalc, la FSU appelle à manifester partout dans le pays pour exiger d'autres perspectives que ce projet de loi afin de permettre la réussite de tous les jeunes.

Les Lilas, 29 mars 2019

Agressions de Rroms : condamnation de la FSU

ven, 29/03/2019 - 17:29

Agressions de Rroms : condamnation de la FSU

De fausses informations mettant en cause les populations Rroms se répandent actuellement sur les réseaux sociaux.

Ces rumeurs, évidemment infondées, mais relayées largement via les réseaux sociaux ont éveillé chez certains la volonté d'en découdre. Des groupes de personnes particulièrement haineuses se sont constitués et ont organisé des « expéditions punitives » dans les campements de Seine Saint-Denis et des Hauts-de-Seine semant la terreur et la violence.

Ces ratonnades dignes des temps les plus sombres de notre histoire ont fait plusieurs blessés selon l'association La Voix des Rroms. Une chose est certaine, les enfants témoins de ces actes barbares sont terrorisés et leurs parents n'osent plus les envoyer à l'école.

La FSU condamne ces violentes agressions. Elle demande au gouvernement de prendre la mesure de cette situation dans toutes ses dimensions en particulier en assurant la sécurité des victimes et de se donner les moyens d'y remédier.

Les Lilas, 29 mars 2019

Mobilisé-es pour obtenir l'abandon du projet de loi Blanquer

jeu, 28/03/2019 - 10:27

Les enseignantes et enseignants se mobilisent face à la politique éducative, rétrograde et libérale, conduite actuellement à marche forcée au mépris de leur expertise professionnelle et déjà sanctionnée par l'ensemble de la communauté éducative.

Elles et ils rejettent notamment le projet de loi « pour l'école de la confiance », un texte qui ne permettrait en rien d'améliorer la réussite de tous les élèves et bouleverserait radicalement le fonctionnement et la structure de l'école avec notamment la création de regroupements écoles-collège.

Nos organisations syndicales SNUipp-FSU, SNEP-FSU, SNES-FSU, SNUEP-FSU, FNEC-FP-FO, CGT Éduc'action et Sud Éducation dénoncent les menaces de sanctions et pressions exercées à l'encontre des personnels et défendent leur liberté d'expression. Nos organisations sont engagées dans ces mobilisations, soutiennent les actions menées localement et appellent à les développer avec tous les personnels.

Lors des manifestations organisées sur tout le territoire samedi 30 mars, les enseignantes et enseignants seront rejoints dans leur mobilisation par des parents d'élèves, des élu-es ou simplement des citoyen-nes. Nos organisations appellent à faire de cette journée un moment fort de mobilisation pour le service public d'éducation.

Elles appellent ainsi à faire du jeudi 4 avril un prochain temps fort de mobilisations (grève, rassemblements, manifestations...) pour obtenir l'abandon du projet de loi. Elles construisent également d'autres actions localement durant la période de vacances par zone.

Elles s'engagent aussi sur le terrain de la Fonction publique pour s'opposer à la réforme gouvernementale qui détruirait le statut de fonctionnaire, et promouvoir également le service public d'éducation. Elles estiment nécessaire de poursuivre et d'amplifier les mobilisations pour obtenir l'abandon du projet de loi y compris au moment de l'examen de celui-ci par le Sénat.

À cet effet, elles se reverront prochainement dans l'unité la plus large.

Paris, le 27 mars 201

Temps de travail des agent-es publics : la FSU demande des comptes !

mar, 26/03/2019 - 16:23

Suivant l'adage bien connu "Qui veut tuer son chien l'accuse de la rage", le rapport remis par l'Inspection générale des finances à Gérald Darmanin et dévoilé, la veille de la présentation en conseil des ministres du projet de la loi dite de transformation de la fonction publique, tombe à pic pour s'attaquer aux agent-es publics. Quelle aubaine que de pouvoir encore une fois les stigmatiser comme détenteurs de prétendus privilèges ! La ficelle est vraiment trop grosse pour être honnête !

Selon ce rapport, sur 1,1 million d'agent-es audité-es dans la fonction publique d'Etat, 190 000 agent-s ne feraient pas 35 heures et ce, sans justification.
Or, le rapport annuel sur l'état de la fonction publique (sources de l'INSEE) souligne à l'inverse que la durée effective de travail des agent-es de l'État est de 1 637h (1 749 pour les temps pleins) portant la durée hebdomadaire entre 39 et plus de 41 heures.

Pour la FSU, si des discussions doivent s'ouvrir sur le temps de travail des agent-es de la Fonction publique, ce ne peut être que sur un diagnostic sérieux et partagé et sur tous les sujets affairant au temps de travail : compensation de contraintes, temps formels ou informels non comptabilisés, heures supplémentaires non payées, organisations des services, conditions de travail, prise en compte des évolutions du travail liées aux besoins des usager-es, amplitudes réelles de service et temps contraints...

Et comment ne pas voir la manœuvre gouvernementale qui consiste à justifier sa prévision de 120000 suppressions d'emplois ! Car selon ce rapport, si on « revenait » aux 35 heures pour ces agent-es de l'État, ajouté à ceux de la fonction publique territoriale qui seraient selon le ministère dans le même cas, cela porterait le nombre à 65 000 suppressions possibles. Comme si une heure pas ci, une heure par là pouvaient s'additionner dans un tout cohérent permettant d'aboutir à un poste de travail réel ! Un rapport qui permet donc au Ministre de l'action et des comptes publics de justifier la moitié des suppressions de postes prévues par le gouvernement !

La FSU, dénonce les manœuvres qui présentent, une fois de plus, la Fonction publique uniquement comme une dépense ou du gaspillage.

La FSU réitère au gouvernement sa demande d'un rapport sur les richesses produites dans notre pays grâce aussi aux plus de 5 millions d'agent-es de la Fonction publique. Et ce par leur travail et leur engagement quotidien dans des conditions souvent bien difficiles tout en étant mal reconnu-es, voire stigmatisé-es et avec des salaires non revalorisés.

Les Lilas, 26 mars 2019

Plus de 30 organisations ensemble pour les libertés publiques et le droit de manifester

sam, 23/03/2019 - 18:51

Un nouveau seuil a été franchi dans la dérive autoritaire du gouvernement. Après l'inscription de l'état d'urgence dans le droit commun, l'adoption du projet de loi “anti-manifestant·e·s” qui accroît les mesures liberticides vis-à-vis des manifestant·e·s, et des Gilets Jaunes, nous apprenons que l'exécutif souhaite mobiliser les militaires de l'opération Sentinelle pour intervenir face aux mobilisations sociales. Un État de droit, une démocratie, la République ne sauraient accepter que l'armée se retrouve face au peuple, comme s'il était un ennemi, comme si la guerre civile était déclarée.

L'ONU a déjà mis en garde la France, pays de la déclaration des Droits de l'Homme, pour ses manquements à ses engagements pour les libertés fondamentales. Beaucoup connaissent l'aggravation de cette situation depuis longtemps, que ce soient les migrant·e·s, les quartiers populaires, qui ont été le champ d'expérimentation d'un maintien de l'ordre souvent en dehors des principes de l'État de droit. La situation prend cependant une gravité inédite. La pénalisation du mouvement social, écologiste et syndical, le mépris au regard des contre-pouvoirs, est une façon d'empêcher tout dialogue, toute issue positive aux crises de notre époque.

Face aux destructions de bâtiments ou autres actes de violence, le gouvernement ne doit pas jouer aux pompiers pyromanes mais faire preuve de responsabilité. Il est temps de penser les conditions de la désescalade. Pour cesser de nourrir la tension, l'État a le devoir d'en finir avec les provocations et le recours à un arsenal sécuritaire aussi exponentiel qu'inefficace, comme il le fait depuis des semaines vis-à-vis des gilets jaunes. Il est intolérable que des armes dangereuses, dont nous réclamons l'interdiction, aient tant blessé, estropié de manifestant·e·s. Le bilan est déjà tragique et historique. Le droit fondamental de manifester se trouve maintenant clairement menacé. Nous refusons cette menace, y compris dès le samedi 23 mars.

La baisse des tensions que nous souhaitons suppose également que les pouvoirs publics répondent concrètement aux aspirations qui s'expriment largement dans le pays pour la justice sociale, pour une vie digne pour chacune et chacun, pour la lutte contre le mortifère réchauffement climatique.

Nous appelons toutes les forces vives progressistes du pays, attachées aux libertés publiques, à faire cause commune pour que le gouvernement change de ton et de réponse, pour que la démocratie ne soit pas bafouée mais renforcée, pour le retrait de la loi anti manifestants, et l'annulation des mesures liberticides annoncées ce lundi 18 mars par le premier ministre.

Nous prenons date en ce jour pour une nouvelle réunion plus large encore jeudi 28 mars afin d'y prendre ensemble des initiatives.

Signataires :
ANV-COP 21 ;
ATTAC ;
Comité Justice pour Adama ;
Coopérative Ecologie Sociale ;
Le DAL ;
EELV ;
Ensemble ;
Gauche républicaine et socialiste
Génération.s ;
L'Humanité ;
L'UNEF ;
L'Union Nationale Lycéenne ;
La Chapelle Debout ;
La France insoumise ;
La FSU ;
Là-Bas si j'y suis ;
La Gauche Républicaine et Socialiste (GRS) ;
Le groupe de la Gauche démocrate et Républicaine ;
Le groupe parlementaire de la France Insoumise ;
Le Mouvement National Lycéen ;
Le Parti Communiste Français ;
Le Nouveau Parti Anticapitaliste ;
Le Parti communiste des ouvriers de France ;
Le Parti de Gauche ;
Le Parti Ouvrier indépendant ;
Le Parti Ouvrier indépendant démocratique ;
Le SNES ;
Le Syndicat de la Magistrature ;
Le Syndicat des avocats de France ;
Les Amis de la Terre ;
Regards ;
Solidaires ;
Sud Postes 92 ;
Union Syndicale Solidaires ;

30 mars : journée nationale d'action - Monsieur le Ministre, pour améliorer l'École vous n'avez pas notre confiance !

jeu, 21/03/2019 - 17:51

Le ministère de l'Éducation nationale poursuit sa politique éducative rétrograde et libérale sans prendre en compte ni l'expertise professionnelle des acteurs de terrain, ni les avis de leurs organisations syndicales, ni ceux de l'ensemble de la communauté éducative.
L'amélioration de notre système éducatif exige certes, une ambition politique forte mais également une construction qui soit commune et concertée. Or, le ministre enchaîne les attaques : Parcoursup, réformes des lycées et du bac, réforme de la voie professionnelle, évaluations imposées, suppressions de postes … il poursuit avec sa loi « école de la confiance » qui est imposée contre l'unanimité des organisations syndicales. Pour un ministre qui se ne voulait ne pas être celui des réformes … il transforme, à marche forcée, l'ensemble du système éducatif !

Ces réformes sont néfastes pour la qualité du service public d'éducation. Elles organisent et amplifient le tri social et les inégalités pour les élèves et renonçent à l'ambition d'assurer la réussite de toutes et tous et de permettre l'élévation du niveau de qualification. C'est également la perspective de nouvelles dégradations pour les conditions de travail des personnels tout en voulant leur imposer de se taire au travers d'une loi.

Loi Blanquer : L'école en danger !

Alors qu'il devait s'articuler autour de l'obligation d'instruction ramenée à 3 ans, le projet de loi dit Blanquer "Pour une école de la confiance" est devenu, au fur et à mesure de ses évolutions, un texte qui bouleverserait le fonctionnement du système éducatif.

Nous refusons :

• l'école du tri social,
• la création des établissements publics des savoirs fondamentaux,
• la reprise en main de la formation des enseignants basée sur une conception du métier réduite à des fonctions d'exécution,
• la caporalisation des enseignants,
• la fin de l'évaluation indépendante des politiques éducatives,
• les cadeaux financiers pour l'école privée.

Cette loi devrait se décliner par ordonnances ou textes réglementaires pour apporter des transformations profondes.

Pour un budget à la hauteur des besoins du service public d'éducation

Alors que de nombreuses réformes structurelles sont à l'œuvre, Blanquer prend des décisions budgétaires pour la rentrée prochaine qui entraîneront inévitablement une dégradation des conditions d'enseignement et d'accès à la formation. Plus d'élèves et moins de postes. Cette loi concorde avec le projet de loi dit de « transformation de la Fonction Publique » qui devrait conduire à des milliers de suppressions de postes et à un large recours à la contractualisation. La FSU s'oppose au développement de la précarité. L'École a besoin de personnels formés et sécurisés afin d'enseigner et d'accompagner chaque élève.

Donner d'autres perspectives

Les nombreux changements relatifs à l'orientation dont la loi ORE continuent de cristalliser une profonde anxiété chez les élèves de terminale et leurs familles. Dans ce contexte, alors que les jeunes ont besoin d'être mieux accompagnés dans la construction de leur parcours d'orientation, les missions des psychologues de l'Éducation nationale EDO sont remis en cause et des fermetures de CIO programmées.
Alors que chaque jeune doit pouvoir construire son avenir sereinement, la FSU exige que le rôle du service public d'information et d'orientation soit confortée.
L'accent doit être mis sur les inégalités sociales et territoriales notamment par une relance de l'éducation prioritaire et des mesures en faveur d'une plus grande mixité sociale.

Pour une véritable reconnaissance de nos métiers

Nos salaires restent inférieurs à la moyenne des pays de l'OCDE. Sans parler du gel de la valeur du point d'indice, du pouvoir d'achat qui se dégrade régulièrement depuis des années, du rétablissement du jour de carence … La FSU exige le dégel et une sérieuse revalorisation de la valeur du point d'indice.
Le vaste plan de communication du Ministre ne cache pas sa volonté d'autoritarisme et ne répond pas à la réalité de nos quotidiens. Ce projet fragilise encore l'École par des transformations profondes élaborées sans les personnels. C'est sur eux qu'il faut s'appuyer pour favoriser la démocratisation de la réussite scolaire.

C'est pour ces raisons que la FSU appelle les parlementaires à ne pas voter la loi « pour l'école de la confiance » et l'ensemble des personnels à se mobiliser le 30 mars :

Pour la priorité au service public d'éducation,
Pour des perspectives ambitieuses pour tous les élèves et tous les jeunes,
Pour une véritable reconnaissance de l'ensemble des personnels de l'éducation.

Avec la FSU, engagée au quotidien pour l'Ecole
Toutes et tous mobilisé.es pour faire du 30 mars, avec les organisations UNSA-Education, CGT-Education, SGEN-CFDT, SNALC et les parents d'élèves, une puissante journée de mobilisation !

Où manifester le 30 mars contre la loi Blanquer ?

jeu, 21/03/2019 - 14:43

Manifestations du 30 mars :
(mis à jour dès que les heures et lieux sont arrêtés)

POUR LA FONCTION PUBLIQUE AMPLIFIONS LA MOBILISATION

mer, 20/03/2019 - 12:30

Les organisations syndicales CFTC CGC CGT FAFP FSU Solidaires UNSA de la Fonction publique affirment de nouveau leur attachement aux valeurs du service public et à une Fonction publique au service de toutes et tous, porteuse de l'intérêt général.

Depuis de nombreux mois, en dépit de leurs revendications et propositions, elles constatent que le pouvoir exécutif poursuit une politique néfaste pour la population, pour les missions publiques et pour les agent.e.s. Le gouvernement pratique le double langage en prônant la modernisation de la Fonction publique et le respect des agent.e.s public.que.s, alors même qu'il ne revalorise pas leur rémunération, qu'il supprime des postes et veut affaiblir leurs droits et garanties.

Les personnels, avec leurs organisations, n'acceptent toujours pas le gel de la valeur du point d'indice et les pertes considérables de pouvoir d'achat, le rétablissement du jour de carence et les 120 000 nouvelles suppressions d'emplois envisagées.
A de multiples reprises, nos organisations se sont opposées à ces mesures et ont mis sur la table des propositions alternatives.

Poursuivant leur passage en force, toujours sans écouter les organisations syndicales, le Président de la République et le gouvernement comptent faire adopter au Parlement, d'ici au début de l'été, une loi dite de transformation de la fonction publique dont nombre de dispositions ont une portée très grave tant pour les agent.e.s et les citoyen.ne.s que pour l'avenir de la Fonction publique.
Il en est ainsi, par exemple, de la mise en place d'une instance unique en lieu et place des comités techniques et CHSCT, instance qui va diluer et amoindrir les actions dans des domaines essentiels de la sécurité et de la vie au travail. C'est aussi le cas avec la suppression des compétences des CAP en matière de promotion et de mobilité, mesure qui va favoriser une gestion opaque et priver les personnels de recours contre l'arbitraire.

Avec le recours accru à tous les niveaux au contrat, c'est l'égalité d'accès aux emplois publics et les garanties de neutralité de l'agent public qui sont menacées, tandis que la précarité sera encore aggravée avec des contrats de mission à durée déterminée pouvant être rompu à tout moment.

Après des communiqués unitaires, après le boycott des Conseils Supérieurs et du Conseil Commun convoqués dans des conditions peu respectueuses des organisations syndicales, après que toutes les organisations représentatives de la Fonction publique aient donné un avis défavorable au projet de loi dit de transformation de la fonction publique, les organisations CFTC CGC CGT FAFP FSU Solidaires UNSA réaffirment leur volonté de mettre en œuvre un processus de mobilisation inscrit dans la durée pour exiger du gouvernement qu'il retire ce projet de loi et qu'il ouvre enfin des négociations sur de nouvelles bases.

Elles confirment leur engagement dans l'organisation de rassemblements devant les préfectures le jour du passage du projet de loi au Conseil des ministres le 27 mars et à Paris, place Chassaigne-Goyon entre 12 et 14h.

Elles se reverront le 8 avril pour poursuivre la mise en œuvre de ce processus.

D'ores et déjà, elles appellent les agent.e.s à faire du jeudi 9 mai une étape forte de ce processus par une journée d'action et de grève.

Les organisations à ce stade non signataires du présent communiqué ont prochainement des réunions d'instance et elles arrêteront dans ce cadre leur position quant à ce processus d'action.

Paris, le 20 mars 2019

Retraites : comprendre la réforme Macron, lutter avec la FSU pour développer les solidarités

lun, 18/03/2019 - 09:00

La loi en préparation sur les retraites ne serait présentée qu'au deuxième semestre 2019, mais c'est dès maintenant que, suite aux premières annonces donnant les grandes lignes du projet, les salariés doivent s'emparer du dossier, intervenir, s'opposer et proposer des alternatives. Le vote pour FSU aux élections professionnelles de décembre 2018 sera une occasion d'exprimer le rejet de tout projet qui mettrait à mal les solidarités.

La FSU publie ici l'ensemble des documents qui détaillent les projets gouvernementaux ainsi que des compte rendus des réunions au haut commissariat à la réforme des retraites :

Une retraite par points, comment ça fonctionne ? Pourquoi les salariés, et pourquoi particulièrement les fonctionnaires, ont-ils beaucoup à y perdre ?

Le gouvernement envisage de mettre en place un système de retraites par points.

Les cotisations sont transformées en points selon la valeur d'achat du point. La pension est déterminée par la valeur de liquidation (ou valeur de service) du point. Ces deux valeurs varient chaque année.

Il y a plusieurs techniques pour les determiner : par exemple, la valeur de service peut varier en fonction de l'âge au moment de la liquidation, ou encore le point peut avoir la meme valeur quel que soit son âge mais le système peut prévoir des minorations de pensions à partir d'un age pivot, etc.

Après la liquidation, rien n'est dit par le gouvernement sur la manière dont les pensions évolueraient. Dans certains systèmes comme la Suède, un coefficient est appliqué chaque année aux pensions versées, elles peuvent donc perdre de la valeur en cours de retraite (entre 2010 et 2013, la pension de chaque suédois a perdu 10% de sa valeur). Ce n'est pas cependant la piste envisagée pour le moment par le gouvernement.

Dans le nouveau système, la cotisation serait dûe sur l'ensemble des salaires et traitements (indemnités comprises) dans la limite de 10 000 euros par mois (3 “plafonds de la Sécurité Sociale”).

La notion de nombre de trimestres disparaîtrait, un âge de départ possible serait maintenu, à 62 ans a priori, avec de possibles systèmes de « minorations » des pensions jusqu'à un âge « pivot », bien au-delà de 62 ans.

La réforme se ferait sur la base du slogan de campagne d'Emmanuel Macron « un euro cotisé donne les mêmes droits ».

Ce slogan en apparence simple et de bon sens pose pourtant de nombreuses questions, et en particulier :

  • les mêmes droits, certes, mais QUELS DROITS ? Aujourd'hui, le système de retraites, même dégradé par les réformes, permet d'acquérir des droits qui s'expriment en pourcentage du meilleur salaire : on sait qu'en partant à tel âge, on aura tel pourcentage du traitement des 6 derniers mois (les 25 meilleures années dans le privé), c'est ce qu'on appelle le taux de remplacement. Avec un nouveau système par points, plus aucun objectif de cet ordre n'existerait : seule compte la valeur du point, qui varie d'une année sur l'autre. Dit autrement, on peut très bien se retrouver avec des pourcentages très faibles de son meilleur salaire dès lors que la valeur du point baisse.
  • Autre question à poser : que se passe-t-il quand l'euro n'est pas cotisé ? Aujourd'hui, quand on interrompt son activité pour congé maternité, parental, chômage, etc, il existe des systèmes de majorations en termes de nombre de trimestres. Qu'en serait-il dans un nouveau système où l'euro cotisé est la mesure de toute chose ? JP Delevoye tente de rassurer en disant que des « points gratuits » seront donnés, mais sur quelle base le seront-ils ? ( par exemple donnerait-on un forfait de points par enfant ou donnerait-on le nombre de points correspondant au meilleur salaire de la collègue ?, etc). Qu'en serait-il des pensions de réversion, c'est à dire les pensions versées au conjoint survivant, aujourd'hui sans plafond de ressources pour les fonctionnaires, ce que le gouvernement voudrait remettre en cause.

Tout euro perçu donnerait lieu à des cotisations et donc à des points, cela a au moins deux conséquences :

  • on prendrait désormais en compte la totalité de la carrière alors que dans le système actuel, que ce soit dans le public ou dans le privé, les mauvaises années sont en partie « lissées ». Par exemple, le fait que les salaires de début de carrière sont très bas pour les fonctionnaires (un enseignant débute à 1,3 SMIC !!!) est en partie compensé par le droit à une carrière et donc par le calcul de la pension sur les meilleurs traitements, ceux de la fin de carrière. Avec la réforme Macron, ce ne sont plus les 6 derniers mois qui comptent mais l'ensemble des salaires, y compris les salaires –scandaleusement- faibles du début.
  • cela signifierait pour les fonctionnaires la prise en compte des primes et indemnités. C'est une très mauvaise nouvelle pour toutes les catégories de personnels qui ont très peu de primes (les enseignants mais pas seulement), et c'est une très mauvaise nouvelle pour le service public quand on sait à quel point la politique de développement des primes est un formidable instrument de gestion différenciée des personnels : revaloriser certains seulement pour justifier le gel du salaire de tous les autres serait ainsi encouragé !
Les éléments de langage du gouvernement à l'épreuve des faits

Se battre pour nos retraites, c'est montrer qu'elles sont parfaitement finançables

L'argument du choc démographique
En 2000 il y avait 4 personnes de 60 ans ou plus pour dix personnes ayant entre 20 et 59 ans, en 2050 il y en aura 7 pour 10.
Ce n'est pas insurmontable si les taux de cotisation augmentent et si d'autres sources de financement sont trouvées.
Il n'est pas illogique, dans une société où les personnes de plus de 60 ans sont plus nombreuses, que la société leur consacre davantage. C'est même un bénéfice pour la société que les retraités aient un revenu qui leur permette d'en être pleinement partie prenante. Passer d'environ 14% du PIB comme c'est le cas actuellement à 18 ou 19% environ permettrait de financer la retraite à 60 ans telle que la FSU la porte, ce ne serait pas un effort insoutenable.
Car à l'inverse, une société où les travailleurs se tuent à la tâche jusqu'à un âge avancé et où les personnes âgées sont maintenues dans la misère est-elle enviable ? Pour ne prendre qu'un exemple, l'augmentation du nombre moyen d'arrêts maladie constatée dernièrement est dûe en grande partie à la hausse des arrêts pour longue maladie, particulièrement entre 60 et 62 ans. Faire travailler les gens plus longtemps a donc aussi un coût financier et humain, c'est plus d'arrêts maladie à financer, ce sont aussi plus de souffrances et moins de possibilités de profiter de la vie en bonne santé.
Par ailleurs, l'argument du choc démographique nie les gains de productivité futurs : un actif de demain produira davantage en valeur qu'un actif d'aujourd'hui, et sauf à considérer que l'ensemble de ces gains de productivité doivent aller aux profits, ces gains de productivité permettent d'envisager un financement des retraites.
L'augmentation de l'espérance de vie n'a rien de définitif, c'est grâce à la protection sociale en général, grâce au système de retraites, que ces gains d'espérance de vie ont été possibles. On sait que l'espérance de vie en bonne santé baisse ou stagne, que l'espérance de vie baisse tout court aux Etats-Unis : est-ce cela que l'on veut ?

La FSU demande d'autres financements pour les retraites

  • pour avoir davantage de cotisants, il faut mener une politique de l'emploi. Aujourd'hui, plus de 5 millions de personnes sont privées d'emplois et condamnées à la précarité ou aux petits boulots, c'est un manque à gagner considérable pour les régimes de retraites. Cette politique de l'emploi pourrait passer par une modulation des taux en fonction de la politique de l'emploi menée par l'entreprise et par une majoration des taux de cotisation pour les employeurs qui réalisent d'importants profits.
  • pour avoir davantage de cotisations, il faut davantage de salaires. Par exemple, les cotisations sur les bas salaires ont été très fortement réduites, ce qui incite à embaucher au SMIC : le cercle vicieux que cela entraîne, c'est moins de salaires et moins de cotisations dans les caisses de retraite, il faut en sortir ! Si les femmes étaient payées à leur juste qualification, le relèvement de leur salaire pour atteindre l'égalité salariale ferait là aussi progresser les cotisations.
    * pour financer les retraites, il faut mettre à contribution les revenus financiers, en prélevant une partie des 250 milliards versés sous forme de dividendes.

L'argument de la simplicité et de la lisibilité

Il n'y a rien de plus illisible qu'un système dans lequel on ne peut pas connaître à l'avance le montant de sa pension !
Il n'y a rien de plus simple, à l'inverse, qu'un système qui assure un pourcentage du dernier traitement brut ou des meilleurs salaires dans le privé.
La complexité a été introduite par les réformes qui, à coup de décotes, de proratisations, de suppressions de droits aux uns d'abord puis aux autres ensuite, ont introduit des éléments d'incompréhension, c'est sur ces réformes qu'il faut revenir !

Pour aller plus loin :
Les publications FSU :

Attentat de Christchurch : condamnation et émotion

sam, 16/03/2019 - 18:05

La FSU exprime sa plus vive émotion après l'attentat qui a touché la ville de Christchurch et ses habitants en Nouvelle-Zélande.

Elle présente ses condoléances aux familles et aux proches des victimes.
Un acte terroriste, d'un ressortissant australien issu de la mouvance du suprématisme blanc faisant l'apologie du « nationalisme blanc ».

La FSU s'indigne des agressions croissantes, en Nouvelle-Zélande comme partout ailleurs, contre les musulman-es.

La FSU reste engagée et déterminée à combattre l'islamophobie et toutes les formes de racisme pour que ces barbaries ne se produisent pas une nouvelle fois.

Non, l'Etat n'est pas une entreprise !

jeu, 14/03/2019 - 13:33

Aujourd'hui, la Fonction publique assure la continuité et la permanence de services publics sur tout le territoire.

Les principes d'égalité et de neutralité assurent aux usager-es d'être traité-es de manière impartiale et protègent les fonctionnaires des pressions qu'ils pourraient subir dans l'exercice de leurs missions.

Le recrutement par concours garanti l'égalité d'accès à des emplois publics qualifiés et l'indépendance des fonctionnaires au service de l'intérêt général.

Ainsi, le Statut actuel permet un équilibre entre droits et obligations qui constitue une digue efficace contre les phénomènes de corruption ou de clientélisme.

Une conception moderne dont le monde du travail dans son ensemble pourrait s'inspirer.

Dans un contexte d'inégalités et d'instabilité croissantes, ces principes sont d'une grande importance et donnent sens aux valeurs qui sont celles de la République.

Avec le projet de loi dit de transformation de la fonction publique, le gouvernement s'apprête à renoncer à tout cela.

A qui cela profitera-t-il ?

De toute évidence ni aux usager-es et aux agent-es.

La FSU combat ce projet de loi et appelle les agent-es à se mobiliser !

30 mars : journée nationale d'action - Monsieur le Ministre, pour améliorer l'École vous n'avez pas notre confiance !

mar, 12/03/2019 - 22:24

Le ministère de l'Éducation nationale poursuit sa politique éducative rétrograde et libérale sans prendre en compte ni l'expertise professionnelle des acteurs de terrain, ni les avis de leurs organisations syndicales, ni ceux de l'ensemble de la communauté éducative.
L'amélioration de notre système éducatif exige certes, une ambition politique forte mais également une construction qui soit commune et concertée. Or, le ministre entend imposer de nombreuses transformations et continue de le faire à marche forcée.

Pour nos organisations, ces transformations, par leur contenu et la méthode, vont le plus souvent accroître les inégalités, dégrader les conditions de travail des personnels sans répondre à la nécessité d'améliorer le service public d'éducation pour assurer la réussite de tous les élèves et l'élévation du niveau de qualification.

Loi Blanquer : Une réforme qui ne répond pas aux enjeux
Alors qu'il devait s'articuler autour de l'obligation d'instruction ramenée à 3 ans, le projet de loi dit Blanquer "Pour une école de la confiance" est devenu, au fur et à mesure de ses évolutions, un texte qui bouleverserait le fonctionnement du système éducatif.
Nos organisations refusent :

  • la création des établissements publics des savoirs fondamentaux sans accord des communautés éducatives,
  • une reprise en main de la formation des enseignants basée sur une conception du métier réduite à des fonctions d'exécution,
  • la fin de l'évaluation indépendante des politiques éducatives,
  • les cadeaux financiers pour l'école privée.

Cette loi va se décliner par ordonnances ou textes réglementaires portant des transformations profondes.

Pour un budget à la hauteur des besoins du service public d'éducation
Alors que de nombreuses réformes structurelles sont à l'œuvre, les décisions budgétaires pour la rentrée prochaine entraîneront inévitablement une dégradation des conditions d'enseignement et d'accès à la formation. D'autant que le projet de réforme de la Fonction Publique conduira à des milliers de suppressions de postes et à un large recours à la contractualisation. Nos organisations s'opposent à ce développement de la précarité. L'École a besoin de personnels formés et sécurisés afin d'enseigner et accompagner chaque élève.

Donner d'autres perspectives
Les nombreux changements relatifs à l'orientation dont la loi ORE continuent de cristalliser une profonde anxiété chez les élèves de terminale et leurs familles. Dans ce contexte, alors que les jeunes ont besoin d'être mieux accompagnés dans la construction de leur parcours d'orientation, les missions des psychologues de l'Éducation nationale EDO sont remis en cause et des fermetures de CIO programmées.
Alors que chaque jeune doit pouvoir construire son avenir sereinement, nos organisations demandent à ce que la vision globale du service public d'information et d'orientation soit clarifiée.
L'accent doit être mis sur les inégalités sociales et territoriales notamment par une relance de l'éducation prioritaire et des mesures en faveur d'une plus grande mixité sociale.

Pour une véritable reconnaissance de nos métiers
Nos salaires restent inférieurs à la moyenne des pays de l'OCDE. Sans parler du gel de la valeur du point d'indice, du pouvoir d'achat qui se dégrade régulièrement depuis des années, du rétablissement du jour de carence …

Le vaste plan de communication du Ministre ne cache pas sa volonté d'autoritarisme et ne répond pas à la réalité de nos quotidiens. Ce projet fragilise encore l'École par des transformations profondes élaborées sans les personnels. C'est sur eux qu'il faut s'appuyer pour favoriser la démocratisation de la réussite scolaire.

C'est pour ces raisons que nos organisations appellent les parlementaires à ne pas voter la loi « pour l'école de la confiance ».

Pour la priorité au service public d'éducation,
Pour des perspectives ambitieuses pour tous les élèves et tous les jeunes,
Pour une véritable reconnaissance de l'ensemble des personnels de l'éducation,

Le 30 mars :
Toutes et tous mobilisé.es
Manifestations dans les territoires
à l'appel de : FSU, UNSA-Education, CGT-Education, SGEN-CFDT, SNALC.

Paris, le 12 mars 2019

POUR ELLES infos - mars 2019

mar, 12/03/2019 - 10:44

SOMMAIRE

  • P.1 ÉDITO
  • P.2 L'ÉGALITÉ FEMMES/HOMMES : TOUJOURS UN COMBAT !
  • P.3 STAGE FEMMES FSU – 24 JANVIER 2019
  • P.5 PROSTITUTION : LE CONSEIL CONSTITUTIONNEL CONFIRME LA PÉNALISATION DES CLIENTS DEUX PAS FRANCHIS POUR L'ÉGALITÉ FEMMES/HOMMES RESTONS VIGILANT-ES ET DÉTERMINÉ- ES POUR LES CONCRETISER !
  • P.6 AGENDA « FEMMES »

Transition écologique juste et durable : l'affaire de toutes et tous !

lun, 11/03/2019 - 20:55

Réchauffement climatique, perte considérable de la biodiversité, épuisement des ressources naturelles, pollutions des océans, usage immodéré de produits phytosanitaires, dissémination de perturbateurs endocriniens… Les dégradations sont nombreuses et atteignent souvent des seuils d'irréversibilité à court terme. Les conséquences pour les populations sont de plus en plus dramatiques.
Les gouvernements doivent agir sans délai et à grande échelle pour permettre la construction d'une société plus juste, plus solidaire qui réponde aux questions environnementales, sociales et de santé sans les dissocier.

Dans notre pays, comme un peu partout dans le monde, cette question d'une transition environnementale juste socialement est une préoccupation majeure particulièrement des jeunes. Elle est partagée par de nombreuses associations et organisations syndicales et politiques.

Depuis toujours, la FSU est engagée pour ce combat : initiatives autour des différentes COP, pour un investissement vert, en soutien à la grève mondiale des jeunes pour le climat, dans la Marche du siècle…mais aussi, en tant qu'organisation syndicale en responsabilité dans le secteur de la Fonction publique, elle agit pour que cette préoccupation devienne une démarche intégrée dans toutes les politiques publiques mises en œuvre : Agriculture, Education, Ecologie...

La convergence de l'écologie et du social doit être l'affaire de toutes et tous. Cela aurait pu être la démarche du pacte écologique et social proposé par des organisations. L'heure n'est pas à l'entre soi, l'enjeu nécessite le rassemblement des forces et des intelligences pour construire et soutenir des propositions communes, pour faire des défis qui sont devant nous une chance pour l'avenir. C'est ce à quoi appelle la FSU.

Les Lilas, 11 mars 2019

Grève féministe le 8 mars, actions, rassemblements, manifestations.

ven, 08/03/2019 - 07:00

Nous sommes caissières, enseignantes, agentes d'entretien, secrétaires, infirmières, aides à domiciles, assistantes maternelles, travailleuses sociales, administratives, sage-femmes, hôtesses... Nos métiers sont indispensables à la société. Pourtant, ils sont mal rémunérés et leur pénibilité n'est pas reconnue.

Nous sommes ingénieures, techniciennes, ouvrières, employées ou cadres. Nous faisons le même travail que des hommes mais avec un salaire inférieur.

Nous sommes à temps partiel avec un salaire partiel souvent parce que nous n'avons pas d'autre choix.

Entre les courses, le ménage et les enfants, nous réalisons en moyenne 20 h de tâches ménagères par semaine.

Notre travail est invisibilisé et dévalorisé. Notre salaire est inférieur de 26% à celui des hommes. De ce fait, à partir de 15H40 nous travaillons gratuitement.

Nous sommes retraitées et notre pension est de 40% inférieure à celle des hommes.
Nous combattons de longue date la précarité remise sur le devant de la scène avec force par les gilets jaunes.

Nous sommes des femmes et au travail, dans la rue ou chez nous, nous sommes confrontées à des violences sexistes et sexuelles.

Nous sommes des Brésiliennes, des Espagnoles, des Iraniennes, des Argentines, des Polonaises, des Indiennes, des Etats-Uniennes et nous sommes partout dans le monde solidaires de toutes les femmes qui luttent contre les réactionnaires et conservateurs au pouvoir.

Pour dire que nous exigeons nos droits. Pour exiger que notre travail soit reconnu et rémunéré. Pour imposer la fin des violences et garantir nos libertés de choix. Pour gagner l'égalité. Pour faire entendre nos revendications à nos employeurs et au gouvernement.

Nous appelons à une grève féministe le 8 mars, à des actions des rassemblements, des manifestations. Débrayons à 15h40. Portons toutes et tous un foulard violet !

PREMIÈRES SIGNATAIRES :
Action Aid Peuples Solidaires, Association Nationale des Etudes Féministes, Attac, CGT, CADAC, Chiennes de Garde, Collectif Civg Tenon, Collectif National pour les Droits des Femmes, CQFD Lesbiennes féministes, En avant toute(s), Groupe Femmes Gilets Jaunes, Femmes Egalité, Femmes Libres Radio Libertaire, Fédération Nationale Solidarité Femmes, Femmes migrantes debout, Fondation Copernic,FSU, Groupe F, Le Mouvement, Ligue des Femmes Iraniennes pour la démocratie, Marche Mondiale des Femmes, Maison des Femmes de Paris, Maison des femmes Thérèse Clerc, Mouvement du Nid 75, Mouvement des Femmes Kurdes en France, Osez le féminisme, Planning Familial, Rajfire, Collectif féministe Ruptures, SKB, Solidaires,Touche Pas à Mon Intermittent.e, Tou.te.s contre les violences obstétricales et gynécologiques !, UNEF, UNL.

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Voir aussi :