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Fédération Syndicale Unitaire, première organisation syndicale de la fonction publique d'Etat : éducation, recherche, culture, formation, insertion...
Mis à jour : il y a 7 min 49 sec

Enseignant.e.s de statut second degré dans le supérieur : Tou.te.s ensemble pour une reconnaissance de notre métier

mar, 06/11/2018 - 10:03

Le travail des enseignants de statut second degré à l'université s'est considérablement alourdi au fur et à mesure de la dégradation globale des conditions de travail des personnels de l'enseignement supérieur : réduction des horaires disciplinaires, pour cause d'économies budgétaires à réaliser sur les maquettes d'enseignement, et perte du sens du métier qui en découle ; multiplication des groupes et augmentation des effectifs d'étudiant.e.s ; problème récurrent de manque de salles et d'équipements ; évaluations multiples à concevoir, parfois sous forme dématérialisée, charges administratives multiples et chronophages ; recherche de vacataires, puis « gestion » des bataillons de personnels précaires ; services d'enseignement souvent cantonnés aux L1, ou au mieux aux L2, et principalement en TD là où les groupes sont les plus chargés. Le quotidien des PRAG et des PRCE n'est pas de tout repos, les tensions s'aiguisent entre collègues et cela ne contribue pas à la sérénité des équipes pédagogiques.

Si les espoirs d'obtenir un poste d'enseignant-chercheur s'amenuisent au fur et à mesure des gels d'emplois, de nombreux PRAG et PRCE tentent malgré tout de poursuivre leur recherche, mais cela s'avère de plus en plus difficile, notamment du fait de décharges pour préparation de thèse très insuffisantes.

Ce n'est pas une fatalité, mais sans lutte collective déterminée, les individus atomisés ne pèsent pas lourd dans ce système qui ne profite qu'à une infime minorité. Rejoindre le SNESUP-FSU pour mener ces combats, pour être bien informé et soutenu, et pour améliorer la situation de chacun.e est une nécessité !

Enseignant.e.s-chercheurs.euses : Trois types de causes au développement des risques psychosociaux

mar, 06/11/2018 - 10:02

L'évolution managériale de nos établissements n'est pas sans conséquence sur notre travail, et les mêmes impacts sont systématiquement signalés dans les enquêtes d'opinion publiées par la presse spécialisée, comme dans les résultats de l'étude que nous avons menée en 2017 auprès de 2 612 enseignants-chercheurs et enseignants exerçant dans l'enseignement supérieur : manque de temps, manque de reconnaissance, insuffisance de moyens, absence de mesure de prévention des risques psychosociaux et de la santé au travail, dialogue social insatisfaisant et démocratie universitaire en berne, perte du sens du métier.

Le manque de temps qui contraint à étendre les périodes de travail le soir, le week-end et pendant les congés est dû à la fois à la multiplication de nos missions, au manque de personnel, à la bureaucratisation des procédures, aux processus de regroupement, au morcellement des cours, et à la nécessité de répondre à des appels à projets pour obtenir les moyens de travailler.
Le manque de reconnaissance est également largement évoqué. Il relève à la fois d'une reconnaissance insuffisante de la part de l'institution (salaires bloqués, grille de carrière et promotions limitées, primes à la tâche ou au mérite…) et d'une reconnaissance partielle des pairs (lors des dossiers de promotion) et tardive des étudiants (souvent a posteriori).
Le manque de moyens matériels pour la recherche et la pédagogie se décline à la fois au niveau des locaux et des équipements vétustes (bureaux, matériel informatique ou audiovisuel non entretenu…) ou inadaptés au nombre d'étudiants par groupe (salles trop petites et matériels de TP en nombre insuffisant).
L'absence de suivi médical et de mesures de prévention des risques pour la santé au travail accélère la dégradation de la santé physique et mentale (épuisement professionnel et exposition aux produits toxiques, chimiques ou biologiques...).
Le contournement des instances de dialogue social locales (CT ou CHSCT) et nationales (CTMESR, CHSCT, CNESER) conduit à écouter sans entendre, et à passer outre les avis quand ils ne sont pas contraignants ou tant qu'ils ne sont pas portés à la suite de la construction d'un rapport de force.
Enfin, la bureaucratisation, la soumission aux procédures du « nouveau management public » et le respect des indicateurs quantitatifs de l'excellence conduisent à une perte du sens de l'engagement pour le service public, pour le développement de l'esprit critique et des connaissances scientifiques disciplinaires.

La FSU, en tant qu'organisation syndicale de l'ensemble des personnels de l'université, prône par contre des réponses collectives. Participer aux instances de l'université, et notamment aux CT et CHSCT, constitue un levier essentiel de la défense des personnels et de leur protection contre toutes les formes de violence qui peuvent les affecter.

Impact du nouveau management public (NMP) dans l'enseignement supérieur et la recherche

mar, 06/11/2018 - 10:00

Par Hervé Christofol, secrétaire général du SNESUP-FSU

Nous avons des métiers formidables, qui ont du sens et une réelle utilité, que ce soit pour nos étudiants, comme pour relever les enjeux démocratiques, scientifiques, culturels, sanitaires et environnementaux de notre société. Mais nous sommes trop souvent empêchés de les exercer. Nos conditions de travail peuvent être un obstacle au bon accomplissement de nos missions. Bien entendu, les situations diffèrent très fortement d'un établissement à l'autre et même d'une UFR ou d'un département à l'autre. Cependant les métiers des universitaires n'ont plus rien à voir avec ceux de nos collègues d'il y a à peine 20 ans.

Les lois successives sur l'enseignement supérieur depuis le processus de Bologne s'inscrivent dans un processus de déréglementation du monde universitaire lourd de conséquences pour les conditions de travail des enseignants et enseignants-chercheurs (EC). Notre administration a décidé de substituer les idéologies du nouveau management public (NMP : management autocratique, évaluations quantifiées, mérite ou excellence, recrutement sur contrat, marchandisation, autonomie et concurrence) aux valeurs de l'université défendues par la FSU, garantes des libertés académiques et de la qualité de l'enseignement et de la recherche (collégialité et démocratie universitaire, évaluation par les pairs, qualification par le CNU, statut de fonctionnaire d'état, unité et partage de la connaissance, coopération et égalité de traitement, missions de service public pour toutes et tous sur tout le territoire).

La logique de financement de la recherche sur appel à projet au détriment des crédits récurrents, l'évaluation permanente, la culture du résultat et de la performance sont autant d'éléments qui ont altéré la manière d'exercer nos missions. Bien plus, la « révolution numérique » qui aurait pu être un facilitateur de nos métiers est désormais vécue comme une tyrannie : invasion de nos enseignements par des pseudo-innovations numériques, avalanche de courriels professionnels, y compris en dehors du temps de travail... L'industrialisation des formations pour répondre à un enseignement de masse contribue à la prolétarisation des enseignants et enseignants-chercheurs : contenu des enseignements et modalités de contrôle de connaissance imposés, parcellarisation des enseignements en blocs de compétences.

Alors que nous avons vocation à être des professionnels, acteurs à part entière dans la gestion de nos établissements, pourrions-nous en devenir les ouvriers spécialisés, de simples exécutants ?

Rien n'est définitif cependant, ce qu'une loi a imposé, une autre peut s'y opposer pour développer une fonction publique de l'enseignement supérieur et de la recherche alignée avec nos valeurs, respectueuse des conditions de travail des personnels, adaptée aux enjeux de notre siècle et au défi de la démocratisation de l'enseignement supérieur. Nous avons également des capacités de résistance et de normalisation au sein de chacune de nos missions. Utilisons-les collectivement. La défense des intérêts des personnels et de leurs conditions de travail nécessite un engagement de la communauté dans ses syndicats et auprès de ses élus dans les conseils.

Conditions de travail : la FSU engagée avec vous !

mar, 06/11/2018 - 09:59

Réformes à répétition, qui plus est non concertées, réorganisations de services sans prise en compte de la réalité du travail ni de l'avis des personnels, nouveau management public, suppressions de postes, absence de médecine du travail… autant d'éléments qui augmentent la charge et l'intensité du travail et qui provoquent aussi des glissements de tâches, des déqualifications, une perte de sens du travail…
Il est urgent de gagner de meilleures conditions de travail. C'est essentiel pour toutes et tous les agent.e.s. C'est utile aussi au bon fonctionnement des services.
Et qui mieux que les représentant.e.s des personnels, élu.e.s dans les instances de concertation, pour porter, avec les personnels, toutes les revendications nécessaires et pour défendre au quotidien les personnels ?
Alors, prenons la parole, restons acteurs de nos métiers, faisons respecter et mieux reconnaître notre engagement professionnel.

Communiqué de Presse FSU, SGEN-CFDT, SNALC, UNSA Éducation et liste des manifestations

lun, 05/11/2018 - 13:34
Suppressions de poste dans l'Éducation nationale : en grève le 12 novembre !

Alors que le débat budgétaire s'ouvre au parlement, les organisations syndicales FSU, SGEN-CFDT, SNALC, UNSA Éducation appellent les personnels à être en grève le 12 novembre contre le projet de budget 2019 pour l'enseignement scolaire.

Le gouvernement a prévu la diminution de 4 500 d'emplois de fonctionnaires d'état : 40% de cette baisse est supportée par la seule Éducation nationale.
Ces suppressions de poste sont décidées « en même temps » que le ministre présente son projet de loi pour l'école de la confiance. La fin de la priorité budgétaire conjuguée aux changements de pieds incessants de politique éducative, au mode de pilotage vertical et aux mises en cause des résultats de l'école sont vécus comme une absence de reconnaissance et une remise en cause de la professionnalité des personnels. Les actes et les mots ont du sens. Le ministre ne peut se prévaloir d'un objectif d'augmentation générale du niveau des élèves et de justice sociale, sans s'en donner les moyens.

Le projet de loi de finances 2019 marque ainsi la fin de la priorité accordée à l'Éducation nationale en renouant avec la logique de suppressions de postes, une logique appelée à s'amplifier dans les années suivantes pour atteindre les 50 000 suppressions annoncées de fonctionnaires de l'État.

Avec le redéploiement dans le primaire qui ne suffit pas au dédoublement CP et CE1 en éducation prioritaire dans le contexte d'un sous-investissement chronique, les 2650 suppressions de postes d'enseignants dans le second degré qui vont toucher les collèges et les voies générales, technologiques et professionnelles des lycées, et les 400 suppressions de postes de personnels administratifs après les 200 de l'an passé, les conditions d'apprentissage pour les élèves et de travail des personnels, se dégraderont dès la rentrée prochaine pendant que l'administration du système, pour les élèves et leurs familles, comme pour la gestion des personnels sera mise en grande difficulté.

Ce budget ne porte pas une politique éducative ambitieuse. Les organisations syndicales FSU, SGEN-CFDT, SNALC, UNSA Éducation appellent les personnels à exprimer leurs inquiétudes pour l'avenir de l'École comme leur exaspération.
Elles appellent l'ensemble des personnels à se mettre en grève et à participer aux manifestations et rassemblements prévus le 12 novembre pour demander au gouvernement un autre budget pour l'enseignement scolaire public et une politique éducative à l'écoute des personnels .

Ivry le 19 octobre 2018

Voir également le tract de la FSU :

Liste des manifestations (mises à jour régulières) :

  • 002 Aisne - Laon : 10h lycée Paul Claudel, Soissons :14h rond-point rue Alexandre Dumas, Saint-Quentin : 16h place Mulhouse
  • 003 Allier : 14h30 devant l'inspection académique (Yzeure)
  • 004 Alpes de Haute Provence : 10:30 à Digne devant l'Inspection Académique
  • 005 Hautes Alpes : 10 h devant l'inspection académique
  • 006 Alpes Maritimes : 10h place Massena Nice
  • 007 Ardèche : PRIVAS DSDEN 10H30
  • 008 Ardennes - 10h30 rassemblement devant la DSDEN (audience à 11h) puis manifestation en direction de la Préfecture (> 12h30)
  • 009 Ariège : Inspection Académique à Foix, 10h30.
  • 010 Aube - rassemblement à 15h devant la préfecture de Troyes, suivi d'une AG à 16h dans la salle du petit Louvre
  • 011 Aude : 11h : DSDEN 67 rue Antoine Marty Carcassonne
  • 012 Aveyron : Place d'Armes, RODEZ à 14h00
  • 013 Bouches-du-Rhône : Marseille 10h sur le vieux port (près du Carrousel)
  • 014 Calvados : Caen, Place du Théâtre à 10 H 30
  • 015 Cantal : Aurillac 10h3 devant DSDEN place de la paix
  • 016 Charentes : Angoulème 10h30 devant la cité administrative
  • 017 Charente-Maritime - La Rochelle - Place de Verdun - 10h30, Saintes - Palais de Justice - 10h30
  • 018 Cher : Bourges, Place Séraucourt à 10h30
  • 019 Corrèze : Tulle 10h parvis de la cité administrative
  • 022 Cotes d'Armor : 11 heures Saint-Brieuc
  • 025 Doubs : 10h30 à Besançon, place de la Révolution.
  • 026 Drôme : VALENCE CHAMP DE MARS 14h 30
  • 027 Eure : Evreux 14h DSDEN
  • 029 Finistère : 3 manif unitaires à BREST, QUIMPER, MORLAIX, 13h30 à
  • 031 Haute-Garonne : Toulouse 14h00 Arnaud Bernard
  • 032 Gers : Auch 10h30 place de la Libération
  • 033 Gironde : Bordeaux 13h30 place de Stalingrad
  • 034 Hérault : 10h 30 Place du Peyrou Montpellier
  • 035 Ille et Vilaine : Manifestation à Rennes : rassemblement 10h30 devant la Dsden35
  • 036 Indre - 10h30- Place de la République à Châteauroux
  • 037 Indre et Loire : TOURS place de la liberté 10H
  • 039 Jura : Dole 10H00 place Barberousse (Lycée professionnel Prévert) Lons le Saunier 14H30 ESPE"
  • 040 Landes : 10H30 MONT DE MARSAN DEVANT LA DSDEN
  • 041 Loir-et-Cher : Blois 14h préfecture
  • 042 Loire : St-Etienne 10h bourse du travail
  • 045 Loiret : 14h Orléans et Montargis
  • 047 Lot-et-Garonne : Agen 14h place de la préfecture
  • 048 Lozère : 10h30 Place du Foirail à Mende
  • 049 Maine et Loire : Angers 10h30 place du ralliement
  • 050 Manche : Matin :Cherbourg Après-midi : St Lô
  • 053 Mayenne - Rassemblement 10h30 devant DSDEN à Laval
  • 054 Meurthe et Moselle : 10h30 Place Maginot Nancy
  • 055 Meuse : Bar-le-Duc 10h devant la cité administrative
  • 056 Morbihan - 10h30 CIO LORIENT, trajet jusqu'à Sous-Préfecture, 10h30 La Rabine, trajet jusqu'à Inspection académique
  • 057 Moselle : Metz 10h30 devant l'inspection académique
  • 058 Nièvre : Préfecture à 11h
  • 059 Nord : Lille, 14h30, Porte de Paris
  • 060 OIse : Beauvais 10h DSDEN avenue Victor Hugo, Amiens 10h rectorat
  • 061 Orne : Devant le Lycée Alain 10h30
  • 062 Pas de Calais : Lille, 14h30, Porte de Paris. Calais, 9h30
  • 063 Puy de Dôme - 10h Clermont-Ferrand au départ de la place Delille
  • 064 Pyrénées Atlantique : rassemblement 10h30 Pau, place d'Espagne, devant la dsden - Bayonne, place Sainte Ursule
  • 065 Hautes Pyrénées : 10h place de Verdun à Tarbes
  • 066 Pyrénées Orientales : Perpignan 10h30 place de la vistoire
  • 067 Bas-Rhin : Strasbourg 14h place Kléber
  • 068 Haut Rhin : 10h place de la Bourse à Mulhouse
  • 069 Rhône : 10h place Guichard
  • 070 Haute-Saone : Vesoul 10h place des fontaines
  • 071 Saône et Loire : Chalon 14h30 maison des syndicats, Montceau 15h mairie, Macon 14h mairie
  • 072 Sarthe : 10h30 Palais des Congrès Le Mans
  • 073 Savoie : Chambéry 14h place du palais de justice
  • 074 Haute Savoie : Annecy le 12 novembre 14h Préfecture
  • 075 Paris - Manifestation parisienne 14h Luxembourg
  • 076 Seine Maritime : 10 h30 Rouen, DSDEN, Place des faïenciers
  • 077 Seine et Marne - Manifestation parisienne 14h Luxembourg
  • 078 Yvelines - Manifestation parisienne 14h Luxembourg
  • 080 Somme : Amiens devant le rectorat 14h
  • 081 Tarn : 14 h 30 place du Vigan à ALBI
  • 083 Var : 10 h Place de la Liberté, Toulon.
  • 084 Vaucluse : Avignon 10h cours Jean Jaurès
  • 085 Vendée : La Roche sur Yon (Place Napoléon) à 10 heures
  • 086 Vienne : Poitiers 14h rectorat
  • 088 Vosges - Manif à 14h devant la préfecture
  • 089 Yonne - Rassemblement devant l'IA à 14h00 et demande d'audience
  • 091 Essonne - Manifestation parisienne 14h Luxembourg
  • 092 Hauts-de-Seine - Manifestation parisienne 14h Luxembourg
  • 093 Seine-Saint-Denis - Manifestation parisienne 14h Luxembourg
  • 094 Val de Marne - Manifestation parisienne 14h Luxembourg-* 077 Seine et Marne - Manifestation parisienne 14h Luxembourg
  • 095 Val d'0ise : 14h Paris Luxembourg vers le ministère
  • 974 Réunion : Rectorat 9h

Le gouvernement choisit une Fonction... de moins en moins publique !

mar, 30/10/2018 - 15:30

Le Premier ministre a annoncé, lors du Citp, sa volonté de pousser vers le privé nombre de fonctionnaires et confirmé sa volonté de recourir au recrutement par contrat. Le Ministre de l'action et des comptes publics en a lui annoncé les conditions à la presse. Ces mesures visent à permettre des réorganisations de services liées aux suppressions des 120 000 emplois « promis » par le Président de la République.
Et le gouvernement a dévoilé aujourd'hui son projet de nouvelle architecture des rémunérations des agent-es de la Fonction publique visant à mettre en place un salaire au mérite ! Un système aléatoire, discriminant et totalement entre les mains des employeurs sans réel dialogue social.

Le gouvernement a visiblement décidé d'en finir avec la Fonction publique !

La FSU dénonce ces mesures. Elles sont à l'extrême inverse du travail engagé avec le protocole PPCR qu'il aurait fallu prolonger pour faire des déroulements de carrière et de la revalorisation indiciaire (intégrant une part des primes), la colonne vertébrale des rémunérations de toutes et tous les agent-es de la Fonction publique.

Décidément la Fonction publique s'éloigne de plus en plus de ses principes et de son sens définit par l'intérêt général.

Cela est d'autant plus préjudiciable que ces mesures n'amélioreront ni la situation des agent-es ni le bon fonctionnement des services.

La FSU demande au gouvernement d'entendre les désaccords qui s'expriment et d'ouvrir des discussions portant sur le recrutement de fonctionnaires, la revalorisation salariale de toutes et tous les agent-es, le développement de la formation et de l'accompagnement des agent-es.

Elle informe largement les personnels de la situation pour préparer les conditions du refus de ces mesures.

Les Lilas le 30/10/2018

Soutien de la FSU aux personnels confrontés à la violence dans leur métier

ven, 26/10/2018 - 14:09

La FSU apporte son soutien à tous les personnels de l'éducation qui, confrontés à des phénomènes de violence dans l'exercice de leur métier, sont trop souvent laissés seuls, trop peu accompagnés et trop peu soutenus.

La FSU exige que l'administration les soutienne et leur offre la protection fonctionnelle à laquelle ils/elles ont droit ainsi que l'accompagnement nécessaire.

A travers les témoignages exprimés sur les réseaux sociaux comme ceux recueillis régulièrement par les militant-es de la FSU, ce qui ressort fortement est le sentiment d'abandon, le déni de l'institution, les méfaits d'un mode de management fondé sur des indicateurs de performance.

Les annonces faites par le Ministre le 26 octobre semblent bien décalées par rapport à l'exercice quotidien du métier.

En plaçant uniquement les réponses sur le plan sécuritaire, elles ne répondent pas aux problèmes de fond exposés par les personnels.

Pour la FSU, il est indispensable de prendre les sanctions adaptées quand ces violences relèvent d'agressions et de menaces explicites mais il est tout aussi nécessaire de donner les moyens aux équipes éducatives de prévenir ces violences.
Les problèmes de fond ne pourront être traités que par des mesures éducatives confortées et renforcées et par l'implantation dans les établissements d'équipes pluri-professionnelles.

La FSU rappelle qu'Education nationale a la responsabilité de l'éducation de tous les jeunes.

Elle se doit de donner les moyens aux équipes d'enseigner dans de bonnes conditions afin que tous les jeunes accèdent à des savoirs ambitieux.
Il est par conséquent nécessaire de s'appuyer sur l'expertise des personnels, d'entendre leurs demandes, de conforter leurs actions d'enseignement, de donner aussi davantage de moyens en nombre d'emplois, de formation et de temps de travail collectif.

Sur tous ces aspects essentiels, le Ministre reste silencieux. Et les choix faits, alors qu'il s'apprête à supprimer des postes, ne répondent pas à l'objectif impératif d'éducation pour tous les jeunes.

Protocole Egalité des femmes et des hommes dans la fonction publique, version définitive

ven, 26/10/2018 - 12:47

La version définitive (surligné bleu : ajouts qui étaient dans la version 3 ; le souligné : ajouts faits lors de la dernière séance de négociation)

Note de la FSU

Décryptage du texte

Voir la version précédente

Faits de violence à l'École : ne pas oublier l'impératif éducatif !

lun, 22/10/2018 - 17:21

Deux lycéens ont menacé une enseignante avec une arme à feu factice jeudi 18 octobre pendant un cours. Il s'agit là d'un fait grave. Un dépôt de plainte a été effectué.

La FSU avec ses syndicats condamnent toute forme de violence, d'où qu'elle vienne, et apportent tout leur soutien à la collègue menacée et à l'équipe de l'établissement.

Le sujet important de l'accompagnement éducatif et social demande de la réflexion et du recul davantage que de la bousculade médiatique et des réponses à visée sécuritaire. L'École n'est pas un sanctuaire. Les débats et la violence qui traversent la société l'affectent aussi. Mais elle est avant tout un lieu d'enseignement et d'éducation.

Les équipes ont à cœur d'y prévenir la violence par un travail collectif quotidien de l'ensemble des personnels : enseignants, CPE et AED, AESH, personnels médico-sociaux, équipe de direction. Pour y parvenir, elles doivent disposer des moyens nécessaires : humains, formation, concertation, soutien aux projets de prévention de la violence…

Les passages à l'acte des élèves doivent faire l'objet d'une réponse rapide mais non précipitée, proportionnée, et à visée éducative. L'institution se doit de protéger l'ensemble de la communauté éducative, les personnels comme les élèves. De la réponse dans la classe à la saisine du CHSCT et/ou de la justice, l'ensemble des réponses doit pouvoir être mis en œuvre.

La FSU demande au Ministre de prendre la mesure du nécessaire accompagnement des équipes et des outils à mettre en place pour que l'École puisse jouer pleinement son rôle.

Communiqué de presse – Les Lilas le 22 octobre 2018
Eliane Lancette,
chargée des relations avec la presse pour la FSU
06 72 53 91 13 / 01 41 63 27 40

Communiqué de Presse FSU, SGEN-CFDT, SNALC, UNSA Éducation

ven, 19/10/2018 - 13:34
Suppressions de poste dans l'Éducation nationale : en grève le 12 novembre !

Alors que le débat budgétaire s'ouvre au parlement, les organisations syndicales FSU, SGEN-CFDT, SNALC, UNSA Éducation appellent les personnels à être en grève le 12 novembre contre le projet de budget 2019 pour l'enseignement scolaire.

Le gouvernement a prévu la diminution de 4 500 d'emplois de fonctionnaires d'état : 40% de cette baisse est supportée par la seule Éducation nationale.
Ces suppressions de poste sont décidées « en même temps » que le ministre présente son projet de loi pour l'école de la confiance. La fin de la priorité budgétaire conjuguée aux changements de pieds incessants de politique éducative, au mode de pilotage vertical et aux mises en cause des résultats de l'école sont vécus comme une absence de reconnaissance et une remise en cause de la professionnalité des personnels. Les actes et les mots ont du sens. Le ministre ne peut se prévaloir d'un objectif d'augmentation générale du niveau des élèves et de justice sociale, sans s'en donner les moyens.

Le projet de loi de finances 2019 marque ainsi la fin de la priorité accordée à l'Éducation nationale en renouant avec la logique de suppressions de postes, une logique appelée à s'amplifier dans les années suivantes pour atteindre les 50 000 suppressions annoncées de fonctionnaires de l'État.

Avec le redéploiement dans le primaire qui ne suffit pas au dédoublement CP et CE1 en éducation prioritaire dans le contexte d'un sous-investissement chronique, les 2650 suppressions de postes d'enseignants dans le second degré qui vont toucher les collèges et les voies générales, technologiques et professionnelles des lycées, et les 400 suppressions de postes de personnels administratifs après les 200 de l'an passé, les conditions d'apprentissage pour les élèves et de travail des personnels, se dégraderont dès la rentrée prochaine pendant que l'administration du système, pour les élèves et leurs familles, comme pour la gestion des personnels sera mise en grande difficulté.

Ce budget ne porte pas une politique éducative ambitieuse. Les organisations syndicales FSU, SGEN-CFDT, SNALC, UNSA Éducation appellent les personnels à exprimer leurs inquiétudes pour l'avenir de l'École comme leur exaspération.
Elles appellent l'ensemble des personnels à se mettre en grève et à participer aux manifestations et rassemblements prévus le 12 novembre pour demander au gouvernement un autre budget pour l'enseignement scolaire public et une politique éducative à l'écoute des personnels .

Ivry le 19 octobre 2018

Voir également le tract de la FSU :

Communiqué de Presse FSU, SGEN-CFDT, SNALC, UNSA Éducation

ven, 19/10/2018 - 13:34
Suppressions de poste dans l'Éducation nationale : en grève le 12 novembre !

Alors que le débat budgétaire s'ouvre au parlement, les organisations syndicales FSU, SGEN-CFDT, SNALC, UNSA Éducation appellent les personnels à être en grève le 12 novembre contre le projet de budget 2019 pour l'enseignement scolaire.

Le gouvernement a prévu la diminution de 4 500 d'emplois de fonctionnaires d'état : 40% de cette baisse est supportée par la seule Éducation nationale.
Ces suppressions de poste sont décidées « en même temps » que le ministre présente son projet de loi pour l'école de la confiance. La fin de la priorité budgétaire conjuguée aux changements de pieds incessants de politique éducative, au mode de pilotage vertical et aux mises en cause des résultats de l'école sont vécus comme une absence de reconnaissance et une remise en cause de la professionnalité des personnels. Les actes et les mots ont du sens. Le ministre ne peut se prévaloir d'un objectif d'augmentation générale du niveau des élèves et de justice sociale, sans s'en donner les moyens.
Le projet de loi de finances 2019 marque ainsi la fin de la priorité accordée à l'Éducation nationale en renouant avec la logique de suppressions de postes, une logique appelée à s'amplifier dans les années suivantes pour atteindre les 50 000 suppressions annoncées de fonctionnaires de l'État.
Avec le redéploiement dans le primaire qui ne suffit pas au dédoublement CP et CE1 en éducation prioritaire dans le contexte d'un sous-investissement chronique, les 2650 suppressions de postes d'enseignants dans le second degré qui vont toucher les collèges et les voies générales, technologiques et professionnelles des lycées, et les 400 suppressions de postes de personnels administratifs après les 200 de l'an passé, les conditions d'apprentissage pour les élèves et de travail des personnels, se dégraderont dès la rentrée prochaine pendant que l'administration du système, pour les élèves et leurs familles, comme pour la gestion des personnels sera mise en grande difficulté.
Ce budget ne porte pas une politique éducative ambitieuse. Les organisations syndicales FSU, SGEN-CFDT, SNALC, UNSA Éducation appellent les personnels à exprimer leurs inquiétudes pour l'avenir de l'École comme leur exaspération.
Elles appellent l'ensemble des personnels à se mettre en grève et à participer aux manifestations et rassemblements prévus le 12 novembre pour demander au gouvernement un autre budget pour l'enseignement scolaire public et une politique éducative à l'écoute des personnels .

Ivry le 19 octobre 2018

Voir également le tract de la FSU :

Toujours aucune revalorisation salariale pour plus de 5 millions d'agent-es de la Fonction publique !

mer, 17/10/2018 - 18:58

Faut-il une nouvelle fois rappeler la promesse d'Emmanuel Macron lorsqu'il était candidat à l'élection présidentielle : « Nous améliorerons le pouvoir d'achat de tous les travailleurs » ?

La FSU regrette que le gouvernement n'ait pas fait ce choix pour ses propres agent-es de la Fonction publique ! Pire, il organise la baisse de leur pouvoir d'achat à travers un certain nombre de mesures : hausse de la cotisation pour la retraite, blocage de la valeur du point d'indice, hausse de la CSG mal compensée, retenues pour maladie, revalorisation reportée de PPCR… et prévoit de creuser un peu plus les inégalités qui existent déjà entre les agent-es par des mesures dites d'individualisation prévues dans le « nouveau contrat social » avec les agent-es (salaires au mérite, développement de l'indemnitaire…).

Alors qu'une nouvelle réforme des retraites se prépare qui mettra au coeur du niveau des pensions la politique salariale, alors que le gouvernement dit vouloir réduire les inégalités entre les femmes et les hommes dans la Fonction publique, celui-ci ne fait pas de la revalorisation salariale un objectif majeur.

Le rendez-vous salarial de juin dernier n'a répondu à aucune des attentes des agent-es. La FSU a contesté les pistes envisagées : sécuriser le pouvoir d'achat dans un cadre « soutenable » de budget contraint, modifier la structure des rémunérations en donnant plus de poids aux indemnités et moins au traitement indiciaire, reconnaitre plus le mérite comme levier de gestion des ressources humaines… et critiqué la manière dont sont traités certains sujets, toujours à charge pour ce qui est de l'indiciaire et des composantes telles que la NBI, le supplément familial ou l'indemnité de résidence que le gouvernement à le projet de remettre en question.

Travail, qualifications et engagement professionnel des agent-es doivent être réellement reconnus.

La FSU exige la revalorisation du point d'indice mais aussi des discussions qui, suites au protocole PPCR, permettraient d'améliorer encore les déroulements de carrières, d'harmoniser davantage les grilles de rémunérations et de reconnaître mieux les qualifications.
Revaloriser les salaires des agent-es ce serait reconnaître mieux leur travail, leurs qualifications et leur engagement professionnel. Ce serait également contribuer à une meilleure reconnaissance de la Fonction publique et à son attractivité.

Communiqué FSU du 17/10/2018 suite au rendez vous salarial

Plus que jamais Engagé-es !

mer, 17/10/2018 - 11:54

Education nationale doit rendre des postes alors que le nombre d'élèves augmente, l'Emploi voit son budget baisser alors que le chômage reste ancré, de même pour le ministère des sports alors que nous préparons les JO de 2024... quand au « sursaut » face à l'urgence climatique, il faudra attendre !

Le budget 2019 éclaire bien les choix du gouvernement : moins d'Etat, moins de santé public aussi, moins de pouvoir d'achat pour les salarié-es et les retraité-es puisque c'est sur eux que pèse la réduction du déficit. Et le nouveau système de retraites en discussion, qui pénalisera en premier lieu les fonctionnaires, ne prévoit pas d'amélioration du niveau des pensions.

Décidément, le monde moderne du gouvernement marche sur la tête !

Face aux mauvais plans du gouvernement, la FSU applique le sien ! Elle prépare dès maintenant la grève du 12 novembre dans l'Education et propose à toutes les fédérations de fonctionnaires la construction d'une nouvelle journée de mobilisation.

Et les élections seront un rendez-vous important pour que les personnels fassent entendre leur voix.

La campagne de la FSU avec son slogan « Engagé-es au quotidien » et mettant en image ses propres représentant-es du personnel est sans conteste un appel à l'engagement de toutes et tous !

CSE - 15 octobre 2018 : Intervention de la FSU sur la loi Blanquer et déclaration commune

mer, 17/10/2018 - 11:48

Nous tenons tout d'abord à vous faire part de notre mécontentement quant à la méthode utilisée qui consiste à mettre dans un projet de loi toute une série de sujets qui auraient nécessité des discussions spécifiques et plus approfondies en amont. La confiance ni ne s'impose de fait ni ne se décrète ni ne se légifère. Elle se construit par un dialogue social de qualité et par le respect des personnels, acteurs essentiels du système éducatif, qui doivent être mieux associés aux évolutions en cours.

Ce projet de loi, ajouté aux différentes mesures déjà prises de la maternelle au lycée, va transformer en profondeur le système éducatif. Pour un Ministre qui avait promis à son arrivée en responsabilité de ne pas vouloir tout refonder, tout transformer, la FSU constate aujourd'hui que cela est devenu une vaine promesse. La FSU apprécie aussi la politique mise en œuvre par le gouvernement à la lumière des choix budgétaires.

La FSU constate que l'Éducation nationale n'est plus une priorité. Les suppressions de postes d'enseignants dans le second degré et de personnels administratifs en témoignent alors que le nombre d'élèves augmente. Ce processus de redéploiement ne permet pas d'offrir de meilleures conditions de scolarisation à tous les niveaux d'enseignement ni d'aller vers une réelle démocratisation.

La FSU a déposé un certain nombre d'amendements sur lesquels nous interviendrons. Nous tenons juste dans ce propos introductif à vous alerter sur quelques articles.

Dans un contexte de contestation de l'accueil des enfants étrangers, y compris par des élu-es, la FSU estime indispensable que l'article 2 précise clairement que l'École doit accueillir tous les enfants sans distinction ni condition aucune.

La FSU considère que la mesure concernant l'École obligatoire à 3 ans consiste essentiellement à un affichage compte tenu du fait qu'aujourd'hui la quasi-totalité des enfants est scolarisée. Cela ne donne pas d'outils supplémentaires pour réussir réellement la scolarisation à l'école maternelle. Par contre, le projet de loi montre clairement qu'elle sera un bon prétexte pour ouvrir la voie au financement des écoles privées sous contrat. La FSU rappelle son attachement à la défense du service public de l'Éducation. Elle craint que ce financement de l'école maternelle privée constitue un effet d'aubaine dont les conséquences seront défavorables à la mixité sociale au sein des écoles et donc à la démocratisation de la réussite scolaire.

La FSU s'interroge sur le fait que les discussions sur le droit à l'Éducation ne conduisent pas le gouvernement à poser la question de la scolarité obligatoire jusqu'à 18 ans. Le plan pauvreté aborde le sujet par une obligation de la « formation » jusqu'à 18 ans ce qui n'est évidemment pas la même chose. La FSU demande que l'Éducation nationale fasse pleinement partie de ces discussions à venir.

La FSU demande la suppression de l'article 9 mettant fin au CNESCO. Si le Ministère juge utile de se doter d'une direction plus étoffée pour procéder à sa propre évaluation, il lui revient d'en procéder à la mise en place. Mais cela ne peut pas se faire en supprimant d'autres instances fort utiles à l'analyse et à la réflexion nécessaire à avoir sur le système éducatif. Oui, monsieur le Ministre, comme vous l'indiquez dans votre propos introductif à ce CSE, le CNESCO « c'est autre chose ». Et cet autre chose est aujourd'hui d'une grande utilité pour connaître mieux notre système éducatif. Par ailleurs, la composition de la nouvelle instance prévue est loin de permettre l'indépendance nécessaire et pourtant proclamée puisque que pour 8 membres sur 10, la nomination est faite par le Ministre.

Alors que vous avez fait des évaluations à l'école primaire un sujet d'actualité de ce jour, la FSU ne peut qu'exprimer ses interrogations sur la méthode utilisée et sur les conditions de passation de ces évaluations ainsi que sur l'utilisation faite sur les résultats qui ne peuvent pas servir de caution à vos choix en matière de politique éducative. La FSU rappelle que toute évaluation ne se limite pas à la mesure mais doit être utile aux enseignant-es et notamment en terme de remédiation.

Les articles 10-11-12 concernant les Instituts nationaux supérieurs de professorat.

La FSU s'interroge sur le remplacement des ESPE par les Instituts nationaux supérieurs de professorat. L'amélioration de la formation des enseignants nécessite un investissement global permettant d'offrir une formation professionnelle à la hauteur des enjeux du service public d'éducation. Les mesures concernant la formation des enseignant-es présentées par le Ministre sont traitées de manière fragmentaire sans engager la réflexion sur le dispositif global de formation ni sur l'investissement budgétaire nécessaire. Les contenus de ces mesures (transformation des structures, gouvernance, nouveau référentiel de formation, devenir des formateurs, conditions d'études des stagiaires, recours aux étudiants et stagiaires pour enseigner dans les classes…) interrogent la FSU au regard des enjeux de démocratisation de la réussite scolaire et d'amélioration de la formation des enseignant-es. Vous nous dites, monsieur le Ministre, que nous sommes au « début d'un processus » sur la formation. Il aurait été préférable de mener déjà les discussions avant de commencer à légiférer.

Si la FSU considère que la possibilité d'expérimentation doit être prévue, elle estime que cela doit être mieux encadré que ce que ne le fait l'article 8 de ce projet de loi. Cet article ouvre la possibilité d'annualisation du temps de travail, il ne protège pas suffisamment les personnels d'éventuelles pressions. Par ailleurs, aucun dispositif d'évaluation n'est prévu.

Enfin, la FSU rappelle son opposition aux fusions des académies et ce d'autant plus que le discours ministériel n'a pas toujours été clair sur ce qui se préparait. Les expériences d'autres réorganisations de services déconcentrés de l'État, sur d'autres périmètres, ont montré combien il est facile de casser des organisations qui fonctionnent, mais que reconstruire une efficacité est ensuite beaucoup plus hasardeux, surtout quand tout ceci est structuré autour de politiques budgétaires ayant pour dogme de supprimer des postes. L'Éducation nationale est un bien commun bien trop précieux, une richesse publique bien trop essentielle pour que les personnels qui l'incarnent et la créent au quotidien soient aussi mis à l'écart et que leur expertise, leur parole n'ait manifestement pas été prises en compte dans l'élaboration de ce projet de loi.

Et la FSU souhaite des précisions concernant l'article 17 : quelles sont les conséquences des fusions académiques identifiées par Ministère nécessitant d'utiliser les ordonnances ?

Par ailleurs s'il est possible d'améliorer les Caen et Cden, la FSU est attachée à une composition qui permette la représentation des personnels, des usagers etc. La fusion des académies ne doit pas conduire à réduire leur participation alors que les enjeux sur les cartes de formation par exemple vont être cruciaux.

Monsieur le Ministre, vous rappelez vos objectifs de progrès social et d'élévation générale du niveau scolaire. La FSU vous rappelle les siens : élévation du niveau de qualification, démocratisation du système éducatif et réussite de tous les élèves.

Contrairement à ce que vous affirmez, ce n'est pas le changement qui « est source d'inquiétude » mais la nature du changement que vous conduisez actuellement.

Déclaration commune

Projet de protocole Egalité des femmes et des hommes dans la fonction publique, dernière version

mar, 16/10/2018 - 14:20

La dernière version du projet gouvernemental

La note et les proposition de la FSU sur cette version

FSU 063 - PUY DE DOME

lun, 15/10/2018 - 19:30

MAISON DU PEUPLE
29 RUE GABRIEL PERI
63000 CLERMONT FERRAND

Tél. : 09 66 83 94 13
Contact : fsu63@fsu.fr
Site : fsu63.fsu.fr/

N° 211

lun, 15/10/2018 - 16:42

Accéder à l'espace électeur et créer son mot de passe

ven, 12/10/2018 - 11:11

L'espace électeur permet de créer son mot de passe, de vérifier les scrutins auxquels j'aurai accès, de vérifier les listes électorales de mes scrutins.

Accéder à l'espace électeur :
https://elections2018.education.gouv.fr/portail/identification.htm

Saisir son adresse professionnelle complète (prenom.nomxx@ac-xxxx.fr)

Un email contenant le lien pour créer votre mot de passe est envoyé à votre adresse email professionnelle (accès au messageries professionnelles).
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Consulter mon profil électeur dès le 11 octobre : affichage de vos données personnelles électeur

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  • dès le 11 octobre : affichage des scrutins
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Consulter les listes électorales dès le 11 octobre : consultation des listes électorales par scrutin

Demander un nouvel identifiant électeur si vous n'avez pas reçu ou égaré votre identifiant électeur, demandez-en un nouveau à partir du 5 novembre

Voter du 29 novembre 10h au 6 décembre 17h (heure de Paris) : connectez-vous à l'espace de vote avec votre identifiant électeur et votre mot de passe personnel électeur

Accéder aux résultats à partir du 7 décembre, consultez les résultats

Retraites : un scénario bien incertain tout autant qu'inquiétant pour les fonctionnaires...

jeu, 11/10/2018 - 10:16

Le Haut-commissariat à la réforme des retraites a confirmé la volonté de faire évoluer les régimes de retraites actuels vers un système « universel » à la place des 42 régimes de retraite actuels.

Ce nouveau système est basé sur un calcul par points et un compte unique identique pour le privé et le public. Tout dépendra donc de la valeur du point et des périodes de salaire prises en compte pour chaque salarié. Beaucoup d'incertitudes sur un système de cotisation « à l'aveugle » que les discussions à venir devront lever.

Mais si le gouvernement veut faire « plus simple » et « plus juste », la FSU affirme que la simplification n'est pas toujours synonyme de justice ! Ce nouveau système serait ainsi particulièrement défavorable aux fonctionnaires. En effet, leurs meilleurs salaires étant en fin de carrière, l'abandon du calcul de la pension sur les 6 derniers mois au profit d'un calcul sur l'ensemble d'une carrière sera pénalisant. Sans compter qu'un tel système doit reposer sur une politique de revalorisation salariale constante. Ce qui est loin d'être le cas aujourd'hui dans la Fonction publique !
Et ce n'est pas l'intégration des primes dans ce calcul qui compensera les pertes occasionnées. Dans la Fonction publique, les primes sont versées de manière très inégalitaire entre les catégories, les versants et entre les femmes et les hommes au détriment des femmes.
Il reste aussi à ce stade beaucoup d'incertitudes sur la manière dont les solidarités seraient organisées. Faire financer par une cotisation à part les pensions de réversion, les droits familiaux, etc, aujourd'hui financés par les cotisations de l'ensemble des assurés pourrait fragiliser leur évolution.

Si le Haut-commissariat a confirmé l'âge minimum de départ garanti à 62 ans, les éléments de calcul du nouveau système pourrait de fait minorer le niveau des pensions rendant les 62 ans purement théorique.
La FSU revendique un retour à la possibilité de départ à la retraite à 60 ans et l'annulation de la décote.

Aucune mesure d'amélioration du niveau des pensions n'est prévue à ce stade. La FSU continue de demander une indexation des pensions sur l'évolution des salaires, à rebours de la politique de gel des pensions menée actuellement. Pour .la FSU, renouveler le contrat entre les générations suppose un accord sur le niveau futur des pensions et donc sur leur financement. Cela nécessite de préciser aussi la prise en compte des droits familiaux et conjugaux, l'extension à des droits nouveaux (prise en compte des années d'étude, du statut des aidants...) et de garantir une évolution des pensions parallèle à celle des salaires. De plus avec l'augmentation du nombre de retraité-es, la France doit consacrer une part plus importante des richesses qu'elle produit à la redistribution envers les retraitée-es

Dans les discussions qui vont se poursuivre, la FSU défendra un scénario durable et solidaire, du système de retraites par répartition. Elle rappelle son attachement au code des pensions et s'opposera à sa disparition programmée en 2025
La FSU demande au gouvernement de mener un dialogue social à la hauteur des enjeux et d'ouvrir rapidement les discussions au sein de la Fonction publique.

Les Lilas, le 11 octobre 2018