CSA académique du 15 juin 2026
CSA académique de juin 2026 : canicule, conditions de travail, AESH, AED et avenir des GRETA
Le Comité social d'administration (CSA) académique s'est réuni afin d'examiner plusieurs dossiers importants pour les personnels : répartition des moyens AESH et AED, Rapport social unique (RSU), questions relatives à la formation, ainsi que plusieurs questions diverses portant sur les conditions de travail et l'organisation des services.
Le SNASUB-FSU est intervenu tout au long de la séance pour porter les préoccupations des personnels administratifs, techniques de l'académie.
Canicule : des réponses encore insuffisantes face à l'urgence
La séance a été largement marquée par les conséquences des épisodes caniculaires qui touchent les écoles, établissements et services.
Les organisations syndicales ont relayé de nombreuses situations préoccupantes : températures dépassant parfois 35 à 38°C dans certains locaux, difficultés d'accès à l'eau, manque d'espaces rafraîchis et dégradation des conditions de travail pour les personnels comme pour les élèves.
La FSU a demandé :
• l'ouverture d'ASA pour les personnels vulnérables ;
• des mesures immédiates d'adaptation de l'organisation du travail ;
• un recours facilité au télétravail lorsque les missions le permettent ;
• des consignes claires et opérationnelles à destination des responsables de service et d'établissement.
L'administration a indiqué qu'elle appliquerait le plan ministériel récemment publié mais n'a pas été en mesure de préciser les critères permettant d'identifier les personnels vulnérables susceptibles de bénéficier d'aménagements particuliers.
Pour la FSU, les réponses demeurent largement insuffisantes face aux difficultés concrètement rencontrées sur le terrain.
Travail à domicile sur préconisation médicale : une clarification attendue
Le SNASUB-FSU est également intervenu sur plusieurs situations de collègues exerçant en EPLE auxquels est opposée l'absence de circulaire académique sur le télétravail pour refuser des aménagements préconisés pour raisons médicales.
Nous avons rappelé que le télétravail et le travail à domicile relèvent de notions distinctes et que certaines préconisations médicales concernent avant tout l'aménagement des conditions de travail.
Or plusieurs collègues se voient répondre que l'absence de circulaire académique sur le télétravail en EPLE empêcherait toute mise en œuvre d'un travail à domicile, sans même examen approfondi de leur situation.
Le SNASUB-FSU conteste cette lecture restrictive et estime que les situations individuelles doivent être étudiées au regard des préconisations médicales et des missions réellement exercées.
Nous avons également souligné l'inégalité de traitement qui tend à se développer entre les personnels des services académiques et ceux exerçant en EPLE.
L'administration maintient une interprétation différente. Le SNASUB-FSU poursuivra ses interventions afin d'obtenir un cadre académique clair et une égalité de traitement pour l'ensemble des personnels.
AED : toujours aucune perspective de revalorisation
Concernant les assistants d'éducation, l'administration a confirmé qu'aucune enveloppe budgétaire n'était prévue pour financer les réexamens de rémunération liés à la CDIsation.
La réponse apportée est particulièrement préoccupante : toute revalorisation devrait être financée par suppression d'emplois.
Un guide académique relatif aux AED devrait être publié prochainement. Il rappellera notamment le principe du réexamen triennal des rémunérations.
Les organisations syndicales ont unanimement voté contre la répartition proposée des moyens AED.
AESH : 153 ETP supplémentaires mais des besoins toujours importants
L'académie bénéficie de 153 équivalents temps plein supplémentaires d'AESH.
La répartition proposée est la suivante :
• 27 % pour la Seine-et-Marne ;
• 23 % pour la Seine-Saint-Denis ;
• 50 % pour le Val-de-Marne.
Si cette création de moyens constitue une avancée, les organisations syndicales ont rappelé qu'elle demeure très éloignée des besoins réels constatés dans les établissements.
La séance a également permis d'aborder les difficultés persistantes rencontrées par de nombreux AESH : retards administratifs, dossiers d'indus, contrats, affectations et conséquences de la mise en place des PAS.
PAS : des inquiétudes persistantes pour les AESH
Le passage progressif des PIAL aux PAS continue de susciter de fortes inquiétudes.
L'administration a confirmé que l'élargissement du périmètre d'intervention des AESH nécessiterait la signature d'avenants aux contrats.
Le SNASUB-FSU a dénoncé le risque d'une augmentation des déplacements et d'une dégradation des conditions de travail sans amélioration de la rémunération.
Nous resterons particulièrement vigilants quant aux conséquences concrètes de cette réforme pour les collègues.
Rapport social unique : des inégalités femmes-hommes toujours préoccupantes
Le Rapport social unique 2025 a été présenté au CSA.
Parmi les éléments marquants figure l'aggravation de l'écart indiciaire moyen entre les femmes et les hommes.
Les données présentées montrent un indice moyen des femmes inférieur de 38 points à celui des hommes.
La FSU a demandé qu'une analyse approfondie soit menée afin d'identifier précisément les mécanismes qui alimentent ces écarts et de mettre en œuvre des mesures correctrices.
GRETA : l'anticipation doit remplacer l'urgence
Le SNASUB-FSU est revenu sur les conséquences des restructurations engagées dans plusieurs GRETA de l'académie.
Nous avons dénoncé des situations où les suppressions de postes sont annoncées après les opérations de mobilité, privant de fait les personnels concernés de la possibilité de participer normalement au mouvement.
Ces restructurations touchent parfois des collègues ayant consacré plusieurs décennies à la formation continue et qui découvrent tardivement la disparition de leur poste.
Au-delà de la réaffectation administrative, ce sont souvent des parcours professionnels entiers qui sont remis en cause :
• compétences spécifiques acquises dans la formation continue ;
• missions construites sur plusieurs décennies ;
• régimes indemnitaires particuliers ;
• équilibres de fin de carrière fragilisés.
Le SNASUB-FSU a notamment alerté sur le cas de collègues comptant plusieurs dizaines d'années d'exercice dans un GRETA et confrontés à une suppression de poste prenant effet seulement quelques semaines après la rentrée scolaire.
Le recteur a reconnu qu'une meilleure anticipation aurait parfois été souhaitable et a indiqué vouloir renforcer le suivi académique de ces situations afin d'intervenir plus en amont lorsque des difficultés apparaissent.
Nous resterons particulièrement vigilants quant aux solutions réellement proposées aux personnels concernés.
Votes
Répartition des moyens AED :
Contre à l'unanimité des organisations syndicales.
Répartition des moyens AESH :
Vote défavorable du CSA.
Le SNASUB-FSU continuera d'intervenir pour défendre les personnels confrontés aux difficultés de conditions de travail, aux restructurations de services et aux inégalités qui persistent dans l'académie.
Déclaration CSA-A du 15 juin 2026
Monsieur la Recteur d’Académie, mesdames et messieurs, membres du CSA-A,
La France a été touchée par un épisode caniculaire exceptionnel au mois de mai, inédit depuis 1922, qui a fortement perturbé les établissements scolaires. Dans l’académie de Créteil, sur les établissements du second degré ayant répondu à l’enquête organisée par le SNES-FSU, 80% ont déclaré des températures supérieures à 28° dans les salles de classe, mettant en danger les personnels comme les élèves. Cette crise révèle d’abord l’impréparation de l’Éducation nationale à faire face à ces épisodes, alors que ces derniers se multiplient depuis quelques années. Elle montre aussi la fragilité du bâti scolaire qui n’est pas fait pour faire face à des températures élevées sur de longues durées, même dans les établissements plus récents pourtant censés répondre à des normes plus élevées. D’autre part, alors que certains discours sécuritaires et réactionnaires parlent de « sanctuarisation » des établissements, force est de constater que cette dimension n’est pas du tout prise en compte quand il s’agirait de la décliner dans sa dimension écologique et sanitaire pour les personnels et les usager·es afin de garantir de meilleures conditions de travail et d’études. Elle illustre enfin l’incurie du ministère qui se contente, à chaque épisode, de donner quelques vagues conseils de bon sens (fermer les fenêtres quand il fait chaud et boire régulièrement) sans engager aucune politique sérieuse de prévention, à fortiori dans les villes et quartiers où les familles sont déjà exposées à l’habitat insalubre. Il faut donc un effort d’investissement important de l’État et des collectivités territoriales pour préparer le système éducatif au réchauffement climatique. Ces derniers doivent aussi préparer les périodes de canicule, adapter les horaires et réfléchir à l’organisation de l’année scolaire. Même si le bâti scolaire dépend des collectivités territoriales, l’employeur est responsable des conditions de travail des professeur.es, des agent.es et d’enseignement des élèves. Cette situation est tout aussi préoccupante dans le premier degré, en particulier dans les écoles maternelles. Les jeunes enfants font pourtant partie des publics les plus vulnérables face aux épisodes de fortes chaleurs. Or, de nombreuses remontées font état de salles de classe et de dortoirs fortement surchauffés, sans aménagements adaptés. Nous nous étonnons notamment de l'absence de recommandations spécifiques concernant les temps de sieste alors même que les dortoirs constituent souvent les espaces les plus exposés aux risques de déshydratation et de coups de chaleur. Une véritable politique de prévention doit prendre en compte les besoins
particuliers des élèves les plus jeunes et garantir leur sécurité dans l'ensemble des temps scolaires. Pour illustrer cette impréparation, nous pouvons prendre l'exemple des épreuves du bac pro se sont déroulées du 28 mai au 1er juin, en plein épisode caniculaire. Malgré notre demande de déplacer les épreuves au matin (ce qui était possible certains jours), le ministre a maintenu les épreuves l’après-midi. On a déploré de nombreux cas de céphalées, des vomissements ou des malaises. Les enseignant·es ont amené leur propre ventilateur ou des brumisateurs pour aider leurs élèves. Alors que les épreuves du bac général et technologique sont prévus uniquement le matin, comment expliquer cette différence de traitement entre la voie générale ou technologique et la voie pro ? Dans les LP aussi le bâti est vétuste et les salles sont surchauffées. Enfin, les épisodes de fortes chaleurs sont l'occasion de revenir sur l'absence persistante de circulaire académique sur le télétravail en EPLE. Cette situation prive les établissements d'un cadre clair au moment même où les conditions de travail deviennent plus difficiles pour de nombreux collègues. Plus largement, nous constatons encore une diffusion insuffisante des dispositifs ouverts aux personnels dans le cadre des mesures d'adaptation aux épisodes climatiques, notamment à la suite de la circulaire du 5 mai dernier. Les droits ouverts aux agents, qu'il s'agisse d'aménagements de l'organisation du travail ou d'aides mobilisables, mériteraient une communication plus claire et plus largement diffusée. En France, le pays connaît une forte hausse des prix depuis le début du conflit entre l’Iran, les États-Unis et Israël. Si le choc inflationniste est déjà important, les économistes envisagent une accélération de l’inflation après l’été 2026. Dans ce contexte, le blocage des salaires dans la fonction publique met les personnels particulièrement en difficulté. La revalorisation du SMIC intervenue au 1er juin de 2,41 % met une nouvelle fois en évidence le décrochage salarial de la fonction publique. Faute de mesures générales de revalorisation, les écarts entre les premiers niveaux de rémunération et le SMIC continuent de se réduire, conduisant à une situation où l’expérience professionnelle est de moins en moins reconnue financièrement. Plutôt de débloquer les budgets nécessaires, le gouvernement minoritaire s’est d’ailleurs empressé de décider d’économiser 6 milliards d’euros sur le budget 2026. La FSU revendique un déblocage des salaires et un plan de rattrapage qui permette de compenser l’inflation et de rattraper le retard pris depuis 2011. Pour notre académie, la FSU réclame également une hausse de l'indemnité de résidence qui n'est absolument pas suffisante pour compenser un prix des logements devenu exorbitant. Il est aussi nécessaire d'en revoir le périmètre : de nombreuses communes du 77 ne sont pas concernées alors que l'urbanisation s'est étendue (les prix élevés aussi).
Dans ce contexte, nous restons particulièrement préoccupés par la situation salariale des personnels administratifs. L'augmentation régulière du SMIC met désormais en évidence l'effondrement des grilles indiciaires de catégorie C. Nous avons récemment examiné la situation d'une collègue comptant près de dix-sept années de carrière qui ne se situe plus qu'à 15 euros au-dessus du SMIC. Cette situation n'est plus exceptionnelle : elle devient structurelle et pose de graves questions d'attractivité (les nouvelles et nouveaux recrutés le seront sous le SMIC pour 7 ans à ce jour), de reconnaissance professionnelle et de pouvoir d'achat. Nos inquiétudes sont importantes concernant nos collègues AESH qui sont doublement touchées par l'absence de revalorisation et par l'inflation. Après une mobilisation réussi le 9 juin dernier, la FSU poursuivra sa lutte pour obtenir un statut de catégorie B pour les AESH et dénonce la mise en place des PAS à marche forcée. La FSU rappelle les revendications : • la création immédiate d’un véritable corps de fonctionnaires de catégorie B pour toutes et tous les AESH ; • un temps complet sur la base des missions réelles exercées ; • une revalorisation salariale significative ; • la reconnaissance pleine et entière des qualifications et compétences professionnelles des AESH ; • une école pleinement inclusive donnant réellement les moyens de l’accompagnement des élèves en situation de handicap. De plus, pour la FSU, les PAS ne constituent pas une rupture avec les PIAL mais prolongent leur logique comptable, déjà largement dénoncée pour les souffrances qu'elle génère au travail. Dans plusieurs départements de l'académie, les AESH sont actuellement convoqué·es pour signer des avenants à leur contrat dans le cadre de la transformation des PIAL en PAS. Cette période est vécue avec beaucoup d'inquiétude et de colère par les personnels. Nous dénonçons les pressions exercées sur les AESH pour signer ces avenants, parfois accompagnées de menaces à peine voilées sur leur maintien dans l'emploi. Pourtant, ces avenants entérinent souvent une dégradation des conditions de travail avec l'élargissement des secteurs d'intervention et une mobilité accrue imposée aux personnels. Derrière le discours officiel d'une meilleure coordination entre l'Éducation nationale et le secteur médico-social, la réalité est celle d'une flexibilité toujours plus grande demandée à des personnels déjà fortement précarisés. Cette situation est d'autant plus inacceptable que les AESH perçoivent en moyenne à peine plus de 1 000 euros par mois. Alors que leur rôle dans la réussite de l'école
inclusive n'est plus à démontrer, leurs conditions de travail et de rémunération continuent de se dégrader. À quelques jours de la Conférence nationale du handicap qui se tiendra dans notre académie, le traitement réservé aux AESH est emblématique des contradictions de la politique menée en matière d'école inclusive. Les discours d'ambition et d'inclusion ne peuvent masquer plus longtemps le manque de moyens, la pénurie de personnels et la précarité persistante de celles et ceux qui assurent au quotidien l'accompagnement des élèves en situation de handicap. L'école inclusive ne pourra progresser qu'à travers des investissements massifs, des recrutements à la hauteur des besoins et un véritable plan pluriannuel de revalorisation et de reconnaissance des AESH. Alors que nos collègues de l’académie font remonter des situations de souffrance de travail, de manque de moyens, de bâti scolaire mal adapté aux vagues de chaleur et de froid, que les difficultés financières se multiplient (rappelons aussi que certain.es stagiaires vont commencer en dessous du SMIC et qu’une indemnité compensatoire va devoir leur être versée pour atteindre le SMIC), notre ministre s’occupe de l’âge minimal pour passer le Bac, ce qui, vous en conviendrez est fondamental pour nous tou.tes dans cette salle. Enfin, le débat public est marqué par l'approche des élections présidentielles et par la progression de l'extrême droite, qui continue de peser sur l'ensemble de la vie politique et des services publics. La FSU poursuivra son combat contre ces idées qui constituent un danger pour le service public d'éducation et pour une école émancipatrice pour toutes et tous. L'affaire récente de l'école de Montreuil en est une illustration préoccupante. À partir d'une vidéo tronquée sortie de son contexte lors d'une fête scolaire, des réseaux d'extrême droite ont lancé une campagne de désinformation visant des enseignant·es et des élèves. Alors même que les faits démontraient qu'il s'agissait d'un spectacle porteur d'un message de paix, la polémique a été amplifiée jusque dans les plus hautes sphères de l'institution, exposant les personnels à des menaces, des insultes et une véritable mise en cause publique. La FSU apporte tout son soutien aux collègues concerné·es. Nous demandons que la protection fonctionnelle leur soit accordée, que cessent les mises en cause publiques et que l'institution protège ses personnels au lieu de les laisser en pâture. Il est inacceptable que des collègues soient convoqué·es dans le cadre d'enquêtes administratives alors qu'elles et ils sont victimes de campagnes de harcèlement et de menaces. Cette affaire rappelle l'urgence pour l'Éducation nationale de faire bloc derrière ses personnels et de ne pas céder aux instrumentalisations et aux paniques médiatiques entretenues par l'extrême droite.
Pour la voie pro Le ministre E. Geffray ayant reconnu que l’an dernier le parcours différencié a été un véritable échec, une nouvelle organisation de fin de terminale bac pro a vu le jour pour 2026. Depuis la fin des épreuves de bac pro, les élèves de terminale suivent un parcours personnalisé de 4 semaines, sur le même principe que le parcours différencié de l’an dernier. Et comme l’an dernier, il faut se rendre à l’évidence : ce parcours est un fiasco. Le taux d’absentéisme est record, les élèves ne sont ni en stage ni au lycée. Les personnels sont dépités. L’an prochain, il est prévu 2 semaines de parcours qui devront être placées avant le mois de mars, selon un calendrier propre aux établissements. La FSU rappelle sa demande d’abrogation de ce dispositif afin de récupérer du temps d’enseignement avec les élèves. En un an, six mineurs sont décédés lors de stages ou d’immersions en entreprises. Ce ne sont pas des faits divers mais la conséquence de choix politiques augmentant le temps de présence des jeunes mineurs en entreprise, surtout celles et ceux de milieux populaires, et réduisant leur protection. Alors qu’après-guerre la scolarisation de la formation professionnelle initiale a permis de réduire drastiquement le travail des enfants en France et les accidents liés à ce dernier, depuis une quarantaine d’années, l’Éducation nationale réaccentue la place de l’entreprise dans le cursus scolaire des élèves : création des stages en lycée professionnel, avec une augmentation régulière de leur durée, puis instauration de séquences d’observation ainsi que de stages d’initiation et d’application pour les collégiens et les collégiennes. Avec la fin du redoublement, les élèves sont de plus en plus jeunes en entreprise, parfois dès 14 ans. L’intérêt et la pertinence de ce développement des temps en entreprise ne sont jamais remis en cause par les gouvernements successifs. Pourtant, leur développement est synonyme de réduction du temps passé à l’école et d’aggravation des inégalités sociales. Ces stages et périodes de formation en milieu professionnel sont également très inégaux en termes de qualité, et pour y accéder, les élèves subissent les mêmes discriminations que pour l’accès à l’emploi. En conséquence, contrairement aux propos des ministres, ces stages renforcent l’injustice sociale et les inégalités territoriales. L’accélération du rapprochement avec les entreprises ces dix dernières années s’est traduite par un assouplissement des contrôles et de la protection des jeunes mineurs en entreprise. Le pouvoir d’inspection de l’apprentissage et des entreprises a été retiré aux personnels d’inspection de l’Éducation nationale, l’inspection du travail manque de moyens, la réalisation de travaux dangereux par les mineurs n’est plus soumise à autorisation préalable de l’inspection du travail. En réalisant ces assouplissements, le pouvoir politique a délibérément choisi de moins protéger les enfants des classes populaires.
Le 14 avril dernier, le ministre de l’Éducation nationale a signé une nouvelle convention triennale avec le MEDEF. Elle fait l’impasse sur les enjeux de sécurité des élèves et de lutte contre les violences physiques, psychiques, sexistes et sexuelles. La FSU dénonce cette convention à sens unique, au seul service des entreprises, loin des intérêts des élèves puisque l’entreprise n’est pas un lieu de formation mais de production. Plus localement, plusieurs sujets nous soucient -La mobilisation continue dans les établissements construits dans des communes concernées par la PLV après 2001. : 2 journées de grève, une audience au rectorat a eu lieu et de 2 demandes d’audience au ministère qui sont restées sans réponse. La FSU a fait un recours au TA pour que les collègues retrouvent l;ASA et les bonifications auxquelles ils ont droit et demande au rectorat ainsi qu’au ministère de revoir l’arbitrage qui a été fait. -la préparation de la rentrée 2026 : l’an dernier, il était prévu que 500 de nos collègues non-titulaires ne voient pas leur contrat reconduit au mois de juin. Même si nombre d’entre eux retrouvent un contrat à la rentrée, nos collègues sont confrontés à un stress important de ne pas retrouver un emploi et nous avons pu constater que chaque élève n’avait pas un enseignant -Nous souhaitons également exprimer notre inquiétude concernant les restructurations engagées dans les GRETA. Après les suppressions de postes intervenues au cours de l'année scolaire, nous apprenons que de nouvelles suppressions pourraient être envisagées à très court terme, y compris sur des postes récemment pourvus. Ces évolutions interrogent tant sur les modalités de gestion des ressources humaines que sur la visibilité donnée aux personnels concernés. - Nous voulons saluer la qualité d'écoute rencontrée au GT de la semaine prochaine portant que la formation. Nous avons été satisfaits d'apprendre que davantage de stage sur site ou dans des districts, à la demande d'établissement pourraient se mettre en place en plus grand nombre. Parce qu'il répondent davantage à la demande des personnels, parce qu'ils permettent aux personnels d'un même établissement de travailler ensemble et parce qu'ils résolvent le problème des déplacements longs et mal remboursés des personnels surtout de Seine et marne , nous y sommes favorables. -dotation AED : La dotation en AED reste constante alors que qu'un établissements ouvre dans le 77 et que les effectifs sont en hausse. Les AED vont devoir faire respecter la nouvelle mesure de zéro portable en lycée qui sera extrêmes complexe à appliquer, et certainement sources de tension et d'incidents tant les élèves y sont addicts.
Les lycées contrairement à certains collèges n'ont pas les moyens de s'équiper en pochettes individuelles isolant les portables d'une quelconque connexion. Nous sommes confronté en classe, aux montres, oreillettes et lunettes connectées, le chalenge du zéro portable semble inatteignable. Que la surexposition aux écrans soit problématique, nous en sommes convaincus mais cela vient en totale contradiction avec l'utilisation permanente en cours de journée de pronote par les élèves, l'abandon des livres papiers et l'abandon par la région des projecteurs pour des tablettes géantes ( ENO) fixées sur nos murs sans concertation au dépend de nos tableaux blancs que nous tenons toujours à utilisés. La Scandinavie, qui avait une longueur d’avance sur le reste de l’Europe dans l’usage des nouvelles technologies, reviens en arrière avec les retour aux livres papier. En France, depuis peu certaines formations du supérieur interdisent dans les amphithéâtre les ordinateurs portables. -Dotation AESH : Nous prenons acte de la création de 153 postes mais les besoins sont immenses et les élèves à besoins particuliers loin d'être tous accompagnés.