Déclaration liminaire FSU au CTA du 12 janvier

 

 

Madame la rectrice, mesdames, messieurs

 

Les lycées de l’éducation prioritaire se mobilisent depuis septembre. Avec l’intersyndicale, ils revendiquent une carte élargie de l’éducation prioritaire définie à partir de critères transparents comprenant des lycées généraux technologiques et professionnels. Ils demandent une baisse significative des effectifs par classe, l’élargissement à tous les personnels des avantages  spécifiques comme les primes ou les bonifications. Les grèves et les manifestations des 3, 5 et 10 janvier ont rassemblé un grand nombre de personnels de certains lycées.

Malgré les promesses, ces lycées dénoncent  leur abandon par la ministre qui, si elle reconnaît la légitimité du mouvement, donne des réponses en total  décalage, renvoyant la construction d’une carte les lycées à la prochaine mandature. Les mobilisations l’ont forcé à flécher 450 ETP pour les lycées des territoires  les plus défavorisés. La question se pose pour notre académie : sur quels critères transparents les 50 ETP attribués vont-ils être répartis ? C’est l’objet d’une question diverse que nous avons posé. La FSU demande que soit communiqué à ce CTA les lycées qui vont bénéficier de ces emplois supplémentaires.   Eventuellement Plusieurs lycées de l’éducation prioritaire sont rassemblés en bas du rectorat. Ils ont la même demande : quels sont les lycées qui vont bénéficier de ces 50 ETP ? Sur quels critères ?

La liste des lycées de l’académie d’Aix Marseille est au ministère. Qu’en est il pour Créteil ?

Le rapport du CNESCO paru en novembre rejoint la revendication de la FSU et d’autres syndicats. Seule une baisse significative des effectifs par classe  peut permettre de faire réussir les élèves des territoires défavorisés. Le CNESCO juge que l’échec des politiques d’éducations prioritaire depuis plusieurs dizaines d’année vient de ce manque d’ambition dans la baisse des effectifs. La FSU demande que la République donnes aux élèves des écoles, collèges et lycée en zone d’éducation prioritaire les moyens nécessaires pour réussir ; c’est une question d’égalité et de solidarité ! Tout particulièrement dans notre académie !

 

Dans le premier degré la problématique des effectifs reste très prégnante. Tout au long de la refondation ces effectifs n’ont pas diminué. Comme nous l’avons dénoncé dans les précédents CTA, les exemples malheureux de classes de maternelle à 30 et plus par classe se multiplient en Seine et Marne et dans le Val de Marne.

Les moyens accordés pour le premier degré permettent d’améliorer la situation dans les écoles de Seine Saint Denis. Il y a maintenant urgence pour recréer enfin les RASED pour l’accompagnement, l’aide et le soutien des élèves en difficulté.

Les ESPE ont permis le retour d’une formation professionnelle, ils répondent à une demande de la FSU. Mais les professeurs des écoles stagiaires subissent une charge de travail quasiment insoutenable. Ils doivent concilier la gestion et la préparation de classe avec la formation à l’ESPE. Il est maintenant avéré que la charge de travail exigée par les formateurs de l’ESPE est trop lourde et comporte trop de travail personnel qui empiète sur les préparations de classe. Le FSU signale cette surcharge de travail depuis deux ans à la direction de l’ESPE sans être entendue. La FSU demande une intervention du rectorat auprès de l’ESPE pour réduire cette charge et pour plus l’axer le travail sur les préparations de cours.

 

Dans le second degré la mise en place de la réforme des collèges s’est faite dans la difficulté avec des arrangements locaux pour palier à la complexité de certains dispositifs qui sont à la limite du faisable et n’apporte rien à la réussite des élèves. La DGESCO a du intervenir pour limiter l’application du livret scolaire unique numérique à la partie livret scolaire traditionnel. Preuve que l’évaluation par compétences transversales à plusieurs disciplines n’a pas de sens et est inapplicable aux élèves du collège. La FSU avec d’autres organisations l’avaient malheureusement annoncé. Le mini stère  ne peut imposer des réformes conçues dans le dos des enseignants. La FSU continue de demander une tout autre réforme au collège.

Elèves non nageurs le SNEP précise

Au lycée nous ne pouvons que constaterle renoncement des différents ministres face aux promesses de remettre à plat les réformes du lycée. Peut être ont-ils reculés pour éviter le constat d’échec de dispositifs qui ont été étendus au collège ?

 

Pour en venir à l’ordre du jour de ce CTA Nous constatons un net avancement du calendrier de préparation de rentrée par rapport aux années antérieures. Les CTSD sur la répartition des DHG sont avancés. La seule exception est le GT sur la DHG lycée qui resterait fin janvier. Ce GT ne figure pas sur l’agenda social alors qu’il figure sur le calendrier de la circulaire aux chefs d’établissements. Madame la Rectrice, jusqu'à quand allez-vous continuer à faire une exception de la communication de la DHG et des structures de lycées en refusant la concertation avec les organisations syndicales dans un CTA ? Dans l’académie de Versailles un CTA s’est déroulé en décembre sur les critères d’attribution de la DHG aux lycées ? Pourquoi refusez-vous de le mettre en débat « le mémento de notre académie » avec les organisations siégeant au CTA avant de diffuser sa version définitive ?

D’après le calendrier, la DHG a été notifie aux chefs d’établissement le 10 janvier La FSU vous a demandé par courrier de communiquer à ce CTA les DHG des lycées et le Strudos. Qu’en sera-t-il ? le GT de fin janvier ne doit pas être un GT d’information mais un GT qui permet aux organisations syndicales de remonter les demandes et les questions émanant des équipes d’établissement.

La FSU est opposée à la fusion d’établissement qui produit des usines à gaz de 1500, 2000 élèves sans grand intérêt pédagogique. Son principal but est de supprimer des postes administratifs ou de direction. Le chef d’établissement devient alors un administrateur bien éloigné de la gestion des élèves et de l’enseignement dispensé. De manière générale, cette dérive de la mission du proviseur ne fait que s’accentuer au fil des années sous les contraintes de la hiérarchie administrative, ce qui nuit au bon fonctionnement de l’établissement.

C’est pourquoi, dans l’évaluation des enseignants, nous n’accepterons pas que les chefs d’établissement aient quelque rôle que ce soit dans l’évaluation pédagogique des enseignants.

 

La carte cible es CIO a les mêmes objectifs de réduction budgétaire en regroupant des CIO. Comme la fusion, nous regrettons vivement que ces opérations soient réalisées sans réelles concertations ni avec les élus du CTA en GT, ni avec les personnels concernés qui dans la très grande majorité des cas y sont opposés. Certes des séances ou des GT d’information sont organisés pour informer de l’état d’avancement mais à aucun moment l’administration en cherche à développer le travail en commun ni à bâtir un nouveau projet attractif pour le nouvel ensemble. Les personnels subissent cette fusion et doivent se débrouiller seul.

Pour les CIO le CTA à demander une saisine du CHSCTA pour le 77 et récemment pour la restructuration du réseau ces CIO dans le 93. Madame la Rectrice vous avez refusé de mettre en place tout travail du CHSCTA après ces saisines alors que, en cas de restructuration de service, la réglementation prévoit une saisine obligatoire pour évaluer les incidences sur les conditions de travail des personnels. Il s’agit bien là encore d’un refus de concertation constructive avec les personnels concernés ou leurs représentants.

 

Les personnels en ont plus qu’assez des décisions ou des réformes qui, comme celle du collège ou comme les fusions, tombent d’en haut, sans aucune concertation, complique leurs taches sans pour autant faciliter leur travail ou améliorer l’efficacité. L’administration demande aux personnels de se débrouille, sans aide ni accompagnement comme c’est le cas pour la suppression des doublements ou pur les restructurations de service.

En ce début 2017, souhaitons-nous une bonne année de concertation renouvelée et constructive.
Merci de votre attention