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CIA 2026 : 400 € de socle et une part variable qui divise toujours

 

La circulaire académique n° 2026-020 du 9 octobre 2026 précise les modalités de versement du complément indemnitaire annuel (CIA) aux personnels ATSS exerçant en EPLE, au titre de l'année scolaire 2025-2026.

Le dispositif de l'an dernier est globalement reconduit, avec une part fixe de 400 € et une part variable reposant sur une enveloppe de 100 € par emploi.

Une part fixe de 400 € pour tous les agents éligibles

Le CIA « socle » est fixé à 400 €, quels que soient la catégorie et le corps des personnels administratifs, techniques et sociaux. Il est porté à 800 € pour les médecins scolaires et de prévention.

Cette part forfaitaire doit être versée à l'ensemble des agents éligibles, sauf situation particulière liée à la manière de servir. Une éventuelle réduction ne saurait donc relever d'une simple appréciation arbitraire et doit pouvoir être justifiée par des éléments objectifs.

Une part variable de 100 € par agent… mais pas nécessairement pour chacun !

La seconde partie du CIA, dite « exceptionnelle », repose sur une enveloppe calculée à hauteur de 100 € par emploi implanté dans l'établissement.

Cette enveloppe est ensuite répartie par le chef d'établissement, en lien notamment avec le secrétaire général pour les personnels placés sous son autorité, selon l'engagement professionnel et la manière de servir.

Prenons un exemple : dans un établissement comptant cinq emplois concernés, l'enveloppe disponible sera de 500 €.

Elle pourra être répartie équitablement, à raison de 100 € par agent. Mais elle pourra également être concentrée sur quelques collègues, avec des montants pouvant atteindre 400 € pour une seule personne, laissant potentiellement les autres avec une somme réduite, voire sans aucune part variable.

C'est précisément cette logique que conteste le SNASUB-FSU.

Pour 100 € par an, faut-il vraiment mettre les équipes en concurrence ?

Le SNASUB-FSU défend une répartition équitable de cette enveloppe entre les personnels.

Nous ne contestons pas l'engagement professionnel des collègues, bien au contraire. Mais nous refusons qu'une prime annuelle de quelques dizaines ou centaines d'euros devienne un instrument de mise en concurrence au sein des équipes.

Dans des services où les personnels doivent quotidiennement faire face à des charges de travail importantes, à des responsabilités croissantes et à des rémunérations insuffisantes, une répartition différenciée peut rapidement devenir une source d'incompréhension, de frustration et de tensions.

D'autant que 100 € bruts par an représentent, après déduction des cotisations sociales, environ 80 à 85 € nets, soit moins de 7 € nets par mois !

Une somme bien dérisoire au regard des tensions que cette répartition au mérite peut provoquer au sein des équipes.

Le SNASUB-FSU rappelle que la reconnaissance de l'engagement professionnel ne peut se limiter à une distribution de primes au mérite, dont les critères d'attribution restent largement dépendants de l'appréciation hiérarchique.

Calendrier de versement : attention à la date limite !

Les chefs d'établissement doivent effectuer leurs propositions de répartition de la part exceptionnelle dans l'application GARCIA, du 9 au 16 octobre 2026 à 17 heures.

La circulaire prévoit également que les agents soient informés individuellement des montants proposés.

En l'absence de saisie de la part exceptionnelle, seul le CIA socle de 400 € sera versé par défaut sur la paie de décembre 2026.

Autrement dit, les 100 € par emploi prévus pour la part exceptionnelle ne seront pas distribués si aucune proposition n'est enregistrée. Ces crédits resteront alors non versés aux personnels, sans que la circulaire précise leur éventuelle réaffectation.

Une raison supplémentaire pour le SNASUB-FSU de défendre une répartition équitable de l'intégralité de l'enveloppe : ces crédits sont destinés à rémunérer les personnels, pas à réaliser des économies sur leur dos.

Et dans les services, les CIO et les secrétariats d'IEN ?

La circulaire présentée concerne uniquement les personnels exerçant en EPLE. Mais qu'en est-il des collègues affectés dans les services académiques, les CIO ou les secrétariats d'IEN ?

Depuis deux ans, le SNASUB-FSU intervient régulièrement auprès de l'administration pour obtenir davantage de transparence sur les modalités de répartition du CIA, notamment dans les CIO et les secrétariats d'IEN, où les critères d'attribution et les décisions prises restent particulièrement opaques.

Dans les services du rectorat et des DSDEN, la logique de répartition est similaire, mais s'applique à l'échelle des services ou des divisions.

Pour le SNASUB-FSU, quel que soit le lieu d'affectation, les personnels doivent bénéficier de règles claires, transparentes et équitables. La reconnaissance professionnelle ne doit pas dépendre de pratiques variables d'un service à l'autre.

La reconnaissance du travail passe d'abord par le salaire !

Pour le SNASUB-FSU, la véritable reconnaissance de l'engagement professionnel ne peut reposer sur une individualisation toujours plus importante des rémunérations.

Notre revendication demeure celle d'une véritable revalorisation des salaires, par l'augmentation du point d'indice, la refonte des grilles indiciaires et la reconnaissance des qualifications, de l'expérience et des responsabilités exercées.

Nous ne demandons pas l'aumône. Nous demandons la reconnaissance de notre travail et le salaire qui va avec !

Le SNASUB-FSU invite les collègues à nous signaler toute difficulté ou situation qui leur semblerait injustifiée dans l'attribution de leur CIA.