Vers la fusion des académies Paris-Créteil-Versailles ?

 

Le rapport estime que les fusions "doivent se faire selon des scénarios différents selon les régions académiques concernées et en tenant compte des contraintes spécifiques à chacune". Il propose des scénarios concrets et datés de passage de 30 à 13 académies, en distinguant 4 régions d'étendue modeste, 4 plus étendues et enfin l'Ile de France.

Dans les 4 régions d'étendue modeste (BourgogneFrancheComté, HautsdeFrance, Normandie et ProvenceAlpesCôte d’Azur) , qui ne comptent que 5 ou 6 départements, le rapport considère que les personnels sont prêts à la fusion. " La fusion des académies avait déjà été envisagée lors de la préparation du décret du 10 décembre 2015 ; elle avait alors provoqué des réactions hostiles de certains personnels dont le SNASUB-FSU et d’élus locaux.

Dans les 4 grandes régions (AuvergneRhôneAlpes, Grand Est, NouvelleAquitaine et Occitanie), " la mise en oeuvre de ce principe implique la conception de nouveaux modes de gouvernance pour maintenir ou renforcer, dans le nouveau cadre, le fonctionnement et la qualité de suivi indispensables". Les scénarios vont varier selon les régions. Le rapport demande la création d'un vice chancelier des universités et d'un adjoint chargé de l'enseignement scolaire auprès de chaque recteur. Pour mieux gérer les personnels il recommande la fusion des corps d'inspection.

En Ile de France, " l’organisation de l’enseignement scolaire dans la région Île-de-France dépendra pour partie de la définition de la métropole du Grand Paris. Selon la configuration choisie, le recteur de la future académie de Paris-Île-de-France pourra prévoir de s’appuyer sur deux à trois adjoints, territorialisés ou non, qui pourraient être directeurs d’académie ou recteurs adjoints. La mission recommande que le recteur de la région académique soit, comme ses collègues, chargé d’élaborer un projet de fusion dont le calendrier pourra différer des autres régions académiques en fonction des annonces liées au Grand Paris, mais sans remettre en question le principe de la fusion". Seul le territoire des 2 adjoints imaginés par le rapport changerait.

La transition devrait être impulsée dès cette année. Le rapport conseille au ministre d'agir dès 2018 et recommande "une annonce ministérielle immédiate de l’objectif de parvenir à la création, au plus tard à la fin 2021, de treize nouvelles académies métropolitaines en lieu et place des treize régions académiques actuelles"…

Vous pouvez télécharger le rapport ci dessous.

PDF iconRéorganisation territoriale des services déconcentrés