Les personnels administratifs de l’Éducation nationale sont directement concernés. Dans plusieurs corps, les premiers niveaux de rémunération ne reflètent plus ni les qualifications exigées ni les responsabilités exercées. La progression de carrière perd alors une partie de sa signification, au risque d’accentuer les difficultés d’attractivité et de fidélisation déjà constatées dans de nombreux services.
Parallèlement, les études économiques montrent que les salaires réels ont subi plusieurs années d’érosion sous l’effet de l’inflation. Malgré un ralentissement de celle-ci, les pertes accumulées depuis 2021 ne sont toujours pas totalement compensées pour une grande partie des salariés et des agents publics. Les négociations salariales permettent parfois de limiter les effets de l’inflation, mais elles ne suffisent pas à combler les pertes de pouvoir d’achat accumulées depuis plusieurs années.
Pour le SNASUB-FSU, cette situation appelle une réponse structurelle. Au-delà des mesures ponctuelles ou indemnitaires, la question de la revalorisation des grilles indiciaires et du point d’indice demeure centrale afin de redonner de véritables perspectives de carrière aux personnels. Il est indispensable que les évolutions salariales permettent à nouveau de reconnaître l’ancienneté, les qualifications et les responsabilités exercées.
Lorsque le SMIC progresse plus vite que les rémunérations de la fonction publique, ce n’est pas seulement une question de pouvoir d’achat. C’est aussi la reconnaissance de l’expérience professionnelle qui est remise en cause. Des années d’ancienneté, de formation et d’investissement dans le service public se retrouvent progressivement absorbées par le rattrapage du salaire minimum. La revalorisation des grilles indiciaires est donc une nécessité pour préserver de véritables perspectives de carrière et garantir que l’engagement des personnels soit reconnu à sa juste valeur.